Parti Pirate

Le projet Pirate pour le Conseil d'Etat

13/05/2012

Vers un Gouvernement Ouvert! Transparence, Participation, Coopération: les mots-clés de la Société de l’Information!

Je propose de travailler vers une plus grande transparence au sein du Conseil d’État et de l’administration cantonale. Il faut multiplier les outils de participation des citoyens. Enfin, je souhaite développer une culture de coopération entre les citoyens, les administrations et les partenaires externes.C’est en mettant à jour les mécanismes de prise de décision et de fonctionnement des administrations que nous pourrons obtenir de meilleurs choix dans tous les domaines de notre société, importants pour les citoyens, comme par exemple le logement, les assurances maladies, l’éducation, la culture, l’environnement, la santé.
Mon projet pour le Conseil d’État propose d’engager une réforme de l’État pour le recentrer autour du Citoyen pour lui permettre d’accroître sa confiance dans l’État. Il contient également un volet “éducation” essentiel pour permettre à notre société de s’adapter aux nouveaux défis. Enfin, la sécurité est une préoccupation majeure des genevois, y répondre en cassant la logique du tout-répressif est important.

Ma première mesure

  • Publier systématiquement les procès-verbaux et les décisions du Conseil d’État. Aujourd’hui, les décisions ne sont transmises qu’aux personnes susceptibles de les mettre en œuvre. En violation de la loi, cette opacité ne fait que nuire au Conseil d’État. Rendre les procès-verbaux publics permettra en outre d’éviter grandement les soupçons de collusion avec les lobbies.

Transparence :

  • Lancer une réforme de la Loi sur l’information du public, l’accès aux documents et la protection des données personnelles (LIPAD) afin de
    • Rendre les séances des exécutifs du canton et des communes publiques,
    • Rendre obligatoires les avis et la saisine du Préposé à la protection des données et à la transparence lorsque des fichiers sont constitués et gérés, et
    • Adapter le règlement d’application de la loi (RIPAD) pour qu’il ne soit plus en contradiction avec la LIPAD afin d’en permettre sa bonne application.
  • Mettre en place une initiative d’open data. Toutes les données du Canton, créées avec de l’argent public doivent être disponibles librement à l’ensemble des citoyens et des entreprises.
  • Publier le code source du logiciel de vote électronique et le proposer à la Haute École d’Ingénieurs Bernoise comme base de travail.
  • Mettre en place une politique générale d’utilisation des logiciels libres pour réduire les coûts de logiciels et développer les compétences internes.
  • Rendre ses moyens au Bureau des préposé(e)s à la protection des données et à la transparence et mettre en œuvre ses propositions.

Participation:

  • Développer des outils modernes de participation des citoyens, comme les forums et consultations en ligne, en amont de la prise de décision ou de la votation. L’utilisation des nouvelles technologies donne la possibilité aux citoyens de devenir une force de proposition, et en même temps donne à l’État un outil de pré-consultation. De nombreux citoyens sont très actifs en ligne, il est indispensable de leur permettre d’être associés à la construction de notre société.

Coopération:

  • Réformer la structure en silos de l’administration et promouvoir le développement des coopérations entre les différentes structures, cela même pour les petits projets.
  • Développer la coordination et collaboration transfrontalière dans l’ensemble des thématiques ayant une implication géographique, à tous les échelons nécessaires – économiques, administratifs et politiques.

Égalité entre les femmes et les hommes: je m’engage à assurer l’égalité des chances et de traitement entre les genres ainsi qu’à lutter contre toute discrimination fondée sur le sexe.


Éducation
L’école d’aujourd’hui devrait en principe préparer nos enfants à la société des années 2020 à 2100. Face à l’accélération des évolutions technologiques et sociales, une réforme en profondeur de notre système éducatif est indispensable.

  • Modernisation des infrastructures: Le passage au numérique dans le domaine de l’éducation offre de nombreux avantages : économique et écologique (coût des livres et du papier), pratique (transport, échange et conservation des données, universalité), et ludique (meilleure interactivité, suivi des professeurs).
  • Modernisation du programme scolaire: Il s’agit de valoriser les cours essentiels pour l’avenir, sensibilisant aux aspects sociaux et aux nouvelles technologies. Il s’agit aussi de renforcer l’autonomie des élèves et rendre le programme plus adapté à chacun. A cette fin, l’idéal serait de tester différentes méthodes d’enseignement.
  • Élargissement du rôle de l’école: Le système éducatif actuel vise principalement à préparer nos enfants au monde du travail à travers l’obtention d’un diplôme. Le bien-être, la créativité, l’éthique, le savoir pratique et les compétences sociales sont négligées. Je propose donc de renforcer leur présence et de les revaloriser.
  • Préparation aux défis de demain: Nos enfants doivent apprendre à évoluer dans une société en constante mutation. Il faut donc les familiariser aux évolutions technologiques d’aujourd’hui et de demain ainsi qu’à leurs risques potentiels. Il s’agit également de mieux les former aux nouveaux médias et au fonctionnement de notre démocratie actuelle et future.

Sécurité : Malgré un problème réel de sécurité, les propositions actuelles se focalisent sur un renforcement aveugle des moyens mis à disposition de la police ou de la Justice. Une réponse excessivement répressive à un problème complexe risque d’obtenir les effets contraires au but recherché : un déplacement géographique des problèmes, un épuisement des forces de police, une perte de la crédibilité de la police, un développement des forces de sécurités privées, un engorgement toujours plus important de la chaîne de la répression (Police-Justice-Prison) et une escalade de la violence. Tous ces effets sont aujourd’hui déjà constatés. Le risque le plus important est une criminalisation du comportement de nos citoyens.

Mes propositions visent à réduire le volume de certains types de criminalité, afin de permettre au système judiciaire de redéployer ses forces de manière plus efficace, notamment contre les atteintes aux personnes et aux biens.

  • Renforcer la police de proximité pour réinventer une police préventive des conflits locaux plutôt qu’uniquement axée sur la répression des conflits les plus visibles.
  • Un arrêt de la mise en place des caméras de vidéosurveillances, coûteuses et inefficaces (sauf dans les lieux où leur efficacité est avérée comme les parkings).
  • Vers une légalisation et régulation du commerce des drogues pour un commerce enfin maîtrisé. La guerre totale contre la drogue depuis plus de 40 ans n’a eu pour résultat que de développer un énorme marché noir qui n’est plus du tout sous contrôle.

L’accroissement de la population, ainsi que l’attractivité de la région, vont continuer de maintenir une pression sur le système judiciaire pour les années à venir. Celui-ci doit être capable de s’agrandir et s’adapter selon les besoins réels. L’important est de s’attaquer aux causes sociales et économiques et non aux conséquences.

Commentaires

Ce dont vous parlez ressemble à s'y méprendre à de la scanérisation totale,pauvre monde je suis bien contente d'avoir mon âge certain,car cette transparence recherchée occulte le mot savoir bien vivre et une célèbre maxime pour vivre heureux vivons cachés.Parmi le peuple beaucoup affirment et ce de plus en plus: que les politiciens cessent de jouer aux *icones d'opérettes *et le monde se portera mieux
Aussi en suivant votre raisonnement ,alors à quand des caméras pour espionner papa ,maman au lit et tutti quanti,décidément l'informatique n'a vraiment pas que du bon et là aussi de plus en plus de gens l'affime haut et fort
Ce qu'on sait aussi par l'expérience de la vie,c 'est que très souvent ceux qui aimeraient la transparence chez d'autres la répugne pour eux mêmes

Écrit par : lovsmeralda | 14/05/2012

Lovsmeralda, Je crois que vous avez mal compris. Il s'agit de la transparence de la vie politique, de l'administration, de tout ce qui a une influence sur la société. La vie privée quant à elle doit être protégée, bien plus que maintenant. Le Parti Pirate se bat contre le fichage systématique tel qu'il est pratiqué aujourd'hui même par les société de crédit, contre la mise en place de caméras qui vous surveillent.
Effectivement, la tendance actuelle est de vouloir surveiller le citoyen, par peur. Nous voulons la renverser, les citoyens doivent surveiller l’État.

Écrit par : Alexis Roussel | 14/05/2012

Alexis Roussel,

"Il s'agit de la transparence de la vie politique, de l'administration, de tout ce qui a une influence sur la société."

Dans ce cas il va falloir instaurer la transparence dans l'ensemble des activités économiques puisque ce sont celles-ci dont découle le rapport de force politique.

Que pensez-vous de la publication des impôts de tous les citoyens sur un site internet en libre accès comme dans certains pays scandinaves?

Écrit par : Adrien Faure | 14/05/2012

Bienvenue dans la blogosphère de la Tribune. A propos, en tant que partisan de la transparence, êtes-vous pour la fin de l'anonymat sur le net? Au plaisir de lire votre réponse.

Écrit par : Jean-François Mabut | 14/05/2012

Bonjour Monsieur Roussel

La modération des commentaires est-elle une transparence ?

Écrit par : absolom | 14/05/2012

absolom, c'est chose faite. Je viens d'ouvrir le blog, et c'est le comportement par défaut. En réalité il ne s’agit pas de transparence, mais de Participation.

Merci pour votre message

Écrit par : Alexis Roussel | 14/05/2012

Cher Adrien,
Effectivement, il s'agit surtout de rendre transparent les liens entre les entreprises et la politique car ils sont à même d'influencer la prise de décision. C'est pour cela que le Parti Pirate a lancé l'initiative sur la transparence dans la vie politique demandant aux élus de dévoiler leurs liens d’intérêts. Avec le comité de l’initiative, nous avons mis en place un numéro de téléphone pour dénoncer la corruption (http://globalpresse.wordpress.com/2012/03/29/une-ligne-telephonique-pour-denoncer-la-corruption/) le numéro est le 078 202 20 13 et nous avons de nombreux appels.

Concernant la publication des impôts de tous les citoyens, il n'est pas nécessaire d'aller si loin, certains Cantons le proposent déjà (Neuchâtel). Nous pensons que c'est une bonne chose, car c'est un élément de participation à la chose publique. Mais les données fournies doivent être bien délimitées afin de prévenir toute utilisation abusive.

Écrit par : Alexis Roussel | 14/05/2012

Avec mes excuses :-))

Écrit par : absolom | 14/05/2012

Monsieur, vous semblez bien mal inspiré de mon point de vue ! Je suis diamétralement opposé à votre opinion. Bon Dieu, qu'est-ce que vous avez à cacher ? Voici mon texte que j'ai fait publier (abrégé) sous courrier de lecteur.

Surveiller la vidéosurveillance ?

Les propos du 15 mai dernier dans notre « Julie » de l’invité, M. Alexis Roussel, juriste, me font hérisser les peu de cheveux qui me restent sur la tête. Il relève que les études faites au Royaume-Uni sur la vidéosurveillance n’ont pas réussi à endiguer la montée de la violence, malgré les 18 millions (?) caméras installées.

Permettez-moi de mettre en doute ses paroles, autant plus que les Anglais ont réussi en un temps record à bannir le hooliganisme dans leurs stades (permettant l’identification des trouble-fêtes) grâce à ces appareils soi-disant diaboliques.

Qu’il y ait des dérapages sur les centaines de milliers de contrôles, ce n’est pas contestable, mais regrettable. Au sujet de l’innocent de Chandollon, je dis qu’il faut avoir un ange-gardien lucide et se trouver au bon moment au bon endroit. Mais, faut-il pour un seul cas jeter le bébé par la fenêtre ? Alexis dit : « sommes-nous prêt à sacrifier sur l’autel de la sécurité nos libertés durement acquises» ? Au diable notre sacro-sainte pseudo-liberté, et je signe ; probablement je suis accompagné par des millions d’autres, qui - ayant la conscience tranquille et ne rien à se reprocher – pensent comme moi !

Au lieu de râler, que savent les détracteurs proposer d’intelligent ? C’est la question que je me pose.

Je dois avouer que les propos lucides de l’autre invité, M. Guillaume Barrazone, député PDC, défendeur de l’utilisation des caméras, me parlent. Qu’est-ce que nos autorités attendent pour durcir nos lois, et condamner les idées de quelques farf… qui voudraient- je me répète- garder leur sacro-sainte liberté au nom de tous les maux ?

Je suis peut-être un peu dure, mais seulement peut-être. Les délinquants ne doivent pas être protégés !
Mesdames, Messieurs les Autorités, dans d’autres états des camps de travail, baraques construites aux biceps par les délinquants, sans un super-confort à la suisse, existent (sans TV, sans PC, sans menus à choix et sans traducteurs multi-langues) ! Voulez-vous un exemple ? Du hasch mir, alors demandez « notre » nouveau tzar Vladimir.

Onex, le 16 mai 2012 Bruno Mathis +41 (0)79.605.14.13
b.mathis@sunrise.ch www.bemer-partner.com/BrunoMathis l'étoile de neige(blog TdG)

Écrit par : Bruno Mathis | 17/05/2012

Je suis ravi de voir que votre réaction. Cela nous montre que nous sommes sur un sujet sensible, qui vous tient à cœur et me tient à cœur.

Je me permet tout d'abord de corriger quelques erreurs ou malentendus: il s'agit de 1 virgule 8 millions de caméras au Royaume-Uni. Je n'ai pas vu la version papier, mais je viens de revoir le courrier que j'ai envoyé et la virgule y figure bien.

Si le hooliganisme a diminué c'est surtout dû à la diminution des causes sociales et économiques. Les caméras n'ont réussi qu'a repousser le problème en dehors du stade. Vous trouverez ici l'histoire du hooliganisme et constaterez sa recrudescence au Royaume-Uni ces dernières années. http://en.wikipedia.org/wiki/Football_hooliganism#United_Kingdom

Enfin, l'innocent envoyé en prison a été filmé à 50 mètres de son domicile. Sur un chemin que vous utilisez tous les jours, avez vous besoin d'un ange gardien ?

Non, le citoyen ne doit pas avoir besoin d'un ange gardien, car sinon ce seront toujours les plus faibles qui seront lésés.

Vous appelez à la fin de la liberté en Suisse, et proposez des mesures dignes d'un Vladimir ? La Russie n'est pas vraiment ni un modèle de démocratie, ni de sécurité.

Finalement, vous nous le montrez, par peur, vous êtes prêts à abandonner notre démocratie. Je m'inscris en faux, et préfère lutter contre les véritables causes de l'insécurité.

Je vous propose un petit texte rédigé par le Conseil Fédéral dans les années soixante, lors que code pénal fut mis-à-jour avec l'apparition des appareils d'enregistrements portatifs :

“Le droit à la protection du domaine personnel secret est l’expression de la conviction que l’individu ne peut développer sa personnalité que s’il est assuré d’être protégé contre les ingérences de l’Etat et des autres individus dans sa vie privée. Il fait partie de ces droits qui, dans l’ordre juridique libéral, sont reconnus à chaque individu en raison même de sa personnalité. Protéger ces droits est une tâche de l’Etat fondé sur le droit. Mais celui-ci ne remplit cette obligation que si, à l’apparition de chaque possibilité nouvelle de violation du secret privé, il examine si les dispositions protectrices sont suffisantes et, au besoin, les modifie ou les complète.

Votre intervention méritera aussi une réponse sur la fameuse phrase : "Je n'ai rien à cacher". Alors bientôt un petit article sur ce sujet.

Écrit par : Alexis Roussel | 17/05/2012

*Bonsoir Alexis. Avec mes 47 ans (en Arabie!), je me permet avec tout le respect de vous appeler ainsi. Je vois, j'ai affaire à un interlocuteur de niveau.
Vous avez tout à fait raison que les caméras ne résoudent pas nos problèmes, ni en Russie, ni chez nous. Toutefois, cela permet d'intervenir à bon escient. Comment de malfaiteurs ont pu être arrêtés, je ne parle pas de DSK, grâce à cet engin diabolique. En plus, c'est dissuasif, même dans les trains.
Que nous devons abandonner une partie de notre liberté, c'est indéniable, mais ce n'est pas de notre faute ou peut-être que si. Que si, parce que nous n'avons pas su transmettre à nos enfants le respect de soi et d'autrui. Ainsi, il n'y aurait même pas besoin de police. L'ange-gardien nous suffirait pour dire, halte tu vas trop loin. Je ne peux rien, mais je suis né sous une bonne étoile, l'étoile de neige? et mon ange-gardien m'a à multes occasions sauvé la mise.
Que vous défendez votre liberté, qui n'a pas le poids de démocratie, je le respecte, mais accordez-moi la "liberté". Bien à vous
PS. Je vais reprendre ce texte sur mon blog, au cas où quelqu'un aurait le désir de s'y intéresser. Alors, avec ou sans caméra, il ne faut pas confondre brutalité avec fermeté ! Pour conclure: Bonne nuit, Alexis et si Dieu le veut, bonne élection.

Écrit par : Etoile de Neige | 17/05/2012

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