Parti Pirate

Nous sommes à côté de la plaque, alors changeons de plaques!

23/06/2012

plaques.jpgPetit, en traversant l'Europe en voiture, je me passais mon temps à étudier les systèmes de numérotations des voitures. Aux Pays-Bas, la seule information que l'on pouvait tirer des plaques était l'âge de la voiture, en Suisse, on peut connaitre le canton, en France le département. En Angleterre, il y a les plaques pour le peuple et celles pour une certaine aristocratie. Bref le système de plaque est une certaine représentation de notre société actuelle.

La plaque de voiture permet également d'afficher des statuts particuliers, diplomates, gouvernants, forces de police, même les taxis à Genève disposent d'une numérotation spécifique (GE 1 vu à Châtelaine).

Mais le système, comme chaque système, n'est pas parfait. La plaque de voiture est un signe extérieur qui projette une certaine appartenance. Une certaine, dis-je, car il est bien rare que la plaque correspondes réellement au contenant, je veux dire au conducteur. Petit encore, je faisais de grands signes aux autres voitures avec de plaques néérlandaises, alors que j'étais simplement un Suisse parcourant un autoroute suisse dans une voiture avec des plaques néérlandaises.

Créer une différenciation non-naturelle entre les individus pousse naturellement à tenter de contourner le système afin de profiter des deux côtés. Et donc les abus existent. Si une plaque diplomatique peut être bien utile dans un pays en difficulté en offrant une protection d'ailleurs toute relative, sous nos latitudes, l'intérêt est moindre. Vrai-faux diplomates accrédités par leur pays, petits trafic de cigarettes entre amis n'aident pas à maintenir l'image du statut. Plus proche de nous, certains n'hésitent pas à conserver leur plaques suisses en déménageant en France voisine.

Pourquoi vouloir garder une plaque alors que l'on déménage dans un autre pays. Il y a deux raison à cela. D'abord la peur de se voir discriminer avec une plaque 74 ou 01, mais je crois aussi une certaine incompréhension face à une règle qui nous force de changer de plaques alors que nous déménageons de quelques kilomètres. Pourquoi changer de système alors que nous nous déplaçons dans la même région.

Face à un système qui génère trop d’inconvénients, un Pirate veut corriger le code source. Un Pirate n'aime pas juger sur les apparences. Un Pirate n'aime pas les inefficacités et le incohérence. Nous croyons à un monde globalisé dans lequel la vie réelle se vit dans un région homogène, solidaire et avec une culture forte.

Le paysage de la variété des plaques de voitures n'est qu'un tout petit aspect de la complexité du territoire du Grand Genève. Mais il est très visible, et entraine des comportements du type: "si je suis bloqué dans un embouteillage, c'est à cause de 74 devant moi"

Un jour les plaques ne seront plus nécessaires, mais avant que cela n'arrive, nous pouvons adapter notre système. Un système unifié pour le Grand Genève serait un élément unificateur fort. Cela nécessitera de grandes négociations mais l'avantage pour notre région sera certain!

Le Grand Genève doit être démocratique et culturel avant d'être économique!

Proposition personnelle: Mettre en place un système de plaque d'immatriculation commun à tout le Grand Genève.

Transformons nos écoles en prisons

19/06/2012

Voila une news qui a de quoi nous mettre de mauvaise humeur aujourd'hui. Certes cela ne se passe pas chez nous mais à quelques kilométrés seulement, mais avec l'édition 2012 du bac placée sous haute surveillance, on nous propose une version pas très agréable de notre futur.

Voila que nous installons des portiques détecteurs de téléphones portables, sans compter déjà les cameras de vidéosurveillance, les codes barres sur les cartables de nos chers bambins. Dans certains pays, il y a des détecteurs de métaux à l’entrée, les mêmes que vous trouvez a l’aéroport.

Alors au lieu d'accompagner les élèves dans une société qui évolue rapidement, on les enferme dans un endroit qui leur donne l'avant-gout de la prison..

Non tu ne copieras pas ton voisin!
Non tu ne partageras pas avec ton voisin!
Non tu n'utiliseras pas les réseaux sociaux!
Non tu n'utiliseras pas les outils modernes!
Non tu n'apprendras pas comment maitriser les outils!
Non tu n'apprendras pas à être un citoyen éclairé!

Car l’école a peur de notre société de l'information. D'une société dans laquelle les rapports entre les individus ont changés. Au lieu de s'adapter rapidement, l’école choisi la réaction face à l'adaptation. On recommande même aux parents de surveiller, à leur insu, les comptes Facebook de leurs enfants.

On ne peut pas leur en vouloir à ces parents, à ces profs, ils ne sont pas nés dans cette même société. Il ne savent pas quoi faire. Certains font de leur mieux en tentant d'ouvrir un dialogue.

Mais c'est une reforme profonde du système éducatif que nous devons entreprendre. Celui-ci ne doit plus produire des individus formatés mais des citoyens capables d'analyser.

 

 

 

 

Le début du voyage...

18/06/2012

bateau papier pirate.jpgTout d'abord, je souhaite adresser mes félicitations à Pierre Maudet pour son élection. Je lui ai envoyé un petit mail, mais je souhaitais le faire publiquement aussi.

1.1%.. bien peu me direz vous? Peut-être, mais l'essentiel pour nous était d'être présent, de partager nos idées avec les Genevois, de proposer une autre alternative. 1.1% un petit score qui monte malgré un vote utile. Nous avons été présent, et nous avons réussi cela après 1 an d'existence.

Pourtant on en a déjà une alternative à Genève, une qui tape bien fort le poing sur la table. Ce n'est pas notre approche. Les Pirates veulent profiter de notre révolution numérique pour faire profiter les citoyens de ces fantastiques outils. Nous voulons adapter notre canton aux nouvelles relations qui se sont créées entre les citoyens. Nous voulons redonner le contrôle aux citoyens pour les choses qui les touchent. Nous voulons sortir de la logique des lobbies qui oublient les intérêts des individus. Nous voulons libérer la créativité qui est en chacun d'entre nous.

Oui, c'est un grand changement que nous vous proposons. Et ce changement, nous le ferons ensemble. Car nous allons faire une chose tellement simple qu'elle fait peur à tous les politiques établis. Nous allons faire circuler l'information publique, et nous allons tout faire pour protéger vos informations privées.

La méthode? Ce sera celle de la démocratie participative. Si certains partis politiques s'y essayent déjà, nous l'avons enracinée dans nos fondations. Ce sera celle du hacker qui étudie tous les rouages de la machine qu'il a entre ses mains. Pièce par pièce, octet par octet, nous allons analyser et améliorer notre société. Le travail a déjà commencé, même à Genève. Des milliers de gens préparent, entretiennent et développent les outils que vous utilisez tous les jours, dans votre travail, à la maison... Les Pirates sont leur mouvement qui leur donnera un soutien politique.

Nous sommes là et nous allons rester le temps qu'il faudra pour achever notre mission.

Assange et Blocher même combat?

17/06/2012

 

assangeVSzuckerberg.jpg

 

Le whistleblower ou lanceur d'alerte est trop souvent confondu avec le délateur. Et pourtant la finalité est bien différente. Si le délateur vise quelqu'un de particulier dans le but de lui nuire, le lanceur d'alerte agira dans l'intérêt du public pour divulguer un état de fait dommageable pour le bien commun.

Le cas de Christoph Blocher peut paraître être à la limite entre le lanceur d'alerte et le délateur. Mais la personne visée avait la charge de la BNS, il était donc un des hommes les plus influents du pays. Ses agissements et ainsi que ceux de son entourage avaient forcément une portée différente que ceux du citoyen lambda.

Cette affaire nous montre que le lanceur d'alerte est insuffisamment protégé en Suisse. Cette affaire nous montre que trop souvent nos décideurs sont juges et parties. Si Christoph Blocher peut utiliser sa position et son parti dans sa défense, trop souvent les lanceurs d'alerte subissent les foudres de leurs propres organisations et sont licenciés et condamné par la justice.

Et pourtant le concept de lanceur d'alerte ne date pas d'hier. C'est même en 1912 qu'apparait aux États-Unis la première loi protégeant les lanceurs d'alerte. Au passage, je dois noter que c'est bien l'une des rares avancées du projet de notre nouvelle constitution genevoise que de proposer une telle protection.

Ce type de protection est primordial, car le phénomène ne fait que s'accélérer. L'ampleur des affaires mises à jour ne fait que grandir. Il suffit d'observer les affaires wikileaks. Ces révélations sont non seulement un camouflet pour les organisations qui en sont victimes, car elles les forcent à modifier leur comportement, mais les conséquences peuvent être déterminantes pour un peuple entier. On sait que wikileaks fut un des éléments déclencheurs du soulèvement tunisien.

Alors pourquoi ce phénomène s'accélère-t-il ? Par ce que nous sommes en pleine révolution de l'information. De plus en plus de citoyens ont accès à des sources d'information gigantesques détenues par des organisations qui se trouvent dépassées par cette révolution. De plus nous avons tous accès à des moyens de communications tellement puissants que chaque révélation peut faire l'objet d'un buzz planétaire.

Dans cette révolution numérique, les organisations, entreprises, Etats ou juste des groupes d'individus, qui basaient leurs pouvoirs et leurs revenus sur un contrôle de certaines informations sont vouées à perdre ce contrôle. Et ce notamment grâce aux lanceurs d'alerte. Et plus la transition vers la Société de l'Information avance, plus ces contrôles sont soumis à une pression. Ces organisations réagissent violemment. La violence des réactions contre Assange ou Blocher, est à la hauteur de la force du changement que nous vivons actuellement.

Que devons nous faire ? Empêcher les lanceurs d'alerte me paraît vain.

Il faut tout d'abord offrir une protection adéquate au lanceurs d'alerte. Comme les États ne fournissent pas cette protection, de nombreux hactivistes comme Wikileaks proposent des plateformes anonymes de partage de données, garantissant la sécurité des lanceurs d'alertes. D'autres proposent régulièrement d'assister les lanceurs d'alerte en utilisant les techniques les plus avancées notamment pour des échanges cryptés. Il faut utiliser ces alertes afin de pousser les organisations à modifier leurs comportements, et là encore les exemples de la BNS ou de la diplomatie américaine sont très intéressants.

Ensuite, et la vraie solution est là, nous devons ouvrir les organisations qui ont une influence sur nos sociétés, les rendre transparentes afin de pouvoir analyser les flux d'information, les processus, et les améliorer pour qu'elles soient à nouveau au service des citoyens. Cela sera une des plus grandes retombées de notre révolution numérique.

Dans notre Société de l'Information de demain, nous n'aurons plus de lanceurs d'alerte, car notre société sera ouverte et transparente.

 

Skype was just a Hype

15/06/2012

skype1.pngVoila que Skype nous annonce commencer à insérer de la publicité au milieu des conversations des utilisateurs. Cela vous permettra de faire rebondir votre conversation sur un sujet plus intéressant, nous dit-on.

Malheureusement pour Skype, c’est la mort assurée. Chaque entreprise qui a tenté de mettre de la publicité dans nos conversations téléphoniques a échoué. Prenez par exemple en Belgique : pumby racheté par MTV loaded qui a finalement renoncé au service.

Alors pourquoi cela ne marche pas ? Pour 2 raisons principales :

D’abord la publicité doit être bien contextualisée. C’est la grande force de google, qui affiche de simples publicités qui ne gênent pas le message principale du site Internet. Dans le cas du téléphone, la publicité sonore vous empêche de parler.

Ensuite tout simplement par ce que la communication est aujourd’hui un droit fondamental. Les internautes n’acceptent pas que ce droit, cette liberté soit entravée par un message publicitaire.

Alors Skype ne va pas mourir demain, car la base d’utilisateurs est grande. Mais ils ne vont plus gagner de nouveaux utilisateurs. Ils vont vivre avec leur base d’utilisateurs qui ont un compte, mais avec l’arrivée des forfaits téléphoniques intégrant de plus en plus des appels illimités, ils risquent d’en perdre beaucoup. Mais peut-être Microsoft, propriétaire de Skype depuis peu, est bien conscient que le modèle n’a pas d’avenir, alors on préfère presser le consommateur jusqu’au bout, avec au passage une utilisation des données privées très intrusive…

La transparence et la protection des données sont en danger à Genève!!

13/06/2012

3singesProtectionDonnees.jpgLe 30 mai 2012 la Commission des Finances du canton de Genève entérine définitivement la suppression d’un budget de CHF 300'000 correspondant aux ressources attribuées, selon la loi, au secrétariat permanent du bureau des préposées à la protection des données et à la transparence de Genève (PPDT). Nous constatons une forme arbitraire (dans sa forme) et dangereuse (sur le fond) de suppression d’une fonction à forte valeur ajoutée pour le canton et imposée par la loi (LIPAD). Cette pétition a 2 objectifs précis: 1) Signaler à nos autorités l’importance que nous attachons à la protection des données et à la transparence et par conséquent à l’existence de son autorité accompagnée des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission. 2) Interpeler les députés du Grand Conseil et le Conseil d’Etat genevois afin qu’ils restaurent le budget initialement prévu pour 2012 et 2013, et ainsi permettre à cette autorité de poursuivre sa mission sereinement.

http://www.avaaz.org/fr/petition/Sauvez_la_protection_des...

La page Facebook est ici : http://www.facebook.com/PPDTGE

L’Europe c’est Non! Pour l’instant…

12/06/2012

400px-European_Union_map.svg.pngLes Pirates ne connaissent pas de frontières et pourtant c’est bien un Non à l’Europe que nous avons formulé lors de notre dernière assemblée générale du Parti Pirate Suisse. Derrière nos ordinateurs, il y a peu de frontières qui tiennent. Le Parti Pirate est présent dans plus de 60 pays et continue de grandir sans que ces frontières nous posent problèmes.

Dans notre monde futur, les frontières en pointillés n’auront que peu d’importance. Seules les vrais frontières auront encore une influence. Les vrais frontières ? Les montagnes, les mers ou celles des espaces de vie comme le Grand Genève.

Alors pourquoi un Non si tous les Pirates aspirent à se retrouver sous une gouvernance commune ?

Non, ce n'est pas par peur de l’étranger ou de l'inconnu. Les nouvelles technologies et l’Internet en particulier, nous obligent à réfléchir à de nouvelles formes de gouvernance. Nous avons la conviction que la démocratie peut retrouver sa vraie définition. En plus d’être directe, nous la souhaitons participative. En réalité, l’organisation même du réseau internet est tellement puissante, qu’une organisation différente aura du mal à se faire respecter. En Suisse nous avons une démocratie semi-directe. Elle n’est pas toujours parfaite, mais nous en sommes fiers. Mais surtout, c’est actuellement le seul modèle qui se rapproche le plus de la réalité d’Internet.

Devons-nous abandonner notre modèle pour assouvir notre désir d’universalité ? Ne faut-il pas intégrer l’Union pour pouvoir y avoir plus d’influence ? La réponse est Non ! Nous voulons être un exemple pour les autres. Et nous y contribuons tous les jours au sein de l’internationale des Partis Pirates. Nous prenons une part active dans la construction d’un Parti Pirate Européen, car une unité européenne reste tout de même un objectif pour nous.

Alors Oui ! Nous adhérerons à l’union européenne lorsque celle-ci sera une vraie démocratie.

Billag et après?

10/06/2012

logo_billag.gifLa consultation relative à la révision de la loi sur la radio et la télévision a été lancée par le Conseil Fédéral. Cette révision prévoit notamment de rendre obligatoire le paiement de la redevance. Il est évident que le système aujourd'hui n'est pas adapté. En plus, il est carrément frustrant pour le citoyen qui doit ajouter une facture supplémentaire à ses dépenses déjà bien complexes.

Lors de l'assemblée du Parti Pirate Suisse du 9 Juin à Aarau, nous avons décidé de participer à cette consultation. Nous allons demander la requalification de la redevance en impôt. Il ne s'agit pas ici de remettre en cause le financement du service public de la télévision et de la radio, mais d'adapter le mode de financement à la réalité. Mais il faut tout de même trouver 1.2 Milliard de francs par année, qui sont normalement prélevés par Billag.

L’assemblée Pirate a décidé de proposer une intégration de cet impôt dans l'IFD. Le but est de supprimer Billag, et d'augmenter l'IFD. On aura une perception bien plus efficace et cela économisera à la confédération 50 Millions de francs par an. Il n'est pas acceptable qu'un impôt soit prélevé par une entreprise privée détenue à 100% par Swisscom.

Un point important, cette intégration dans l'IFD, comportera aussi une case permettant de ne pas payer la taxe. Il faudra alors fournir un justificatif. C'est le mode de l'opt-out.

Toute personne qui souhaite participer à la contribution du Parti Pirate est la bienvenue. N'hésitez pas à me contacter. Nous lancerons le groupe de travail après l'élection du Conseil d'Etat. Le contribution doit être déposée avant le 29 août 2012.

Créer une identité régionale

08/06/2012

Le Grand Genève correspond à la réalité, notre réalité à tous. Il est le territoire dans lequel chacune et chacun réside, travaille, apprend, consomme, rencontre ses proches et pratique ses loisirs. Le Grand Genève est notre espace de vie. Il existe depuis longtemps. Il était temps de lui donner un nom.

Mais c'est aussi un environnement qui est en évolution dans lequel les individus circulent de plus en plus. Nous devons aménager notre région pour pouvoir répondre aux défis liés à cette transformation.

La vision du Grand Genève doit être politique avant d'être économique

A l’image de la construction économique européenne, les défis du Grand Genève sont multiples. Nous ne devons cependant pas oublier qu’un territoire est composé d’abord d’individus qui vivent ensemble. Nous avons 184 nationalités différentes et vivons sur deux pays et deux cantons. Il faut mobiliser cette force humaine en créant une identité culturelle régionale forte. Notre économie sera le reflet de notre dynamisme et de notre soif de progrès. Elle profitera de cette identité forte composée d'une fierté et d'un sentiment d'appartenance qui nous font certainement défaut aujourd'hui.

Le Grand Genève doit se doter d'instances participatives qui assurent une représentativité de tous, quels que soient le lieu de résidence ou la nationalité. En respectant le principe d' « une femme, une voix, un homme, une voix », nous pourrons enfin faire valoir les liens étroits que nous avons tissé et garantir un respect mutuel. Nous devons être le contre-exemple d'une union économique froide qui se fiche des réalités humaines. Dans une Europe qui subit l'assaut d'idées xénophobes, une identité territoriale basée des valeurs d'ouverture et d’intégration des citoyens nous donnera les moyens de résister et de montrer l'exemple.

Une région plus homogène, mieux gérée

Le Grand Genève est la nouvelle échelle dans laquelle il nous faut travailler sur les défis que sont la sécurité, l’environnement, la mobilité et le travail. Si seuls les humains perçoivent les frontières, nos défis, quant à eux, nous sont communs des deux côtés du pointillé artificiel des Etats.

Le CEVA sera immanquablement un grand pas vers l’établissement de cette identité, mais nous devons aller plus loin. Nos entreprises pourront se développer librement dans une région ouverte. Nos communes partageront équitablement les coûts et les bénéfices du développement de la région. Nos enfants seront libres de résider et travailler dans toute la région, ils communiqueront sans changer d’opérateur téléphonique, et peut-être que leurs voitures auront les mêmes plaques d'immatriculation. Demain, ces frontières ne seront plus source de frustration ou de division. Nous réussirons à les dépasser et à connecter le Grand Genève.

L'informatique à l’école ne sert à rien...

07/06/2012

facebook-ecole.gifC'est bien connu l'informatique ne sert à rien. Au plus c'est utile pour acheter ses voyages, discuter avec sa famille et envoyer quelques emails (ou recevoir du SPAM). Cela ne sert à rien, et en plus c'est dangereux. Sur internet prolifèrent les pédophiles, terroristes et tous les tordus de la planète qui profitent d'un espace non contrôlé. Il est donc logique de supprimer l'informatique dans le programme de nos écoles. Tout au plus, ce sont les enseignants d'histoire, de sciences qui doivent montrer l'usage de ces machines à nos enfants. On agrémentera l’année scolaire par quelques interventions sur les dangers d'internet.

Car vu du monde qui n'a pas fait sa transition dans la société de l'information, les élèves s’entre-déchirent à travers les réseaux sociaux. On conseille même aux parents, pris au dépourvu, de surveiller leur enfants.

Mais nos enfants ne sont pas de simples consommateurs d'internet qu'il faut protéger des abus. Ce sont des acteurs du réseau.

Ce sont eux qui vont continuer à construire notre société de l'information. Mais ils ne pourront le faire que s'ils maitrisent les outils. Pas seulement des utilisateurs d'outils, ils doivent être capables de les concevoir et les adapter.

A l'appel des associations informatiques, nous devons donner à l'informatique une place de choix dans l'enseignement.

Et le risque alors ?

Si les citoyens suisses ne sont considérés que comme des utilisateurs, nous allons rater le coche de la construction de notre société de l'information. Nos entreprises n'auront pas la possibilité de trouver les compétences nécessaires dans notre propre pays. Nous devrons importer ressources humaines ou les produits et services. Toute l'infrastructure de notre économie sera dépendante de pays qui eux valorisent cette matière, comme les États-Unis ou la Chine.

Nous devons vite prendre la mesure de ce changement et aider nos enfants à maitriser, analyser, traiter et produire l'information numérique. Pour l'instant ils sont seuls. Leurs parents ne sont pas nés dans le même monde, et ne savent pas comment réagir, il ne faut pas leur en vouloir. Il faut aujourd'hui expliquer à nos enfants qu'ils sont les premiers, ceux qui vivront entièrement dans la société de l'information et qui l’amèneront à l’étape suivante. Nous devons leur expliquer que c'est à eux de déterminer les usages sur les réseaux. Et nous avons la responsabilité de leur donner les moyens pour le faire. Cela commence tout simplement par l'informatique à l’école.

All the posts