Parti Pirate

Bientôt la mort de Billag?

31/08/2012

tv-internet.jpgLa période de consultation sur le projet de révision de la loi sur la Radio et la Télévision touche à sa fin, et le Parti Pirate a remis sa prise de position.

En réalité, cette réforme n'en est pas une. Tout au plus, elle intègre un peu de jurisprudence dans la loi, en rendant la redevance obligatoire.

Alors, nous avons apporté notre prise de position. Face au chantier réel qui attend notre société, nous appelons aujourd'hui le Conseil Fédéral à lancer une véritable réflexion, à l'image de ce qui ce fait pour le droit d'auteur.

Non, dans notre prise de position, nous ne demandons pas la disparition pure et simple de la redevance. Nous demandons qu'elle soit prélevée à travers nos impôts: exit Billag et leur méthodes discutables. C'est une modeste adaptation mais qui ne doit pas cacher la remise à plat de la politique publique dans ce domaine.

Vous trouverez l'ensemble de nos propositions dans ce document.

Mais quel est le modèle que nous devons choisir pour nos médias. Il est clair aujourd'hui que les modèles sont basés sur les modes de diffusion. On parle bien de la loi sur la RADIO et la TÉLÉVISION. Mais ce n'est plus uniquement sur ces 2 appareils que nous recevons de l'information.

Le modèle doit se transformer au profit des médias qui animent le débat public. Ceux qui sont indispensables au bon fonctionnement de notre démocratie directe.

Mais comment définir ces médias? un simple site internet, ou même un hashtag sur twitter, comme #EnLD, peuvent être vu comme des outils de notre démocratie. Il ne suffit pas d'être une chaîne diffusant 24 heures sur 24.

Voici un débat qui sera certainement passionnant, mais dans lequel le Conseil Fédéral, pour l'instant, refuse d'entrer en matière.

Pirates and Bank secrecy

15/08/2012

swissbanksecrecy_iht.jpgFollowing a discussion on the Pirate Parties International mailing list, I wanted to shed a Swiss light on the hot topic of Bank secrecy. This is a topic on which the pirates did not take a stand yet, and still we will have to. The purpose of this post is not to opt for a stand, but just to give another view to add to the discussion.

The discussion started whether we should support or not Hervé Falciani that stole banking details of clients, gave them to another country and is now risking to be extradited in Switzerland. It might be not clear if he sold or just gave the data, it is still important that we should take a stand.

Clearly a Pirate does not like money. Or, let's put this way, a Pirate does not like money when it is gained on the back of others. If you earn your money by producing a good or adding intellectual value, then it is piratly acceptable and valued.

So when we start talking about banks and tax evasion or fraud, down deep in our hart, we, Pirates, can only be disgusted by the behaviour of those people ready to make profit on the back of the society. Fair enough.

But let's go a bit deeper, and let's try to decouple these two elements. Tax fraud is not Bank secrecy and vice-versa.

Bank Secrecy is a rule by which only a judicial authority, based on a lawful action, can ask a bank to provide details of a client. Oh wait. This is where it gets interesting. Let's compare it to online surveillance. The Pirates are fighting for the secrecy of communication. This mean that personal data hosted at an ISP can only be handed over to … a judicial authority, based on a lawful action.

We have two very close concepts, but as one of them involves money, well it puts Pirates in an uncomfortable and emotional situation. I cannot blame us, as I get the same reaction.

Now let's go a little bit back in history. Bank secrecy was establish in Switzerland, but also in many countries, as a tool to protect citizens from the governments, including foreign governments. If a banker would violate his professional secret, he would end up in jail. This is why you also have to declare your revenues to the government in order to compute your taxation. And we, Pirates, want to establish online communication secrecy to protect the citizens from the governments. The comparison is very strong here. ACTA was a starting point to establish systematic exchange of data between the countries. This is already in place in the financial world (see FATCA), and the only thing that is slowing down this exchange of data is the banking secrecy still active in certain countries.

As soon as we accept a certain degree of secrecy, we know it comes at a certain price. On the Net, we have child pornography, terrorism, illegal weapons trade, scams, etc... Well in the financial world we have tax evasion and fraud. It is of course difficult to compare the volumes of both types of activities, but is it online crime or financial crime, we all agree they both hurt the society and should be repressed.

In the online world, governments are using these crimes, as child pornography, to justify tracking our Internet. The method is clear: use any deviant behaviour and make it a rule in order to get public attention and buy-in for repressive methods.

To get rid of the secrecy and force control that breaches our civil liberties, the governments are using the same method: Putting an emphasis on the few black sheep to establish a wide surveillance system on our bank account. They are using child pornography to justify tracking our Internet, they already used tax evasion to justify tracking our bank accounts.

Ok but if we do not touch bank secrecy, we are still not comfortable with tax fraud, and money laundering. This is why, I believe we should apply the same methodology we are using for our Internet. We should provide solutions to remedy the causes of tax fraud. We should fight for a world where money is less important. But we must never forget our vision of a world where each citizen has the assurance that the governments are not controlling him, and that each citizen has the tools to control the governments.

I am not making a stand on bank secrecy here. But we shouldn't succumb to the same types of arguments we are fighting against in the online world. We need to get our definitions right between bank secrecy, tax fraud and money laundering. We need to analyze, understand the financial world, propose rational solutions that are protecting the citizens civil liberties. And we should imagine what would be the best financial system that will fit the information society and fight for it.

Nos données sont précieuses ! Défendons-les !

14/08/2012

A l'annonce d'une nouvelle transmission de données personnelles d'employés de banque, le préposé fédéral à la protection des données déplore son manque de moyens. Celui-ci était déjà connu, et devient même criant pour sa collègue cantonale à Genève. La préposée genevoise a vu son budget réduit d'un tiers parce que ses activités dérangent. Couper ses moyens d'action est considéré comme plus facile que d'adapter les habitudes de travail au sein des institutions. Si les moyens du préposé avaient été suffisants, peut-être aurait-il pu éviter ou atténuer la transmission des données par les banques ?

Mais coincées au milieu d'une guerre économique qui décidera de l'endroit où ira se cacher l'argent des fortunes de notre monde, ses données sont bien peu de choses. Il semblerait que les banques soit prêtes aujourd'hui à vendre leurs employés pour obtenir un répit. La bataille des données personnelles vient s'immiscer dans une guerre économique qui dépasse nombre d'entre nous et les employés n'en sont qu'un dommage collatéral.

Plus de 11.000 noms sur la première liste, combien sur la deuxième ? On conseille à certains de ne plus quitter la Suisse, des enfants sont retenus pendant 6 heures par les douaniers américains pour un interrogatoire. Leur crime ? Leur père travaille dans un banque, et son nom figurait sur la fameuse liste. Les familles sont devenues des cibles. On peut penser que d'autres anecdotes peu sympathiques continuerons à circuler, sans compter les risques de rumeurs.

Si transmettre des listes de noms n'est pas une méthode nouvelle, dans un monde où l'information est globalisée, elles ont un autre impact. Le droit à l'oubli ne peut pas techniquement s'exercer. Et nous pouvons faire confiance aux autorités américaines d'utiliser avec ces listes leur infrastructure de surveillance mise en place pour lutter contre le terrorisme. Dés l'instant qu'une personne sur cette liste embarque dans un avion, une alarme s'allume outre-atlantique. Et si vous êtes un homonyme, dommage pour vous, les ordinateurs ne font pas la différence. La divulgation de ces données vient directement atteindre et restreindre les libertés individuelles de nos concitoyens. La liberté de se déplacer mais aussi la présomption d'innocence sont ici bafouées.

Quand les libertés de nos concitoyens sont sacrifiés en masse pour assurer un répit temporaire dans cette guerre économique, nous devons nous questionner. Nous devons absolument renforcer le rôle du Préposé. Nous devons renforcer la protection des données privées en Suisse. Nous devons prévoir des sanctions pénales en cas de violation des règles de protection des données. Et nous devons développer les outils qui permettront de protéger nos données. Le Conseil Fédéral, quant à lui, a préféré privilégier les intérêts économiques à la sécurité de nos citoyens.

Effacer vos données de MoneyHouse - Mode d'emploi

Mise à jour du 26 Septembre 2013

  • Face au succès de ce mode d'emploi, MoneyHouse demande maintenant une copie de pièce d'identité pour justifier de la demande de suppression. Cela est légal, vous pouvez toutefois ne transmettre que les informations minimum en cachant les autres.
  • Un sujet de A bon Entendeur est diffusé sur ce thème: http://www.rts.ch/video/emissions/abe/5238236-moneyhouse-...


Mise à jour 28 août 2012: La Fédération Romande des Consommateurs a repris ce petit manuel sur leur site. Vu le nombre de commentaires, ceux-ci sont à nouveaux ouverts.

 

Attention ce mode d'emploi n'est plus à jour, veuillez utiliser le formulaire proposé par Moneyhouse

https://www.moneyhouse.ch/fr/personDeleteRequest/info


On parle beaucoup de protéger nos données, alors voici enfin une action concrète que vous pouvez faire. Cela ne vous prendra que quelques minutes, et cela, sans quitter votre siège.

Munissez-vous de votre Nom, Prénom, date de naissance, lieu de résidence et email.

  1. Connectez-vous à MoneyHouse.
  2. Recherchez votre nom et prénom. Si vous êtes référencés, vous pouvez poursuivre la procédure.
  3. Allez sur la page "Contact" de MoneyHouse.
  4. Remplissez le formulaire avec votre nom, e-mail. Votre téléphone n'est pas nécessaire.
  5. Dans "Objet", vous pouvez mettre: "opposition à toute divulgation de données me concernant"
  6. Dans "Message", vous pouvez mettre:

    "En application de l'ordonnance incidente du Tribunal administratif fédéral dans la cause A-3831/2012, je vous communique mon opposition à toute divulgation de données me concernant, soit:
    VOTRE NOM/PRENOM, de COMMUNE, né le JJ.MM.AAAA;
    Je vous prie de m'en délivrer quittance dans les 24 heures. "

  7. N'oubliez pas de remplacer "VOTRE NOM/PRENOM, de COMMUNE, né le JJ.MM.AAAA;" par vos véritables données.
  8. Recopiez le code de sécurité.
  9. Cliquer sur "Envoyer"
  10. Vous pouvez recommencer la procédure sur monetas.ch ou databot.ch

Si vous voulez en savoir plus sur MoneyHouse, je peux vous recommander le site de Tengu, sur la RTS "On en parle" ou l’émission "Forum"

Merci à Sébastien Fanti pour la rédaction du message de demande d’effacement.

 

e-Vote la suite...

10/08/2012

Et voilà, le Conseil d'Etat m'a accordé le droit "d'éprouver sans reproduire" le code source du vote électronique. Une petite victoire? sûrement.. car l'accès est cette fois-ci accordé sur un ordinateur. La fois précédente, le code avait été remis imprimé sur du papier. Autant vous dire que toute analyse était impossible. J'espère que cette fois-ci les conditions seront meilleures.

Autre moment important, nous serons aussi le 23 septembre, dans les bureaux de la chancellerie pour assister à l'ouverture de l'urne. Nous pourrons y analyser le côté humain et organisationnel en situation réelle.

Dans tous les cas, je compte bien vous faire le relevé ici même de notre travail et de sa progression. Mais nous devrons signer un accord de confidentialité concernant la divulgation du code source. Donc tous nos commentaires devront respecter cette clause. Nous ne manquerons pas de signaler le fait qu'une information ne puisse pas être divulguée.

Donc aujourd'hui nous utilisons un système de vote électronique dans plusieurs cantons, que seuls les genevois font fonctionner et peuvent contrôler... Je crois de source sûre que les citoyens Bâlois, Bernois ou Lucernois ne sont pas très satisfaits de cela..

Pour suivre l'actualité du vote électronique, je vous propose aussi le blog de Tengu. Des fois un peu technique, mais toujours piquant de réalisme.

Bref, la suite au prochain épisode...

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