Parti Pirate

"Juré promis! On ne le fera pas"

20/05/2013

dna prison.jpgA chaque nouvelle base de données de fichage d'une population, on nous promet de ne pas l'étendre.

Fichage ADN proposé en Suisse pour les demandeurs d'asile, en France ils l'ont fait pour les délinquants sexuels. Maintenant ce fichage est déjà étendu à 2 millions de personnes (toutes des délinquants sexuels?). Au Royaume de la surveillance, 6 millions de personnes sont fichées.

On chauffe petit à petit pour habituer le citoyen..

Petit détail intéressant, même avec leur avance dans le domaine, l’efficacité de tels systèmes n'est pas prouvée

 

Alors que faire?

1 On fiche tout le monde avec une puce RFID dès la naissance?

ou

2 on arrête le fichage avec la possibilité de ne faire une base de données que si elle est réalisée pour offrir un service au citoyen (avec seulement les données nécessaires à ce service)?

Ce choix se construit dès aujourd'hui, malheureusement, la plupart des gouvernements l'ont déjà fait pour nous. Et en Suisse, nous nous laissons portés par l'euphorie orwellienne ambiante.

Commentaires

...
Ce n'est certainement pas en se cachant la tête dans le sable que l'on se protégera des applications possibles des découvertes scientifiques.

Les nanotechnologies et les biotechnologies notamment, rendent aujourd'hui possible toutes sortes d'applications d'analyses, d'identification et de fichage. Ignorer tout cela conduirait inévitablement à laisser le fantasme s'installer sur ces questions qui relèvent avant tout de l'éthique et du droit.

Le fichage n'est pas forcément nuisible, ni dangereux, mais doit être utilisé à bon escient. Qu'est-ce qu'un passeport, une carte AVS ou une adresse IP, sinon des moyens d'identification ?
La science évolue, hier on identifiait les gens sur la base de photos dans les passeports, aujourd'hui déjà les empreintes digitales ou l'iris de l'oeil permettent d'obtenir des résultats plus fiables.

Si l'on veut éviter l'univers décrit par Orwell dans "1984", il est indispensable que le citoyen s'intéresse à tous ces aspects, car c'est à lui qu'il appartient de décider du cadre législatif de ces applications scientifiques. A défaut de s'y intéresser, les "élites" autoproclamées décideront pour lui ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 20/05/2013

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