Parti Pirate

ACTA est mort, un petit bout d'histoire vient de s'écrire

05/07/2012

dontmesswithinternet.jpgHier soir un vent de liberté à soufflé sur les réseaux! Le Parlement européen vient de signer un cinglant "NON" au projet de traité anti-contrefaçons ACTA qui risquait de mettre en péril certaines de nos libertés. Pour le Parti Pirate, c'est une grande victoire car nous avons oeuvré en profondeur pour faire comprendre le danger de ce traité. C'est notamment Amelia Andersdotter, députée européenne pour le Parti Pirate Suédois, qui a réussi à convaincre son groupe parlementaire et la commission de l'industrie dans laquelle elle a mené le débat sur ACTA.  Maintenant c'est au tour du Conseil Fédéral d'officialiser sa réponse. Prudent, il avait déjà remis sa décision en attendant celle du Parlement européen.

Au delà de la victoire de la démocratie, il s'agit bien là du premier tournant dans l'histoire de la révolution numérique. Les historiens apprécieront surement cet évènement comme un marqueur, celui de l'apparition d'une nouvelle forme de contestation.

Dans chacun de ses aspects, l'histoire d'ACTA est révélatrice de nos nouveaux comportements qui rentrent en conflit frontal avec ceux de l'ancien monde. Négociations secrètes, pressions sur les gouvernements, manipulations médiatiques n'ont pas fait le poids face aux fuites de documents et à la mobilisation de centaines de miliers d'internautes capables d'être à l'affut de chaque nouvelle information.

La contestation contre ACTA a été la première a se développer à l'échelle d'un continent entier. Elle a mis à mal de nombreux principes. Pas de leader, des manifestants qui se cachent derrière un masque. Nous n'avions même pas le temps de déposer des demandes d'autorisation pour manifester... Pour Genève, cela veut dire aussi que la nouvelle loi anti-manifestation va être mise à l'épreuve bien plus souvent. La presse, les politiques, beaucoup n'ont pas vu venir le mouvement de contestation. Mais il n'était pas nécessaire d'aller dans la rue pour être convaincu, les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, ont fait le reste.

Maintenant, si ACTA est mort, d'autres projets sont prévus. Nous devons rester vigilants tant que certains milieux réactionnaires seront prêts à remettre en cause nos libertés pour quelques profits. Mais attention, le prochain mouvement risque d'être d'une ampleur toute autre.

 

 

Commentaires

a chaque génération sa forme contestataire laquelle est la meilleure ? notre génération a par son abnégation réussi à faire bouger les choses sans pour autant prendre en otage ceux qui désirent travailler alors que d'autres manifestent.On peut alors qu'en étant élève en soins ,lors d'un été .grosse chaleur étouffante avoir envie de ne plus porter le bonnet et ce afin de signifier aux responsables qu'en travaillant c'est le cerveau qui commande et non l'uniforme,et voilà la mode suivit.Vous avez la primeure du récit d'un geste qui fut en 1966/rire /comme quoi tout un chacun peut faire évoluer sans vouloir tout bouculer

Écrit par : lovsmeralda | 05/07/2012

Ce qui est frappant, c'est que l'ACTA a été ratifié par la commission européenne, alors qu'il fut ensuite balayé par le parlement. Cela montre bien la déconnexion de l'exécutif européen de ses citoyens.

Écrit par : Djinus | 06/07/2012

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