Parti Pirate

Le Grand Genève devra être culturel!

14/01/2013

Suite à la lecture de l'article sur le devenir du Grand Genève dans le Courrier, l'importance de cette Région doit être considérée par tous les habitants de l'agglomération. Mais le devenir de notre région ne se limite pas à de coopération économique, comme le sous-entend l'auteur de l'article.

Nous avons besoin d'une Assemblée Territoriale élue au suffrage universel pour la région nous dit l'auteur. Cet article est un joli plaidoyer. Pour moi il est indispensable d'avoir un outil démocratique qui corresponde à notre espace de vie (travail, social, culturel, famille, commerce).

Notre région compte 915'000 habitants en 2011 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Gen%C3%A8ve) et pourtant la plupart des décisions majeures sont votées par environ 50'000 personnes...

Cette Assemblée pourra traiter de sujets en souffrance: la politique de transports parait si évidente, la question de sécurité et améliorer la coopération économique.

Mais elle pourra aussi traiter d'autres sujets qui nous empêchent tous les jours de développer une culture régionale: l'organisation des réseaux de téléphones, la répartition des chaînes de télévision (ce contenu n'est pas disponible dans votre pays), la coordination des événements culturels et sportifs (Pourquoi ETG n'utilise pas le stade de la Praille?)... Et pourquoi pas une plaque d'immatriculation commune?

Cette Assemblée permettra de réunir nos forces et nous donnera les moyens de définir une identité régionale qui ne soit pas une identité basé sur l'opposition et l'exclusion, mais sur l'inclusion !

Car c'est cette identité commune qui nous donnera la force de prendre les bonnes mesures accompagnants les changements économiques et sociaux que nous allons vivre dans la société de l'information.

La région est notre avenir, nos frontières représentes le passé.

Le foot, ce tueur de culture

07/01/2013

Je vous partage un article de SwissTengu, bloggueur invétéré romand, qui met le doigt sur la communication peu constante de l'industrie du cinema... On était plus habitué aux messages alarmistes, mais voilà, ce matin :

Lien vers l'article original en CC-by-sa

Ce matin, dans le train (pour une fois à l'heure), je suis tombé sur un petit encart du 20 Minutes (faut bien s'occuper pendant le trajet), page 13…

Il parle des entrées de cinéma pour 2012, en particulier du fait que le nombre d'entrées a augmenté de 2.4% (sacrés pirates), et que les revenus des exploitants (j'aime ce mot) ont progressé de 3.4%.

On note de suite que l'augmentation du revenu des exploitants est supérieure à l'augmentation des entrées - merci l'augmentation du prix du billet, en particulier pour les projections 3D…

Et l'article de conclure par cette petite phrase anodine que j'ai de suite adoré:

"Faute de participation à l'Eurofoot, les Suisses sont aussi allés au cinéma durant l'été"

Il va sans dire que mon amour immodéré pour le "pouet-pouet-gooooooaalll-pouet-pouet" m'a poussé à réagir de suite ;).

Après le téléchargement "illégal", la nouvelle menace culturelle du ballon rond ? Vu le degré de régression observé chez les supporters, le fait que le foot soit une menace contre la culture ne m'étonne même pas. Faudrait taxer les billets des matches pour soutenir la culture, moi j'dis !

Oh, et, ces statistiques sont sorties par Procinema, l'association faîtière de la branche (qui ne s'occupe donc que des exploitants et des distributeurs).

En passant, leur page pour le Top25 est intéressante… Me demande dans quelle mesure certaines personnes de ma connaissances ne pourraient pas récupérer ces statistiques hebdomadaires et travailler dessus pour sortir des chiffres… Je dis ça, je dis rien ;).

Qu'on ne vienne plus me parler des dangers du piratage. Jamais !

T.

Retrouvons la raison des salaires

06/01/2013

Screenshot from 2013-01-04 21:22:27.pngLe Pirates suisses soutiennent l'initiative «contre les rémunérations abusives». Cette initiative vise à limiter les salaires hors normes des membres des conseils d'administrations des Sociétés Anonymes cotées en bourse. En réalité, nous parlons donc d'une cinquantaine de personnes gagnant jusqu'à 15 millions de francs par an.

Pour le CEO de Novartis, le champion, son salaire de 15 millions de francs a représenté 266 fois le salaire le plus bas de son entreprise en 2011. A ce niveau là, on ne peut plus trouver de justification économique, ni justification humaniste...

Si on peut accepter des salaires plus élevés que la norme pour certains métiers, c'est que, par exemple, les personnes aptes à diriger ce genre d'entreprises ne courent pas les rues et nécessitent des compétences particulières, mais de là à entrer dans de tels extrêmes...

Ces salaires sont, je crois, un symptôme d'une société qui a donné la priorité aux multinationales et qui a oublié les individus qui la compose. Nous ne sommes que de la ressource humaine ou des consommateurs.

Pourquoi les Pirates, pourtant perçus comme libéraux économiquement, soutiennent cette initiative?

Nous avons une vision de l'économie adaptée à la société de l'information de demain. Celle-ci sera décentralisée autour de l'individu ou des petites structures. Certes de grosses entreprises perdureront, mais l'évolution de la technologie va immanquablement donner à l'individu des moyens toujours plus en plus fabuleux de concevoir, produire et distribuer. Cela est déjà le cas dans le domaine de l'immatériel, et cela arrive dans notre monde bien réel avec les imprimantes 3d.

Cette économie sera aussi l'économie de la collaboration. Pas un simple travail d'équipe, non. La création, le management deviennent de plus en plus participatifs et collaboratifs. Et une seule personne ne pourra pas justifier d'une importance telle qu'elle doive toucher des sommes déraisonnables.

La Société de l'Information est aussi celle où la démocratie sera revisitée. A tous les niveaux et dans tous les secteurs. C'est je crois l'élément fondamental. L'initiative donne aux propriétaires de l'entreprise le pouvoir de fixer les revenus des dirigeants. Cette disposition à elle seule justifie l'initiative.

Dans les prochains mois, vous allez voir énormément d'informations prônant le Non et vous incitant à préférrer le contre-projet. Les moyens employés seront disproportionnés.

Malgré cela, la plus grande résistance sera en chacun d'entre nous qui vivons dans l'illusion qu'un jour aussi nous pourrons peut-être obtenir un tel salaire. Nous ne devons pas sacrifier notre société à cette illusion.

Le 3 Mars 2013, ce sera OUI à l'initiative «contre les rémunérations abusives».

En cadeau, le premier épisode d'une mini-série humoristique sur ce thème:


Et la neutralité du réseau?

04/01/2013

net-neutrality.jpgUn fâcheux précédent c'est produit sur Internet en France. Et depuis la Suisse, nous devrions regarder soigneusement l'évolution de l'affaire de la publicité bloquée par Free.

On peut trouver la pub énervante. Moi-même j'ai décidé de vivre dans un monde sans pub. Exit la télévision, et installation d'un ad-blocker sur mon navigateur. Je m'en porte bien mieux, et il est parfaitement concevable que la solution de Free paraisse alléchante et satisfaisante à de nombreux abonnés.

Mais la décision de Free de mettre par défaut un bloqueur de pub actif remet en cause la neutralité du réseau. Il ne faut pas oublier que ce sont des outils similaires qui sont utilisés pour filtrer des contenus «malsains» selon les standards de certains pays.

On peut tenter d'expliquer la réaction de Free. Leurs rapports avec les hébergeurs de contenus sont tendus. Ceux-ci génèrent du trafic dont les coûts sont supportés par les FAI, mais les revenus (générés par la pub) sont encaissés les hébergeurs de contenu. Quelques soient les raisons (qui seront décortiquées longuement sur le web), Free  a clairement passé un cap en filtrant sélectivement le flux de données. Cela veut dire concrètement que la page qui s'affiche chez vous n'est pas celle envoyée par le site que vous êtes en train de consulter. Rien ne les empêcherait non plus de rajouter de l'information dans le flux de données.

netneutral.gif

Et pourtant en touchant aux données qui circulent sur leur réseau, ils ont justement touché à ce qu'il n'aurait pas du. Ils donnent l'occasion aux autres acteurs de riposter en venant sur leur territoire. Et les dérives pointent déjà le bout de leur nez: en matière de filtrage, un des risques est le sur-blocage déjà détecté chez Free, sans compter les tentatives de contre-blocage.

Cela nous concerne tous, car un réseau non filtré est garant d'un développement de la société de la connaissance au profit de la Société et non au profits de certains seulement. Cela nous concerne tous, car nous devons être sûr que ce que nous lisons sur notre écran est bien ce que veut nous dire notre interlocuteur.

Par contre on peut y voir un avantage: comme Hadopi en France a permis d'éduquer la population à l'utilisation de VPN, peut-être l' «adGate» permettra aux citoyens de mieux comprendre le fonctionnement d'adBlock.

Il est urgent d'inscrire le principe de la neutralité des réseaux dans nos lois et dans notre constitution. Car le plus grand risque est que Free devienne un exemple de l'acceptation passive des internautes à des mesures de filtrage. Les FAI suisses pourraient alors s'en inspirer. Ils n'hésiterons pas à le faire, car ils ont déjà commencé.

La demande est en cours au Conseil National: A Suivre!

Alors en attendant un autre réseau moins contrôlable et plus résilient: Don't mess with our internet !

Le Revenu de Base n'est pas une utopie

01/01/2013

L'utopie est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut (wikipédia). Le Revenu de Base n'est pas en soit une utopie, car il ne nécessite pas le concours volontaire de chaque individu. Nous avons déjà des mécanismes de redistributions. Ceux-ci ne sont pas efficaces, mais dans les pays développés ils permettent aux individus de se nourrir. On peut les améliorer à travers le Revenu de Base. Nous avons déjà des mécanismes obligatoires tels que l'éducation. Le Revenu de Base en serait un aussi mais dans le domaine financier. Donc techniquement, le Revenu de Base est tout à fait réalisable. C'est l'impact à long terme sur la société qui peut être discuté. Mais n'oublions pas que les changements sont déjà énormes, entre l'environnement, l'urbanisation du monde et l'entrée dans la Société de l'Information. A mon avis, le Revenu de Base permettra de vivre ces changements en diminuant le risque d'en laisser certains sur le bord de la route...

La récolte des signatures est en cours en Suisse afin de voter pour l'introduction du Revenu de Base. Pour en savoir plus..

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