Parti Pirate

Ouvrir les données publiques: l'Open Data

31/05/2012

800px-Open_Data_stickers.jpg"Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets" Alfred Sauvy

Tout d'abord qu'est ce que l'Open Data? Il s'agit d'une mise à disposition des données publiques. Mais de quelles données? Toutes! Celles concernant notre territoire, notre économie, notre environnement. Ce sont des cartes, des photos, des textes. Il s'agit de mettre à disposition des données qui ne l'étaient pas forcément avant. Évidemment, on doit aussi inclure dans l'open data nos lois, décisions en tout genre, ou encore le détails de nos finances.

Doit-on tout mettre ? La règle est la transparence, l'exception étant l'anonymisation comme cela ce fait déjà pour les décisions de justice. On peut exclure dans certains cas les documents relatifs à des négociations en cours et qui, s'ils étaient rendus public pendant la phase de négociation, pourraient nuire au résultat. Les règles existent déjà dans notre loi sur la transparence, la LIPAD, malheureusement elles y sont trop restrictives, et surtout peu ou pas appliquées.

Alors que pouvons nous faire avec de l'Open Data ? C'est bien là la question principale ! On peut tout faire, notre imagination est notre seule limite. Les PME locales auront le loisir de développer des applications utilisant ces données pour fournir de nouveaux services. Des outils d'analyse permettraient de mettre le doigt sur certaines incohérences de notre territoire.

Voici un exemple : la carte des arbres, par espèce, de la ville de Paris. Peut-être utile pour les allergiques ?

L'Open Data est un élément essentiel de la démocratie ouverte Combinée avec l'ouverture des procédures et des outils, elle permet d'assurer un transparence de l'Etat. C'est grâce à ces informations que nous pourrons développer efficacement la participation des citoyens et la coopération entre les acteurs du territoire. Car l'Open Data ce n'est pas que pour les citoyens. L'administration est la première concernée car cela valorise le travail des fonctionnaires en le rendant visible et réutilisable.

Le critère essentiel de l'Open Data: des interfaces ouvertes !

L'information doit être disponible, cela est une chose, mais elle doit être disponible à travers des solutions logicielles et reposant sur des standards ouverts tels que le XML. Cela vise, encore une fois, à faciliter la réutilisation de ses données.

Et pourquoi ne pas vendre ces données ?

Ces données ont déjà été payées par nos impôts. Pourquoi devrions nous les payer à nouveau ? Les possibilités d'innovation sont telles, que le retour se fera à travers le développement de l'expertise locale, notamment dans nos PME. Les données restent évidemment la propriété du Canton, mais la licence d'utilisation doit être la plus libre possible.

Et l'Open Data à Genève ?

Il y déjà de bonnes expériences : le SITG met à disposition les données géographiques du canton. Est-ce de l'Open Data ? Pas vraiment, car l'utilisation de ces données ne sont pas libres et sont soumises à autorisation. Mais on est clairement sur la bonne voie.

Je propose de mettre en œuvre une véritable politique d'Open Data dans notre Canton car nous n'avons pas le sentiment que ces projets bénéficient d'un réel soutien politique. C'est pour cela que j'ai inclus ce point dans mon projet pour le Conseil d'Etat.

Voici un article sur la situation de l'Open Data en Suisse. Vous y trouverez des liens vers les premiers exemples d'application Open Data dans notre pays.

 

Et une petite vidéo qui nous explique ce que c'est l'Open Data:

 

Le vote électronique victime d’un virus !

"Un virus a modifié votre vote". Voilà à quoi pourrait ressembler la une des journaux français si les promoteurs du vote électronique continuent à persister dans leurs erreurs.

On pourrait imaginer le scenario suivant : Vous recevez un email du Consulat, vous invitant à cliquer sur un lien pour voter. En cliquant sur le lien, sans le savoir, vous installez un petit virus, puis vous êtes redirigé sur le site du vote officiel. Ni vu ni connu, vous voici prêt à donner votre vote.

Depuis quelques semaines, le vote par internet pour les Français de l’étranger parait de plus en plus compromis. A côté, les erreurs commises dans le développement de notre logiciel genevois font pâle figure.

Un informaticien a réussi à démontrer qu’il était très facile de modifier le vote d’un électeur. A travers un petit logiciel. En choisissant votre candidat préféré, il est tout à fait possible que ce soit le nom de votre pire ennemi qui soit mis dans l’urne.

Un virus ? Mais je ne vais pas l’installer bien sûr.

Non, il est évident que vous n’installerez pas vous même ce logiciel. C’est un virus qui le fera pour vous. Peut-être que face aux difficultés techniques, vous trouvez une solution facile sur Internet dans laquelle vous pouvez avoir confiance, ou pas... Et si en plus, on vous conseille de désactiver votre anti-virus pour voter...

Mais comment un virus pourrait cibler tous les électeurs Français à l’étranger ?

Ah pour cela, il suffit de récolter les adresses emails auprès du Consulat. Tout candidat ou électeur peut le faire.

En France, des individus mal intentionnés ont donc tous les moyens pour commettre une fraude massive et invisible du vote démocratique. Le système de vote français est d’un amateurisme qui n’est pas acceptable dont les failles peuvent être dévastatrices pour la démocratie.

Mais pourquoi moi, Genevois, je devrais m’en soucier ?

Tout d’abord parce qu’il y a plus de 50.000 Français qui résident à Genève, et la plupart sont également Suisses. Nos concitoyens sont donc une cible potentielle.

Enfin et surtout cela nous montre l’importance de l’ouverture du code. Le logiciel de vote genevois a peut-être plus d’expérience, il est aussi fermé et opaque que le logiciel français. Lorsque on nous assure qu’il n’y a aucun risque cela est faux ! Cette faille n’est que le sommet de l’iceberg. En ouvrant le code, nous permettrons à des milliers d’informaticiens soucieux du bon fonctionnement de notre démocratie d’aider à identifier et corriger ces failles.

Pour nos démocraties, libérons le code !

Insécurité et sentiment d’insécurité

30/05/2012

Oui l’insécurité telle qu'on la connait a Genève est réelle et elle est indissociable du sentiment d’insécurité. Ignorer ce lien, en privilégiant l'un ou l'autre, est une erreur. Toute politique de sécurité doit être conçue pour faire baisser les deux.

Et c'est bien une des difficultés, car le sentiment d’insécurité n'est pas forcément lié au niveau d’insécurité. Et tout effort qui sera entrepris afin d’améliorer la sécurité, peut, dans certaines conditions, avoir des effets négatifs sur le sentiment d’insécurité.

Il faut donc rationaliser le débat, afin de sortir du jeu émotionnel. Cela ne doit pas non plus nous interdire de prendre les mesures d'urgence lorsque celles-ci s'imposent. Surtout, il ne faut pas créer de faux clivages au sein de la population du Grand Genève. La majorité ne doit pas souffrir de comportement de certains, d’où qu'ils viennent, et sûrement pas sous prétexte de leurs plaques d'immatriculation.

Je voudrais vous proposer un éclairage un peu différend, avec le document suivant:

A Lire : http://fred-h.net/?file_id=2

Une excellente étude sur la sécurité à Lausanne, Frédéric Hubleur nous propose une approche complète sur le sujet. Un plaidoyer pour le développement d’une police de proximité, sociale et non répressive, l’abandon de la tolérance zéro et l’utilisation de la répression à bon escient.

Aux multiples causes du sentiment d’insécurité, il existe une multitude d’outils.

A compléter tout de même avec une analyse économique du phénomène. Une libéralisation du commerce et de la consommation de drogues est aussi un outil important dans la lutte contre la criminalité.

Il ne faut pas oublier non plus que les conditions à Genève sont différentes sur certains aspects, notamment transfrontaliers, et que ceux doivent être pris en compte.

 

Bonne lecture.

Il faut changer de paradigme dans l'éducation

29/05/2012

Voici une vidéo très instructive sur la nécessité de changer notre vision de l'éducation. Cette vidéo nous vient des USA, mais elle est aussi valable pour nous. Il faut développer la capacité des enfants d'être créatifs et sortir de la conception de l'usine scolaire.

 

 

Mise-à-jour: Voici un article très intéressant à mettre en perspective de la vidéo ci-dessus. Malgré un description négative, l'auteur, Georges Nurdin, directeur de Paris School Of Business, se rend bien compte que la situation évolue, et qu'il faut adapter le système éducatif. Ce changement est plus fort que la volonté des entreprises à modeler les élèves à leur goût.

Logiciel Libre: Késako?

27/05/2012

Genève va devenir la capitale mondiale des logociels libres avec l'organisation des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) du 7 au 12 Juillet 2012.

On vous parle de logiciels libres et cela ne vous parle pas? Je vous propose pour ce dimanche une petite vidéo de 5 minutes diffusée à l'occasion de la publication de la biographie de Richard Stallman.

 

Si la vidéo ne fonctionne pas.

Pour obtenir gratuitement ou en payant (au choix) ce livre, c'est par ici sur le site de Framasoft

Les technologies sont perturbantes, elles doivent devenir politiques!

26/05/2012

NEW_DataProcessing.jpgQui songerait aujourd'hui dans son travail de se passer de son ordinateur ou de son téléphone. Plus important, qui songerait de se passer des applications réseaux et de l'accès à Internet. Nous avons tous déjà connu une panne de réseau et profité de quelques instants de chômage technique.
Mais l'apparition de ces technologies ne s'est pas faites sans heurts. Je m'en vais vous conter ma première expérience, celle qui m'a fait prendre conscience de l'effet perturbateur et bénéfique du partage du savoir au sein d'un environnement de travail.

En 2000, alors jeune stagiaire, j'ai eu la chance de travailler dans un projet de création d'une bibliothèque juridique numérisée. Évidemment, en tant que stagiaire ce fut mon rôle de numériser l'ensemble de la bibliothèque. Et de tout recommencer aussi, chaque fois que l'on faisait une erreur... Je devais aussi former les collaborateurs à l'utilisation de ce nouvel outil.

J'ai pu constater trois types de réactions :

Tout d'abord celles des plus jeunes ou des plus technophiles, émerveillés par la puissance du logiciel. Imaginez-vous ! Avoir accès à toute la connaissance de l'institution par un simple clic. Un accès libre et sans limite. Du jour au lendemain, le temps de recherche documentaire passait de quelques jours à quelques secondes. Un traducteur se demandait souvent s'il était plus rapide de traduire à nouveau un texte plutôt que de rechercher les traductions existantes. Nous les avions séduits dés la première seconde où le projet fut entre leurs mains.

Ensuite celles de ceux qui préféraient que les choses ne changent pas. La plupart se cachaient derrière leur mutisme, d'autres tentaient même de mettre des bâtons dans les roues du projet. Mais lorsque l'information circule, on ne l'arrête plus. Ils se sont tous mis à l'utiliser.

Enfin celles des incompétents. Dans chaque organisation, il arrive que des personnes soient incompétentes, par nature (on aurait pas dû les recruter) ou par promotion (ils sont à un poste qu'ils ne maitrisent plus). L'information a un comportement froid et cruel face à l'incompétence, elle la contourne.

Dans notre projet, cela c'est mal passé, malgré les efforts des responsables d'arrondir les angles et de ménager les susceptibilités. Ceux qui ont pu se remettre en question ont su rebondir, mais cela n'a pas été le cas pour tous.

Après un travail long de deux années, nous avions enfin réussi ! La bibliothèque était prête, le système utilisé par les traducteurs et les juristes, et il ne restait que la dernière étape : transmettre notre projet à l'équipe des archives, en charge de la gestion des documents.
Après une longue présentation d'un système qui fonctionnait déjà bien, quelle fut notre surprise en entendant notre interlocuteur nous dire : « Bon, votre projet c'est bien joli, mais cela ne marche pas. Revenons au papier ! » Nous avons vécu, avec mon chef, un grand moment d'incompréhension et de solitude partagée.

Aujourd'hui, ce projet a permis d'améliorer la qualité, la rapidité et les conditions de travail de la plupart des collaborateurs. Mais il a aussi fait ressurgir toutes les erreurs du passé. Il a créé des nouveaux canaux de circulation pour l'information. Des procédures ont été modifiés afin de s'adapter à cette nouvelle réalité. Certains postes de travail ne sont plus les mêmes.
Si tout cela c'est passé dans une organisation d'une centaine de personnes, alors quel impact ces technologies peuvent elles avoir dans notre société ? Il faut absolument que les politiques intègrent ces thématiques dans leurs programmes, car contrairement à une entreprise où l'on peut facilement mettre les incompétents de côté, dans notre société nous ne pouvons laisser personne être une victime de nos technologies.

Mobilité : Et pourtant les bonnes idées existent !

25/05/2012

P+R-Schild.jpgLa mobilité est une science extrêmement complexe, qui suit des lois proches de la physique des liquides, et parfois de simples calculs peuvent influencer la circulation. Je n'oserai pas prétendre à une connaissance approfondie de cette science, mais je sais m’intéresser à certaines solutions qui fonctionnent.

Les trajets vers la ville pour le travail ne représentent que 21% du trafic sur le Canton.

Par exemple, vous habitez hors de la ville de Genève, et souhaitez faire une course, ou un court passage en ville. Vous avez donc un choix intéressant : en venant en voiture, pour vous garer dans un parking payant, dans lequel il y a presque toujours une place, il vous en coutera 2 francs par heure. Pour 2 heures vous payez 4 francs à Plainpalais (6 francs au Parking du Mont-Blanc), ensuite les tarifs deviennent très progressifs. Ce tarif est valable quelque soit le nombre de personnes dans la voiture.

Maintenant, pour faire le même trajet, et je vous rappelle que vous habitez en dehors de la ville de Genève, et que les chances que vous n'ayez pas d'abonnement TPG et que vous ayez une voiture augmentant, vous décidez tout de même de prendre le bus. Il vous en coutera 3,50 francs par trajet, soit 7 francs par personne !

La mobilité n'est pas qu'une question de comparaison entre la vitesse des différents moyens de transports, et le coût de l'utilisation de la voiture ne sera pas toujours mis dans la balance. L'individu privilégiera toujours la solution qui lui paraîtra être la plus facile.

A Strasbourg, les transports publics ont développé une offre très particulière : l'accès aux P+R à la journée, sans qu'un abonnement ne soit nécessaire. Pour 3,20 euros pour une voiture, vous recevez un ticket aller-retour en tram/bus pour chaque personne présente dans la voiture (max 7 personnes). Et croyez-le ou non les P+R sont pleins !!

Et à Genève, on se plaint que nos P+R soient sous-utilisés ? Dans le Plan d'actions des parcs relais P+R 2011-2014, adopté par le Conseil d'Etat en 2011, on ne fera que « Étudier les conditions de mise en place de nouvelles offres P+R (journée, samedi, soirée, etc.) » (Page 24). Voici bien une mesure simple, qui peut avoir un impact intéressant. Ah, j'oubliais, ce genre de mesures ne donne aucune visibilité pour les politiques...

Plus de démocratie est bon pour la démocratie

24/05/2012

 

Note: Ce texte n'engage que moi, et non le Parti Pirate qui a décidé de ne pas entrer en matière.

En Suisse, nous acceptons des objets surtout quand on peut facilement en prévoir les conséquences. Dans le cas de l'initiative «Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère (accords internationaux: la parole au peuple!)», cela est relativement facile à prédire.

Si le peuple vote non, nous continuerons à fonctionner comme aujourd'hui. Nous disposerons toujours de la possibilité de contester un traité international au moment de sa ratification. En même temps, nous continuerons à constater une pression de certains milieux dirigeants vers une perpétuelle déresponsabilisation des citoyens, face à une pression importante des autres pays.

Le cas du traité anti-contrefaçon ACTA est un excellent exemple. Le Conseil Fédéral a été invité à participer à des négociations secrètes, en dehors des cadres classiques de la diplomatie multilatérale comme l'OMPI ou l'OMC. Il y avait clairement une volonté d'imposer une répression plus importante sur Internet tout en étant conscient du peu de soutien des peuples concernés.

Si le peuple vote oui, nous risquons de voter un peu plus. En réalité, l'impact sera sûrement plus faible car les négociateurs suisses, face a une procédure beaucoup plus lourde, s'assureront d'abord du soutien du peuple avant de poursuivre leur engagement. Nous constaterons sûrement une baisse de nombre de traités négociés. Dans certaines négociations, des tractations tenterons vraisemblablement de garder les conditions de l'accord en dessous des limites fixées par l'initiative.

Mais la réelle conséquence de cette initiative sera le message envoyé à tous les autres Etats : le peuple suisse veut garder le contrôle sur le processus de décision. Et cela n'est pas non plus surprenant, car dans un monde globalisé les accords internationaux deviennent de plus en plus la source principale de réglementation. Nous serions les premiers à dire que la démocratie doit s'y appliquer aussi.

Le Parti Pirate Suisse lors de sa dernière assemblée a décidé de ne pas prendre position, mais de laisser le libre choix. Je crois que cette initiative va dans le bon sens. Je ne crois pas que la Suisse sera mise à l'écart. Au contraire, nous donnerions l'exemple.

« Dans l'histoire des peuples, la Suisse aura le dernier mot, encore faut-il qu'elle le dise » Denis de Rougemont

Voici une belle occasion de le dire, alors le 17 Juin, je voterai oui.

Affaire Consuleak - des fuites de données personnelles légales

23/05/2012

Les élections françaises sont en cours, et après les présidentielles, c'est au tour des candidats aux législatives de battre campagne. La nouvelle loi, complétant le code électoral, entre pour la première fois en action. C'est son article 330-4 qui attirera toute notre attention. Il permet à tous les candidats d'obtenir la liste de tous les Français inscrits sur la liste électorale. Ah ! Nous comprenons mieux pourquoi de nombreux Français, résidents en Suisse, ont reçu des emails dont certains ressemblaient à du spam.

Mais cet article prévoit aussi que tout électeur peut obtenir cette liste, et cela sans conditions d'utilisation. C'est ce qu'a fait Benoît à Zurich. Il a ensuite enregistré cette liste auprès du préposé fédéral à la protection des données et envoyé un mail à tous, précisant sa démarche.

Vers le site de Benoît – Monconsuleak.ch

Il suffit donc à deux personnes de le demander aux Consulats de Genève et de Zurich pour obtenir la liste complète des Français vivant en Suisse. Mais une grande partie de ces Français sont aussi des Suisses, comme Benoît. Cette loi française, mal faite, met dans la nature des données personnelles de citoyens suisses. Voici la réalité de notre société de l'information, qui ne connaît pas de frontières.

Je soutiens donc la démarche de Benoît. Il n'est pas acceptable que dans les années 2010, des lois soient votées dans le mépris total de la protection des données sensibles des individus, quelque soit la nationalité, quelque soit le lieu de résidence.

C'est le but du Parti Pirate d'informer les citoyens des risques et opportunités de nos nouveaux outils.

Nos données privées sont dans la nature!

22/05/2012

surf_anonymously.jpgNous sommes entrés dans la société de l'information que nous le voulons ou non. Aujourd'hui, nous n'avons aucune idée de la quantité de données nous concernant qui circulent au sein des entreprises et des Etats.

Nos données, chères concitoyennes et chers concitoyens, ne sont pas en sécurité ! Même en Suisse !

Parce que si vous n'avez aucune idée de la situation, soyez rassurés, les entreprises et les Etats, eux, n'ont aucune idée des risques qui sont liés à la collecte et au traitement de nos données.

Vous n'avez rien à cacher ? Sachez qu'il n'existe pas de droit à l'oubli sur Internet ! Sachez que l'agrégation de vos données permet de reconstituer votre profil psychologique le plus précis, sans même aller chez un psychologue. C'est de votre vie, de votre personnalité qu'il s'agit.

Quand les sociétés de renseignement économique admettent posséder des données sur l'ensemble de la population, y compris des bébés,

Quand une loi française mal faite permet potentiellement la divulgation sur le territoire helvétique des données de plus de 150.000 résidents, dont 60.000 citoyens suisses,

Quand des employés des opérateurs de téléphone revendent des données personnelles et confidentielles de clients,

Quand le Conseil Fédéral autorise l'utilisation de scanners corporels qui vous mettent à nu,

Quand Billag, afin de mieux prélever la redevance, gère certaines de nos données sensibles pouvant permettre de déterminer votre état de santé,

et tout cela uniquement en 2012! Nous ne sommes pourtant qu'à la moitié de l'année.

Il n'y a plus aucune mesure, plus aucune proportionnalité, et aucun respect de votre personne.

Réveillons-nous ! Nous devons protéger nos données ! Et je recommanderais bien à Eric Stauffer, qui dans son programme se présente comme le défendeur de notre sécurité, d'y rajouter la protection de nos données personnelles. Car ce n'est pas juste notre porte-monnaie, ou notre voiture qui sont en train d'être dérobés, mais notre vie entière !

 

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