Parti Pirate

Rencontre avec le futur

21/07/2014

Le travail et la politique me donnent l'occasion de rencontrer de nombreuses personnes et quelques fois un ovni peut apparaître. Cet ovni est un jeune homme de 18 ans. Se souvient-on de son etat d'esprit à 18 ans lorsque l'on a deux fois cet âge ? Ce jeune homme vit dans un autre monde. Celui de demain. Celui dont la société actuelle n'a aucune conscience de son imminence. Et pourtant il arrive. Un monde où les contrats, les échanges, les organisations sont distribuées, dématerialisées. Un monde où un simple clic suffit pour passer un accord. Un monde où les règles du jeu sont codées dans un programme et acceptées par les utilisateurs. Un monde où le code devient la loi car on a plus confiance dans l'exécution d'un code que dans l'application d'une loi.Un monde où la couleur, le sexe, la religion ne sont pas des critères mais uniquement des éléments de reflexion personnelle pour permettre d'élever son esprit. Ce jeune homme vit dans ce monde du futur. Ce monde vous paraît peut-être utopique, mais une partie va se réaliser. Et je l'espère de tout mon coeur. Ce jeune homme a 18 ans, il vit dans le monde de demain et le construit déjà. Son projet ? Permettre à d'autres d'échanger plus efficacement dans ce monde-là. Mais s'il n'était qu'un utopiste, des investisseurs auraient-ils mis plus de 200.000 francs dans les mains de ce gamin afin qu'il réalise son projet ?

3 ans, 10.000 km en Scooter électrique à Genève

06/07/2014

En 2011, j'ai fait l'acquisition d'un scooter électrique: Retour sur 3 ans d'utilisation quotidienne à Genève.

A Genève, en fervent adepte de la mutli-modalité, on doit bien avouer que le scooter est le moyen le plus efficace pour se déplacer dans le canton. Si mes déplacements se limitaient à la Ville c'est le vélo qui gagne, mais dès que l'on prend le canton dans son ensemble, le scooter gagne. Résident en ville de Genève, mais travaillant à Chatelaine et faisant de fréquents déplacements dans le canton, et souvent à l'aéroport, je m'étais embarrassé d'un scooter 125 à essence. Lorsque les premiers scooters électriques vraiment intéressants sont apparus, le constat était sévère: pas une seule borne de recharge dans le quartier de Plainpalais. Depuis, j'ai eu la chance d'obtenir la seule chose qui me bloquait: un endroit où parquer mon scooter avec une prise électrique à proximité. Un autre coup de pouce est apparu en 2009: il était hors de question que mon fils joue au scooter en faisant: broummmm...

J'ai jeté mon dévolu sur un Vectrix li. N'essayez pas d'en acquérir un, la société a fait faillite cette année. Trop en avance peut-être? Bref ce scooter ressemble à un scooter, va aussi vite qu'un scooter (max 110kmh limité par le logiciel) et à une autonomie seulement à moitié de mon ancien scooter (100km au lieu de 200km). Le temps d'attente fut long, mais finalement mon scooter est arrivé. Je devais être un des premiers à avoir ce modèle en Suisse. Dernière pièce du puzzle, je contacte les SIG pour transformer mon abonnement avec la formule SIG vert. Un poil plus cher, mais avec la garantie que l'électricité que je consomme est compensée par de la production d'énergie renouvelable.

Et c'est parti pour les premiers kilomètres.

Les premiers jours sont réjouissants. Plus d'odeur, moins de bruit, plus de vibrations. Je pense que le point le plus satisfaisant a été lorsque je me suis arrêté au feu rouge la première fois. Alors que les autres motos et scooters continuent de faire tourner leur moteur, le mien ne consomme plus rien. Finalement on ne consomme que lorsque l'on roule. La conduite est souple, et pourtant le scooter livre quelques secrets, et notamment une reprise assez impressionnante. Et pourtant cette reprise est limitée par le logiciel. Sans cette limite, un simple coup sur la poignée de vitesse, le scooter partirait en trombe. C'est aussi là que je fais une découverte intéressante. La manette de vitesse tourne aussi dans l'autre sens. Elle sert de frein moteur et permet de recharger (un peu) les batteries. En 3 ans, je n'ai pratiquement jamais utilisé les freins classiques, autant de plaquettes de freins en moins à changer. A l'arrêt, en tournant la manette de vitesse dans l'autre sens, on déclenche une marche arrière, gadget bien utile dés fois. L'absence de vibrations dû au moteur entraina un autre effet secondaire. Je venais de supprimer une des causes de mon mal de dos de l'époque. Bref je devenais un utilisateur de plus en plus convaincu.

Quelques changements d'habitude

La plus grande crainte lorsque l'on passe à un véhicule électrique est la peur de se retrouver sans jus et de préférence au milieu de la campagne. Avec un scooter à essence, vous avez à disposition suffisament de station à essence dans le canton. Une fois par semaine, vous faites le plein. Avec un scooter électrique, je fais le plein tous les soirs en branchant mon scooter. L'opération est simple, le câble est dans le coffre, il suffit de le brancher. Et chaque matin me voilà avec un réservoir plein, disponible pour 100 km de trajet. Amplement suffisant. Mes trajets sont devenus encore plus efficaces. En éliminant le passage hebdomadaire à la station essence, le trajet se résume à une ligne presque droite entre mon point de départ et d'arrivée.

Problèmes rencontrés

Evidemment tout n'est pas rose et même un scooter électrique peut avoir des contraintes. La première est l'absence de bornes de recharge dans le canton. Nous avons un retard chronique en la matière. Il est inconcevable de construire un parking privé sans prise électrique sur chaque place, et pourtant. Et dans les parkings publics ou dans la rue: rien. Même à Thonon, plusieurs places sont disponibles en pleine ville. Est-ce un manque de volonté politique? A ma connaissance, seuls les VertsLib et le Parti Pirate ont inclus l'installation de bornes électriques en ville. Est-ce un problème technique? Peut-être que les technologies de rechargement sans contact, par induction, seront la vraie réponse. Avec un scooter électrique, on fait face à de nouveaux types de défaillance. Si le moteur électrique est pratiquement indestructible, ce sont les batteries et le système électrique qui peuvent poser problème. Alors oui, en 3 ans, je suis resté une fois en rade. Un fusible avait lâché. Un appel au TCS, un scooter (électrique) d'échange pendant le temps de la réparation, et une prise en charge dans la garantie on largement réduit la gêne occasionnée. La batterie a aussi commencé à faire des siennes. Si je pouvais toujours rouler, après quelques tests, le verdict fut sans appel: changement de batteries, inclus dans la garantie aussi à quelques mois près (ouf). Mais la défaillance la plus intéressante fut un simple pneu crevé. Une énorme vis

Un nouveau défi personnel: la Commission électorale

16/05/2014

Je peux enfin vous l'annoncer: J'ai été nommé par le Conseil d'Etat à la Commission électorale centrale genevoise.

Il m'a plus particulièrement été demandé d'assister à l'élaboration du vote électronique version 2.0. Le rôle de la Commission n'est bien évidemment pas de venir coder le logiciel mais d'accompagner le projet. Pour rappel, j'avais été autorisé avec d'autres personnes à étudier le processus et le code source du vote électronique genevois. J'avais soumis des recommandations à la Chancellerie. Depuis, le Conseil d'Etat avait annoncé son intention d'ouvrir le code source du vote électronique.

Je remercie le Conseil d'Etat de me permettre de continuer ce travail depuis "l'intérieur".