Parti Pirate

L’Europe c’est Non! Pour l’instant…

12/06/2012

400px-European_Union_map.svg.pngLes Pirates ne connaissent pas de frontières et pourtant c’est bien un Non à l’Europe que nous avons formulé lors de notre dernière assemblée générale du Parti Pirate Suisse. Derrière nos ordinateurs, il y a peu de frontières qui tiennent. Le Parti Pirate est présent dans plus de 60 pays et continue de grandir sans que ces frontières nous posent problèmes.

Dans notre monde futur, les frontières en pointillés n’auront que peu d’importance. Seules les vrais frontières auront encore une influence. Les vrais frontières ? Les montagnes, les mers ou celles des espaces de vie comme le Grand Genève.

Alors pourquoi un Non si tous les Pirates aspirent à se retrouver sous une gouvernance commune ?

Non, ce n'est pas par peur de l’étranger ou de l'inconnu. Les nouvelles technologies et l’Internet en particulier, nous obligent à réfléchir à de nouvelles formes de gouvernance. Nous avons la conviction que la démocratie peut retrouver sa vraie définition. En plus d’être directe, nous la souhaitons participative. En réalité, l’organisation même du réseau internet est tellement puissante, qu’une organisation différente aura du mal à se faire respecter. En Suisse nous avons une démocratie semi-directe. Elle n’est pas toujours parfaite, mais nous en sommes fiers. Mais surtout, c’est actuellement le seul modèle qui se rapproche le plus de la réalité d’Internet.

Devons-nous abandonner notre modèle pour assouvir notre désir d’universalité ? Ne faut-il pas intégrer l’Union pour pouvoir y avoir plus d’influence ? La réponse est Non ! Nous voulons être un exemple pour les autres. Et nous y contribuons tous les jours au sein de l’internationale des Partis Pirates. Nous prenons une part active dans la construction d’un Parti Pirate Européen, car une unité européenne reste tout de même un objectif pour nous.

Alors Oui ! Nous adhérerons à l’union européenne lorsque celle-ci sera une vraie démocratie.

Commentaires

Je pense que vous avez raté là une vraie occasion de vous démarquer de la frilosité ambiante, en adoptant une position qui est celle de quasiment tous les partis politiques, y compris l'UDC si j'en crois Nidegger.
L'option "faire bouger les choses de l'intérieur" m'aurait paru beaucoup plus courageuse. Après tout, il y a des tas de trucs dans la société qui ne vous conviennent pas, ce n'est pas ce qui vous empêche d'oeuvrer à leur changement de l'intérieur, non ?

Écrit par : Philippe Souaille | 13/06/2012

Cher Philippe, nous y avons bien réfléchi, et l'option "faire bouger les choses de l’intérieur" n'est pas exclue. Nous le faisons a travers notre implication dans le Parti Pirate Européen. Nous avons d'ailleurs organisé la dernière réunion de préparation du PP-EU dans lequel nous serons membre. Le PP-EU sera un soutien a nos députés au parlement européen. Nous en avons 2, et le groupe risque de s'agrandir aux prochaines élections. Mais nous voulions aussi rester clair sur nos principes: On ne peut pas vouloir pour de démocratie directe et plus de démocratie participative, et en même temps risquer revenir en arrière dans ce domaine. Vous êtes prêts a faire ce sacrifice? Nous non.

Écrit par : Alexis Roussel | 13/06/2012

D'après les travaux de l'ambassadeur de Suisse ayant négocié les bilatérales (j'oublie son nom, mais il était venu faire une conférence à l'Uni à ce sujet) la Suisse pourrait très bien adhérer sans perdre l'usage qu'elle fait de la démocratie directe. Juridiquement, et politiquement, il y a moyen.

Écrit par : Philippe Souaille | 13/06/2012

Juridiquement? a voir.. si vous retrouvez son nom, cela m’intéresse. Mais dans les faits? Je me souviens d'un certain vote irlandais...

Écrit par : Alexis Roussel | 13/06/2012

Ils ont voté. Et puis ils ont revoté. Entretemps, ils avaient changé d'avis, entre autres après avoir saisi l'aide essentielle qu'avait apporté l'UE à leur pays. Mais vous voulez qu'on regarde combien de fois on a fait revoter les suisses sur la même question, en changeant plus ou moins la formulation ? C'est normal. Tout le monde a le droit de changer d'avis.
Pour le nom, si vous arrivez à rentrer dans les serveurs de l'Uni, le sabre d'abordage entre les dents, c'était aux Jeudis de l'Europe, il y a un an ou deux je crois. C'est l'un des diplomates les plus prestigieux de Suisse, mais mon disque dur personnel a de plus en plus de défaillances partielles, l'âge venant.

Écrit par : Philippe Souaille | 13/06/2012

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