Parti Pirate

Visite de la séance de déchiffrement

11/10/2012

Le 23 septembre dernier, nous avons été convié à assister à la séance de déchiffrement de l'urne, appelée d'ailleurs par la Chancellerie "séance de décryptage de l'urne". Les puristes apprécieront la nuance.

Accueillis par Madame la Chancelière elle-même, nous avons donc pu assister à l'ensemble de la procédure, Ensuite les services de la Chancellerie nous ont fait une présentation approfondie des détails de la procédure. Ils étaient ouverts à toutes nos questions et suggestions. Un bon effort de leur part, dans un domaine qu'ils savent critique.

Lors de la séance, nous avons relevé des points d'amélioration, et même des pistes pour rendre le vote électronique plus vérifiable. Nous avons donc rédigé un rapport. La version préliminaire a été soumise à la Chancellerie pour lui laisser l’occasion d'y apporter ses commentaires. Ensuite, le rapport sera publié ici même.

Commentaires

Et le contrat de NDA faisait que vous avez signé faisait combien de page ?

Écrit par : Djinus | 11/10/2012

Djinus, vous suivez bien !!
Le NDA est pour l'étude du code, et ne porte pas sur cette visite. Il est relativement court. Il avait été fourni avec le communiqué de presse. Mais n'était pas entièrement satisfaisant, nous l'avons renégocié. Nous le signerons donc prochainement avec le début de l'étude du code.

Écrit par : Alexis Roussel | 11/10/2012

Le bon point est déjà que le contenu du NDA soit public, si j'ai bien compris. Quelles pénalités prévoit-il en cas de son non-respect ?

Écrit par : Djinus | 11/10/2012

20.000 CHF conjointement entre les individus ayant accès au code. Je vais la publier ici prochainement.

Écrit par : Alexis Roussel | 11/10/2012

Pourquoi le vote par internet doit être interdit: il n'y a aucune garantie que le vote est émis par celui qui a le droit de vote. Le mari par exemple peut voter à la place de son épouse, ni vu ni connu.

Écrit par : Juilien | 11/10/2012

Juilien, cette problématique n'est pas lié au vote par Internet, mais au vote à distance. Cela est aussi le cas du vote par correspondance. A Genève il existe des contrôles aléatoires. C'est la seule méthode actuellement appliquée. Maintenant on peut en imaginer d'autres pour le vote électronique, comme la possibilité de révoquer son vote électronique en votant à l'urne (comme en Norvège si je me souviens bien), ou alors en permettant de voter plusieurs fois, seul le dernier vote est pris en compte (comme en Estonie).

Ce n'est pas pour nous l'argument majeur contre le vote électronique.

Écrit par : Alexis Roussel | 11/10/2012

Exact, mais si le mari s'empare de la carte vote de l'épouse, une fausse signature est éventuellement décelable. (Et des cas de fraude ont déjà été décelés.) On peut même imaginer quelqu'un qui paie pour récupérer des "cartes" de vote internet.

Vous êtes bien placé pour savoir que nul système informatique n'est inviolable.

Et quel est l'argument majeur contre le vote électronique?

Écrit par : Julien | 11/10/2012

L'argument majeur est le risque de fraude massive, qui resterait invisible, même des opérateurs du système de vote. Une fraude massive par papier sera toujours visible à un moment ou un autre. C'est pour cela que le vote électronique ne doit surtout pas être mis en place dans des pays à régimes douteux..

Écrit par : Alexis Roussel | 12/10/2012

@Alexis Roussel ,la Suisse ne mériterait-elle pas de se trouver parmi les pays douteux? je songe aux adeptes du novlangue obligeant les lecteurs avertis à déchiffrer entre les lignes et les mots le faux du vrai.Une vraie calamité ces gens là et ils sont nombreux dans notre pays
belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 12/10/2012

La clé du problème est bien là : le vote électronique ne permet pas le contrôle par une délégation représentant les divers parti de citoyen non-expert en cas de contestation ... alors que c'est le cas sans problème avec les votes papiers : il suffit de compter ce qui a été mis sous scellé.

Considérant l'importance du processus de vote dans une démocratie semi-directe, il est à mon avis EVIDENT que ce défaut est rédhibitoire et devrait suffire à rendre le vote électronique - tel qu'il est proposé actuellement - illégal.

Écrit par : Djinus | 12/10/2012

Djinus, de votre expertise (informatique), quelles sont donc les failles du système actuel du vote électronique? (hors absence papier), failles techniques de système - langage - sécurité IT? systèmes de contrôles (IT)?

Écrit par : Pierre à feu | 12/10/2012

Sur les aspects techniques, je pense que dans les grandes lignes, le projet est mené correctement.

Le problème est essentiellement selon moi sur le manque de transparence : les bon système cryptographique sont ouvert à la relecture par des experts.

Et je répète, le problème principal est qu'un recomptage n'est pas possible par un panel de citoyen moyen ... on doit se remettre à un panel d'expert dont le logiciel est caché derrière d'épaisses barrière juridique au nom du droit d'auteur ... "Vous voulez recompter le vote ? Faites confiance à Hewlet-packard et nos 20 experts externes français".

Non, définitivement non.

Écrit par : Djinus | 12/10/2012

(il faut noter que le logiciel est ouvert à la relecture mais si un expert trouve un problème, c'est 20'000.- pour sa poire s'il estime devoir en informer le public : vive la transparence).

Écrit par : Djinus | 12/10/2012

Djinus, petite avant première pour vous. Dans le rapport, nous proposons une solution qui nous a paru simple au problème de recomptage par des personnes externes. Cela ne résout pas le problème de la technicité, mais permettrait au moins un contrôle citoyen.

Écrit par : Alexis Roussel | 12/10/2012

ok Djinus, j'y vois + clair dans cette opaque crédulisme qu'entoure le vote électronique gvois

Écrit par : Pierre à feu | 12/10/2012

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