Parti Pirate

Le vote électronique victime d’un virus !

31/05/2012

"Un virus a modifié votre vote". Voilà à quoi pourrait ressembler la une des journaux français si les promoteurs du vote électronique continuent à persister dans leurs erreurs.

On pourrait imaginer le scenario suivant : Vous recevez un email du Consulat, vous invitant à cliquer sur un lien pour voter. En cliquant sur le lien, sans le savoir, vous installez un petit virus, puis vous êtes redirigé sur le site du vote officiel. Ni vu ni connu, vous voici prêt à donner votre vote.

Depuis quelques semaines, le vote par internet pour les Français de l’étranger parait de plus en plus compromis. A côté, les erreurs commises dans le développement de notre logiciel genevois font pâle figure.

Un informaticien a réussi à démontrer qu’il était très facile de modifier le vote d’un électeur. A travers un petit logiciel. En choisissant votre candidat préféré, il est tout à fait possible que ce soit le nom de votre pire ennemi qui soit mis dans l’urne.

Un virus ? Mais je ne vais pas l’installer bien sûr.

Non, il est évident que vous n’installerez pas vous même ce logiciel. C’est un virus qui le fera pour vous. Peut-être que face aux difficultés techniques, vous trouvez une solution facile sur Internet dans laquelle vous pouvez avoir confiance, ou pas... Et si en plus, on vous conseille de désactiver votre anti-virus pour voter...

Mais comment un virus pourrait cibler tous les électeurs Français à l’étranger ?

Ah pour cela, il suffit de récolter les adresses emails auprès du Consulat. Tout candidat ou électeur peut le faire.

En France, des individus mal intentionnés ont donc tous les moyens pour commettre une fraude massive et invisible du vote démocratique. Le système de vote français est d’un amateurisme qui n’est pas acceptable dont les failles peuvent être dévastatrices pour la démocratie.

Mais pourquoi moi, Genevois, je devrais m’en soucier ?

Tout d’abord parce qu’il y a plus de 50.000 Français qui résident à Genève, et la plupart sont également Suisses. Nos concitoyens sont donc une cible potentielle.

Enfin et surtout cela nous montre l’importance de l’ouverture du code. Le logiciel de vote genevois a peut-être plus d’expérience, il est aussi fermé et opaque que le logiciel français. Lorsque on nous assure qu’il n’y a aucun risque cela est faux ! Cette faille n’est que le sommet de l’iceberg. En ouvrant le code, nous permettrons à des milliers d’informaticiens soucieux du bon fonctionnement de notre démocratie d’aider à identifier et corriger ces failles.

Pour nos démocraties, libérons le code !

Commentaires

très bon article rejoignant mon scepticisme face au vote électronique qui de plus en plus porte au recomptage des voix,on l'a vu dans notre canton

Écrit par : lovsmeralda | 31/05/2012

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