Parti Pirate

Espérance Fragile

18/07/2013

crowd.jpgEdit: Voici le texte qu'une connaissance a écrit, mais elle ne souhaitait pas le publier par peur, par honte peut-être? Je vous le livre ici, avec son accord, anonyme. Elle est Suissesse, vit à Genève et vous la connaissez et la respectez sûrement.

Aujourd’hui, je suis révoltée et triste. Révoltée du système dans lequel je vis, appelons le système ou société, peu importe. Aujourd’hui, quand je pense à mon avenir, je pense uniquement au mois prochain. Après ? Je ne sais pas !

Mes rêves ? Je n’en ai plus !

Mes espoirs ? Ils sont peu nombreux. En fait, il y en a plus qu’un seul : ne plus survivre, mais vivre.

En sortant de mes études, mes souhaits, mes rêves, n’étaient ni utopiques, ni gigantesques. Avoir un travail qui me plaise, dans lequel je puisse m’épanouir afin de répondre à une certaine vocation reçue. Profiter de ma jeunesse avec mon mari pour voyager, construire un chez moi qui me plaise. Avoir des enfants, pas tout de suite bien-sûr, mais l’envie de fonder une famille faisait partie de mes projet à long terme. A cela s’ajoutent des envies et projets plus personnels.

Aujourd’hui, cela fait deux ans que j’ai terminé mes études universitaires. Durant ces deux dernières années, j’ai survécu et non vécu. Je suis passée d’incertitudes en précarités : stage mal payé, chômage, fins de mois difficiles, impossibilité de partir en vacances (merci papa et maman de me les payer !).
Aujourd’hui, le projet de fonder une famille semble lointain.
Aujourd’hui, on me propose un emploi précaire d’un an en me demandant d’incarner la jeunesse porteuse d’espoir. Parle-t-on de celle au chômage, sans revenus, au crochet de leurs parents ? Ou de la suivante...
Aujourd’hui, je n’ai plus l’énergie d’avoir des projets personnels, le système m’a cassée. Il a cassé ma génération. Au nom de quoi ? Pour quoi ?

On me demande d’ouvrir une nouvelle voie, un nouveau chemin et ce de manière forcée sans même connaître ma juste rétribution. Jamais auparavant, une génération entière s’est trouvée dans une telle situation : surdiplômée et sans avenir étant obligée d’accepter tout stage et petit boulot. Une chance selon la génération précédente. Une manière de survivre pour notre génération ?

J’entends très fort l’appel de S. Hessel : « engagez-vous ! ». Mais la tâche semble immense et le combat pour faire valoir une digne place dans la société se trouve déséquilibré.
Je pense alors à la philosophe S. Weil qui a travaillé en usine pour comprendre ce que les ouvriers vivaient et dénoncer ces conditions de travail. Après plusieurs semaines de travail, elle réalise qu’elle est tellement épuisée qu’elle n’arrive plus à réfléchir, à penser, à se libérer.
Pour moi, j’ai l’impression que le système m’a tellement comprimée que je n’ai plus la force de me battre. La société m’a telle volée ma jeunesse ? Suis-je appelée à tomber dans la désespérance alors que tout le monde voit en moi l’incarnation d’une jeunesse porteuse d’espoir ? C’est une espérance un peu fragile.

Signé: anonyme

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Crédit photo: Apkat

Commentaires

Sortez les mouchoirs!

Heureusement que c'est signé anonyme. Ça aurait fait tache dans n'importe quel CV de savoir qui a écrit une telle litanie ultradépressive. Et sûr qu’elle va trouver personne pour faire une famille. Et heureusement.

Au fait, vous voulez dire quoi avec ce texte? Que le méchant système de la méchante société est très méchant? Qu'à n'en pas douter un autre système fera sortir les places de travail d'un chapeau? Que les poireaux poussent tout seul? Qu'il faut tout attendre des autres et baisser les bras? Fut un temps où celui qui baissait les bras mourait. Il se plaignait moins. Il n'attendait pas un sauveur. Même pas Hessel. Aujourd'hui on fait sa téléréalité anonymement sans savoir à qui on s'adresse.

Navrant. Ce texte doit être une pub pour faire vendre des antidépresseurs.

Écrit par : hommelibre | 19/07/2013

Désolée mais nous qui avons vécu le fameux STO et ce dès l'âge de 4 ans et a domicile avec en plus la célèbre épée de Damoclès sur nos têtes , les fameuses menaces de la maison de redressement on a jamais pleuré sur notre sort .Bien au contraire la vie nous a endurci pour tenir tête justement à ceux qui rêvent d'un retour de l'Allemagne nazie par le biais des médias
On libére du joug des pays Africains pour voir s'instaurer une dictature Hitlérienne en Suisse,y' a vraiment quelque chose qui tourne pas rond en Helvétie
Car même sodomisées violées de nombreuses gamines âgées d'à peine 11 ans n'en ont jamais parlé à quiconque.Non elles ont assumé seules avec pour parole,fallait pas aimer tout le monde ,car le fameux aime ton prochain comme toi même aura fait de nombreuses victimes .De toutes manières elles auraient parlé que personne ne les aurait cru.Beaucoup sont devenues d'excellentes soignantes,elles savaient que la nature humaine surtout en période de tickets de rationnements ou de privation affective souffre nombreux débordements dont de sérieux troubles psychiatriques à la clé pour les plus fragilisés qui ont toujours existé depuis Eve et Adam,les premiers singes.Dieu a créé l'homme ,un mâle,et la femme ,une femelle mais il a jamais dit qu'il avait créé des humains
A croire qu'en Suisse et je rejoins Hommelibre on a plus que des ultra orthodoxes de la dépression

Écrit par : lovsmeralda | 19/07/2013

@hommelibre et @lovsmeralda j'ai ajouté un petit commentaire sur la provenance de ce texte. Je ne crois pas une seule seconde que cette jeune femme remette en cause les souffrances vécues par d'autre générations. Mais comme on ne fait pas porter le fardeau de crimes de guerre aux petits enfants des tortionnaires, on ne peut pas vouloir imposer le fardeau de la culpabilité des victimes à leur descendance. Nous sommes tous issus de familles dont certains était plus à plaindre.

Cette femme a un fonction et un profession extrêmement respectable dans notre société. Je partage ici sa frustration. Il s'agit d'une femme jeune qui souhaite construire le futur et n'y trouve que peu d’espérance. Est-ce mal de penser cela? où doit-elle se flageller pour les péchés du passé?

Écrit par : Alexis Roussel | 19/07/2013

Ce qui apparaît le plus c'est la plainte sur elle-même, sa posture victimaire. Or ce qu'elle vit est le lot de beaucoup de gens à différentes époques, et plutôt que d'incriminer le système il faut se bouger. Maintenant, si comme vous le dite elle a un boulot extrêmement respectable, de quoi se plaint-elle? Le supplément de sens, si elle en a besoin, c'est à elle de le mettre. Mais peut-être en est-elle incapable et c'est alors elle qui est en cause et non le système.

Les accusations contre le système sont si faciles. Cela défausse de prendre notre propre responsabilité. Et en rester à cette passivité, c'est peu crédible. On dirait une pro de la lamentation. Ou bien il lui manque quelque chose.

Écrit par : hommelibre | 19/07/2013

Je me permets de réagir à ce texte et aux commentaires. Certes, je suis assez d'accord pour dire que la posture de plainte sur soi-même peut être gênante. Peut-être aurait-il fallu qu'elle présente la problématique de façon plus constructive. Car au plan sociologique, je trouve que ce texte est intéressant, dans la mesure où il révèle un vrai problème de société que connaît notre génération ou la génération Y. Le schéma dans lequel la génération des trente glorieuses a vécu, et les valeurs transmises, ne tiennent plus la route à nos yeux. Tout cela nous lasse, nous n'y voyons plus de sens. Certes, peut-être avons nous été trop gâtés. Mais j'en doute. Cela va plus loin. Je citerai Louis Chauvel qui explique et résume bien mieux que je ne pourrais le faire, ce constat :
"La société fait face tout à la fois à une stagnation économique de longue durée (depuis près de trente ans) et à l’apparition d’inégalités intergénérationnelles nouvelles, au détriment des nouvelles générations qui subissent une remise en cause de la dynamique d’ascension sociale typique de la période précédente. Suite à leur entrée dans une période de chômage de masse, les
jeunes générations connaissent trois grandes fractures intergénérationnelles, analysées plus systématiquement : la remise en cause de leur position économique relative, des déclassements sociaux plus fréquents, une marginalisation dans l’accès au politique. De par sa durabilité, cette panne de l’ascenseur social induit dans la société française une fragilisation de fond, et de fortes incertitudes qui ne se résorberont pas spontanément."

Écrit par : Céline Bernath | 19/07/2013

C'est bien joli Monsieur Roussel de communiquer la détresse d'autrui. Mais quel est le but de votre démarche ? Quel message véhiculez-vous ? Comment proposez-vous de répondre à cette détresse ? Voilà qui serait instructif pour les citoyens. Ces électeurs potentiels pourraient se faire une meilleure idée de votre programme de candidat au Conseil d'Etat.

Écrit par : Pierre Jenni | 19/07/2013

Je ne peux que compatir. La vie est faite de moments difficiles, de moments "normaux" et exceptionnels.
Malheureusement, on le constate, cela devient plus fréquent de se retrouver dans des situations préoccupantes voir problématiques a cause du revenu du travail.
Indépendamment du fait d'avoir ou non une diplôme.
Mais, tiens c'est bien cela le plus angoissant. Avant c'était plus liés a de ne pas avoir terminé pour diverses raisons sa formation, ses études. Les choses évoluent dans le mauvais sens.
Je suis impressionné du nombre toujours plus élevé d'étudiant brillant qui galère pour survivre durant leurs études et pire encore dans les mois qui suivent leurs diplômes. On ne réussi pas grâce a ses compétences, mais grâce a ses connaissances des personnages clefs qui peuvent nous faire obtenir tels postes dans une entreprise ou administration. A Genève comme ailleurs...
Une réalité, que connaissent depuis belle lurette les Genevois qui réussissent ou pas.
Je ne peux qu’être très déçu du discours de certain qui auraient peut être bien besoin d'une piqûre de rappel d'empathie. Nul doute que la vie se chargera de vous tôt ou tard, a avoir tant démolis ceux qui ne réussissent pas malgré des qualités bien supérieures.
Espérons que l'avenir changera, que les qualités seront reconnues et les pistons des incapables abolis.

Écrit par : Steve ROECK | 19/07/2013

Incroyable. Au début de la lecture je pensais a une personne de plus de 55 ans qui n'a pas pu réalisé ses rêves et vois déjà sa vie déjà derrière elle.

Alors quelle surprise en arrivant à "ayant fini mes étude depuis 2 ans"...

Je suis athée, mais la seule bonne chose que je retient du christianisme est "aide toi et le ciel t'aidera".

Écrit par : Eastwood | 19/07/2013

Je rejoins Eastwood: aide-toi le ciel t'aidera. Le reste est un résultat de l'éducation de la génération Y, à qui l'on a donné au fur et à mesure ce qu'ils demandaient sans qu'ils aient besoin de se battre, ceux à qui l'on apprenait à pleurer plutôt qu'à serrer les dents. Echec.

Et je reste très perplexe quant à faire de ce récit bien monté (et qui montre une bonne disposition à faire la story telling de son malheur) un procès de la société. Je penche plutôt pour la problématique individuelle de celle qui l'a écrit (et qui pourtant a un bon job!!!).

Steve: l'empathie, quand il faudrait botter les fesses? Non. L'empathie je la connais bien: je la garde pour ceux et celles qui sont les vrais blessés de la vie.

Écrit par : hommelibre | 19/07/2013

Je suis un peu navré de lire tous les "yakas" qui semblent ne pas avoir une once de compréhension ni d'empathie pour la personne qui se trouve dans son tunnel et qui n'en voit pas encore la toute petite lueur du bout.

Certes se plaindre ne change rien à la situation. Mais après tout il n'y a rien de déshonorant à exprimer son ressenti et trouver que le monde est dur - et il l'est ! - Il existe des moments dans l'existence où toutes les routes semblent mener dans des impasses.

A mon avis, il n'est pas mauvais que les jeunes d'aujourd'hui expriment une certaine détresse devant un avenir qui est plus qu'incertain. Je vais peut-être paraître grossier, tant pis, mais il est facile de dire aux jeunes de se sortir les pouces du c..., encore faudrait-il qu'il y ait d'autres endroits pour les mettre. Et c'est justement le problème.

Si la jeune personne ci-dessus était la seule dans son cas, peut-être serait-on autorisé à lui demander de se bouger. Mais elle n'est hélas pas la seule, tant s'en faut. Dès lors quand quelqu'un lance ce genre de cri de détresse, il appartient à la société, à nous, au moins d'écouter et pas seulement d'entendre.

Écrit par : Michel Sommer | 19/07/2013

Je pense que la plupart des gens ayant lu ce texte ne l'ont pas compris. Certains y voient un apitoiement et d'autres un procès d'intention à l'encontre de notre société. C'est faux. Quand on le lit, on comprend la difficulté des débouchés de ce que la vie professionnelle offre à l'auteure. On comprend aussi que la mission que l'on lui confie est complètement dénuée de sens. Comment une personne ayant une situation précaire puisse-t-elle agir pour offrir une meilleure situation à la génération suivante ?

Je vois surtout que cette personne démontre qu'il est impossible de montrer une faiblesse d'humeur. Vous tous qui répondez, l'apitoyez encore plus. C'est ce genre de réaction qui font que cette génération est plus dépressive que n'importe quelle autre. Une génération qui se fait enculer et un enculeur qui lui dit qu'elle n'avait qu'à être de l'autre coté : "ferme ta gueule et encaisse" (c'est vulgaire mais c'est frappant de réalisme).

Bien sûr, tous les jours les gens doivent lever les pouces devant la glace avec un sourire tout droit sortie d'une pub pour le café et dire : "Challenge accepted!". Et oui, de temps en temps c'est bon de dire qu'il aille se faire foutre le challenger!

Voilà, c'est la situation générale d'une génération toute entière, pas juste cette auteure anonyme qui savait que de toute façon sa perte n'est due qu'à son seul tord, surtout si elle la dénonce. Elle n'est pas la seule, loin de là, moi-même et tous les jeunes de ma génération, (oui TOUS, je viens d'en faire le compte) sont dans une situation difficile, emploi d'un an, stage multiple, chômage, mesures d'emplois solidaire et même reconversion par dépit. Relisez donc bien le texte, les références et la vision d'espérance que l'on attend d'elle. Qu'est-ce qui cloche ?

Vous ! Vous qui lui interdisez d'exprimer une baisse d'humeur. Elle doit être forte en tout temps. Au lieu de lui dire ce qu'il se fait de nouveau pour démontrer que l’espérance est toujours possible, vous la démonter. Vous êtes tous autant que vous êtes les acteurs de l'échec d'une tranche de la population.

Pour finir en beauté, elle voit ce que vous ne voyez pas: l'avenir dans son présent. Elle a compris quels sont les enjeux de demain alors qu'elle-même sacrifie ses ambitions. Vous pensez à votre gueule! Vos critiques le démontre car vous la démontez personnellement et même dans son anonymat.

Écrit par : moustik | 19/07/2013

Je n'interdis aucune baisse d'humeur. Je sais ce que c'est et je ne suis pas un modèle d'endurance, j'ai aussi mes doutes et mes creux. Je conteste par contre le fait de mettre cela sur le dos de la société et de ne se poser aucune question sur soi-même. Et je conteste surtout le fait de poser un tel texte dans le contexte d'une candidature à une élection, comme un message sur la société qui le dit sans le dire, sans analyse précise du cas. Quelle est l'histoire personnelle de cette jeune femme au bon job respectable? A quel moment lui est venu cette langueur, dans quelles circonstances? Y a-t-il des éléments objectifs permettant d'incriminer la société? Qu'a-t-elle essayé par elle-même avant de rendre le monde responsable de son impuissance?

La force d'un tel texte est de ne rien dire de précis, et de laisser chacun projeter ses propres perceptions. L'anonymat nous certifie d'emblée que nous n'en saurons pas plus, mais que par vase communicant avec nos propres souffrances, nous croirons comprendre l'histoire de cette personne. Or il n'en est rien. C'est une bonne technique de communication. En tous cas on imagine maintenant que M. Roussel, candidat à l'automne, va redonner de l'espérance aux jeunes qui vont donc voter pour lui. Le transfert est accompli.

C'est fort. Bravo!

Écrit par : hommelibre | 19/07/2013

PS à Moustik:

"Au lieu de lui dire ce qu'il se fait de nouveau pour démontrer que l’espérance est toujours possible, vous la démonter".

Pourquoi? N'est-elle pas encore allé cherché cela d'elle-même? Qu'elle ouvre les yeux, il y a plein d'exemples de cela. Et ouvrir les yeux n'est pas une question de génération.

Écrit par : hommelibre | 19/07/2013

Encore à l’accuser elle ? A lui reprocher quoi ? Qu'elle n'a pas réussi le "Yaka"?

En gros vit ta merde et ne la partage pas. C'est triste. Si hommelibre vit comme cela, je doute de la justesse de son surnom.

Cette largesse d'esprit libéral au refus de concevoir la problématique générationelle et l'interrogation sociétale du texte mesure l’exiguïté visionnaire des enjeux actuels et à venir

Écrit par : moustik | 19/07/2013

La TdG!!! Ses réac's, Ses ulktra-libéraux dominateurs, Ses salauds! HL, Eastwood, Lovsmerralda-Hainesmeralda! Demaaanndez les blogs de la pensée unique et de sa propriété!

Écrit par : Le machin | 20/07/2013

"Victimaire"? Monsieur Homme-Libre Pavlov? C'est un de vos slogans? Et vous avec vos "fausses accusations", bala bla, vous êtes quoi?

Écrit par : Le machin | 20/07/2013

Eastwood la teigne, alors si il y a Le ciel et Dieu, quelque chose gouverne, et certains en profite, non? Vous sûremnet, mais de moins en moiuns d'autres! "Ceci est un 544 magnum, l'arme la plus puissante au monde etc."

Écrit par : Le Machin | 20/07/2013

Le STO? Loves Smeralstalag? Vous avez envie qu'il revienne? Parce que l'humanité doit encore et toujours produire et reproduire les mêmes erreurs les mêmes horreurs? Ca c'est de la sensibilité! Les suggestions de pseudos sont sérieuse!

Écrit par : Le Machin | 20/07/2013

Non, parce que ça va! Il faut en plus que les exploités ou les non-exploités se la coincent! A la niche les "libéraux" qui séparent la "pensée" de l'économie", alors que c'est juste de l'économie pensée!
Et personne pour remettre à leur place ces roquets qui affirment n'importe quoi, en demandant toujours aux autre de se justifier, mais d'OU il causent EUX? Ces Imams, ces Inquisiteurs, ces tyranos en pousses, ces biens nourris , bien logés?

Écrit par : Le Machin | 20/07/2013

Et puis HL, les dépressifs, comme vous vous permettez de diagnostiquer, aller jusqu'au bout de votre pensée! Les anti-dépresseurs ça coûte, revenons au bonne vieille méthode de l'Allemagne de 1933, euthanasie, ca crée des postes de boulot, ça! Les éxécuteurs, et la vacance.

Écrit par : Le Machin | 20/07/2013

Peut importe l'age de l'auteur, car on peut écrire ce texte en aillant n'importe quel age en 2013. Nos parents peuvent vivre heureusement longtemps. Si des jeunes doivent vivre cela, alors je pense qu'il reste beaucoup a faire pour un monde meilleur.

Je remarque que peu, on eu le courage de répondre hors anonymat. Je l'ai fait et garde l'espoir d'une société humaine plus courageuse.

@hommelibre
L'empathie est une qualité humaine que nous devrions tous avoir pour l'autre. J'en ai pour vous également. Chaque humain a ses forces et ses faiblesses.
Même en lisant des auteurs de texte sous la protection de l'anonymat, on apprend beaucoup de l'autre. Egalement de ceux qui se cachent derrière leurs commentaires "anonymes".
C'est un témoignage pas une bonne technique de communication, mais je comprend mieux l'auteur de ne point vouloir s'afficher en lisant certains commentaires.

Écrit par : Steve ROECK | 20/07/2013

La solution finale par le suicide... des (HUMAINS RENDUS) dépressif par les conditions ou s'exerce la production actuelle est ce qui EST OBJECTIVEMENT demandé par les commentateurs propagandistes susmentionnés!

Écrit par : Le Machin | 20/07/2013

Cher Monsieur Roeck, à propos de l'anonymat du texte ou ceux utilisés dans les commentaires. L'utilité en est démontrée dans le premier commentaire signé "hommelibre" par cette phrase qui mérite d'etre mise en exergue: "Cà aurait fait tache dans le CV de SAVOIR QUI A ECRIT une telle litanie(..)"
Comment "un lecteur de CV" aurait-il connaissance de ce texte meme signé, s'il n'existait pas d'autres "écoutes" que celles de services secrets maintenant médiatisées? Existerait-il des banques de données sur les salariés?
"Hommelibre" est une référence en la matière, son activité salariée de coach au service d'entreprises explique certainement cette phrase.
Personellement, en 1985, j'ai appris que le Bureau du travail détenait déjà à l'époque un dossier sur les salariés, par le truchement d'une première arrivée au bureau du chomage. Dossier fort complet, à une époque ou l'informatisation en était à ses débuts, et ou le fichage se faisait manuellement.
J'ai aussi tenu un blog sur le chomage, sur comment étaient "triatés" ceux-ci. Celui-ci a vite été repéré... puisque lors d'un rendez-vous celui-ci était affiché à l'écran du bureaucrate, malgré l'anonymat ! Le message était clair...
"Mais c'est normal et très démocratique" comme nous le hurlerons les "penseurs" Ultra-libéraux que l'on peut lire à l'oeuvre ci-dessus.
Donc, à moins de ne plus avoir besoin d'argent, mieux vaut une très très mince protection... Le système est écrasant et en ce moment il écrase! Que hommelibre , Eastwood et consorts écrivent au grecs, aux espagnols italiens etc. -des milliards dans le monde, qui tombent , poussés, régulièrement dans la pauvreté.

Qu'ils écrivent, ces sycophantes, mais surtout qu'ils n'aillent pas le dire sur place, des fois qu'ils tombent sur des gens qui pour norrir leurs enfants les ont placés à l'orphelinat, ou dont un proche s'est suicidé , cette misère qui augmente, et qui les ravis, les rassurent, ou dont ils profitent?

Merci pour votre humanité réconfortante, Monsieur Roeck

Écrit par : Cadichon au chomage | 20/07/2013

On m'attribue des choses que je n'ai pas écrites. Pour calmer le jeu il faudrait analyser la situation précise, et savoir pourquoi cette personne est si négative. J'ai des exigences de vérification, dans ma vie comme dans mon travail. On ne peut croire sans voir. Ni donner son empathie à tout le monde sous prétexte qu'il faudrait le faire. Mais quoi qu'il en soit elle a un job respectable, est jeune, et je m'étonne que dans ces conditions elle se plaigne pareillement. Avec un texte volontairement flou il est impossible d'aller plus loin dans la discussion, d'autant que les attaques personnelles remplacent maintenant les arguments.

Écrit par : hommelibre | 20/07/2013

Par STO je me comprends.Car obliger des citoyens non demeurés à devoir trier des déchets alors qu'on avait un système beaucoup moins couteux en triant déjà intelligemment si c'est pas une forme dérivée ,faudra expliquer aux gens surtout quand on leur a fait croire non pas à des camps de vacances mais à des diminutions d'impots pour mieux les leurrer.Mais on sait aussi que la peur donne des ailes et oblige souvent des gens a faire pression sur d'autres en leur faisant même croire au bonheur éternel ou au père Noel
Mais je suis rassurée d'autres et de plus en plus commencent à réagir pour montrer qu'en Suisse on a pas de pétrole mais on est pas tous stupides pour ne pas voir clair dans le jeu des beaux parleurs tirant des théories toutes faites de logiciels qui on le sait manque complètement de logique humaine

Écrit par : lovsmeralda | 20/07/2013

@"hommelibre, "On" ne vous "attribue" rien, ces chose vous les avez écrites! Elles se trouvent dans votre très prompte réaction, en première position des commentaires de ce billet!!!!
Ceci prouve vos "exigences", autant que l'honneteté intellectuelle dont vous vous flattez, voire vous enorgueuillisez là ou bon vous semble.

Entre donner son empathie "parce qu'il faudrait le faire", -ce qui n'est pas demandé dans le texte du billet qui partage des sentiments face à l'opression ou à des promesses sociales vendues mais non tenues -, et se sentir obligé de PERSECUTER il y a une différence.
Persécution au nom de quoi, si vous ne le savez pas, d'autres s'en rende compte!
En plus vous avez visiblement compulsé (sic) et mené votre enquete de réseau "CV" qui a abouti, puisque vous laissez transparaitre que maintenant vous connaissez "l'anonyme"!

Avec de la mauvaise foi, ilest facile au Ultra-libéraux et surtout de leurs contempteurs de toujours se dégager, et subitement perdre la "responsabilité individuelle" dont ils veulent affubler les autre -"victimaires". Il suffit de n'importe quel prétexte, sauf leurs constructions immondes pour justifier l'innomable actuel, le révisionnisme, le négationnisme du présent: Les AUTRES sont flous dès lors qu'ils amenent une contradiction aussi virulente que celles utilisée. Ces contradictions deviennent des "attaques personnelles", personnelles? Comment pourrait il en etre autrement, puisque meme sous pseudo c'est une PERSONNE qui s'exprime!
Et puis les attaques dans vos commentaires ne se situe pas au niveau personnel?
Vous seul vous arrogez le droit de décider du ressenti de celui ou celle qui vous lis?

Dans vos commentaires, ceux d'Eastwood, de lovsmeralda, on trouve une manière d'exécuter les basses besogne d'un système libéral qui se casse la gueule, et qui laisse naitre en lui et encourage la "Fascista" dont vous etes un digne porte-parole, redemandant entre autre ignominie sur votre blog, le retour des sinistres berufverbot antimarxistes qui n'ont cesseé qu'officiellement.

Votre instinct de meute prédatrice vous fait chercher des gens que vous pouvez "suivre" ou vous allez pouvoir "adhérer", et bien d'autre termes révélateurs.etc.
Hommelibre, il est temps de faire face: Vous ne l'etes pas!

Écrit par : Cadichon au chomage | 20/07/2013

Cadichon: "cette misère qui augmente, et qui les ravis, les rassurent, ou dont ils profitent?"

Qui a dit ça ??? Cette misère je n'en suis pas a l'abri, j'ai des amis qui en souffre, et j'ai connu le chômage. Relisez mon texte ! La seule chose que je déplore est le l'aspect défaitiste et pleurnichard de quelqu'un qui a l'avenir devant elle et qui est mieux placé que le 90% des habitants de la planète pour en profiter.

Mais a mon tours de préjuger un peu: Vous faites probablement parti de cette gauche détentrice de la bien-pensance unique qui considère tout ce qui est a la droite du PS comme des oppresseurs fachistes.

Écrit par : Eastwood | 20/07/2013

Bonsoir,
Ne vous offusquez pas des propos d'Homme Libre. Si la lettre avait été écrite par un jeune homme, je suis prête à parier que les féministes qui pourrissent la société auraient été mises en cause. Mais là, une jeune femme qui se plaint ne cherche qu'à se victimiser....
C'est vrai que l'empathie envers les femmes n'est pas le fort d'Homme Libre, car toute femme est une féministe en puissance dont il faut se méfier à priori.

Pour ma part, je souhaite à cette jeune dame de reprendre rapidement le dessus. Entrer dans la vie n'est pas chose simple, et rarement une ligne droite. La vie l'appelle, et une solution se profilera tôt ou tard. Mais même si cela se faisait attendre, nous sommes dans un pays qui ne nous laisse pas sans ressources (chômage, Hospice) jusqu'à ce que les choses s'améliorent. Il faut peut être quand même regarder la vie au jour le jour, et ne pas s'offusquer quand nos rêves ne se réalisent pas de suite.
C'est la vie...

Écrit par : dd | 20/07/2013

semble que ces jeunes s'attachent eux-mêmes aux chaînes dont ils se plaignent!
(d'un vieux CH avec fiston étudiant stagiaire à zéro CHF cet été)

manquent 2-3 fondamentaux dans la plainte de cette jeune :

- le rythme actuel, imposé: c'est le succès professionnel max, à atteindre impérativement avant ses 35 ans! car ce qui les attend après, c'est baisse de performance carrière, précarité d'emploi, l'angoisse de ne pouvoir assumer, 10 ans ou + avant âge retraite

- rythme imposé par lobbies des industriels, multis & leurs RH, proféré par tous marketing et médias, qui se basent sur les facilités et rapidité d'accès au meilleur du tout, pour rendre ce succès accessible à tous

- ne pas être riche ne veut pas dire ne pas connaître un peu de bonheur de vivre, et vice-versa. Ne pas trouver d'appart, c'est un blème pour tous.

- ne pas pouvoir faire la carrière planifiée, peut conduire à prendre des chemins de vie inattendus, se découvrir des intérêts plus riches qu'au plan A. Etre obligé d'accepter un job de nettoyage ou de vendeur ou 3 petits jobs précaires en même temps, ça peut arriver à tous dans une vie et c'est pas un signe de défaite mais de résilience et de combativité

- se rappeler la vie avant soi: une éducation dans l'enfance, où l'étudiant fut confronté aux galères d'emploi et d'argent parentaux mais aussi où les bases familiales lui ont assuré une compréhension humaniste et l'assurance de la dignité de sa personne

Je m'étonne toujours de ces jeunes et moins jeunes, qui veulent tout, tout de suite. De l'instantané de la vie.

Ce n'est plus le cas bien sûr chez ceux ayant poursuivi des études au-delà de la satisfaction matérielle immédiate, d'où ils ont étudié les fondements de l'acquis et de la connaissance.

L'apprentie-coiffeuse frontalière refuse tout emploi en France car elle veut un job dans un salon genevois, et se fait payer son studio genevois par ses parents avant d'y avoir trouvé un job.

L'étudiant-stagiaire ingénieur fait son stage d'été dans un cabinet genevois à zéro francs, y fait tous ses transports en VTT, continue de porter de vieux jeans rapiécés aux fesses et n'a toujours pas les moyens de se payer 1 smartphone.

jeune fille: vous avez fait votre choix, arrêtez de pleurer sur votre sort!

Écrit par : Pierre à feu | 20/07/2013

sinon, faut dire qu'elle a des raisons de pleurer à Genève, la jeunette: car ici, dur dur de trouver appart+job permettant de se payer 1 bel appart (c'est fou le nombre de djeunes étrangers squattant ou sous co-locs jobbant au noir à Gve).


Manque à savoir: cette jeune diplômée (d'écoles suisses?), elle est de nationalité suisse? ou fille d'arrivés frontaliers en quête de belle vie en Suisse?

Écrit par : Pierre à feu | 20/07/2013

Beaucoup de confusion et des procès d'intention inintéressants. Je rappelle que nous sommes sur un blog politique, tenu par un chef de parti qui brigue un mandat à l'automne. La lecture de ce texte doit donc être avant tout politique.


Quel message sur la société l'auteur du blog envoie-t-il? On n'en sait rien, il ne donne pas ses clés. Veut-il donner une image sociale de son parti, profilé principalement sur les nouvelles technologies - ce qui est court pour faire un programme? Le flou du texte et le flou de l'auteur du blog génèrent la confusion, et l'on en vient à s'envoyer des "empathies" ou "non empathie" dans un billet qui n'a rien à voir avec cela. On ne traite pas d'un cas particulier, on cherche le message politique. Et pour moi la victimisation ne peut être un bon message politique. Il y a une différence entre vraie victime et victimisation. Encore une fois on n'en sait rien ici, tant le flou règne, laissant la place à toutes les réactions et interprétations sans aucun moyen de vérifier laquelle est la bonne.

L'espérance est d'abord quelque chose d'intérieur. Demander à l'Etat ou à la société de donner de l'espérance, c'est donner encore plus de pouvoir à l'Etat central - ce qui ne me parait pas être l'objectif du Parti Pirate, et c'est lui demander ce qu'il ne peut pas donner.

Après la deuxième guerre mondiale l'Europe était exsangue. No future. Les parents, cassés par ce qu'ils avaient vu, démissionnaient pour beaucoup. Les générations d'après-guerre ont fait face à un vide de repères qu'elles ont dû tenter de combler. Ce qui m'intéresse est ce que l'on fait pour changer les choses que l'on déplore.

Maintenant s'il s'agit d'une situation individuelle insoluble pour cette personne, il y a heureusement des aides de différentes sortes. Le libéralisme n'est pas de laisser les gens en souffrance sur le bord de la route, mais il n'est pas non plus de materner sans avoir préalablement demandé si l'on a fait tout notre possible pour améliorer le monde. Mais je redis: nous sommes sur un blog politique, pas sur le blog d'une ONG humanitaire.

Écrit par : hommelibre | 20/07/2013

hommelibre n'apporte rien que du blabla, recherche du faire-valoir est si ennuyant

Écrit par : Pierre à feu | 20/07/2013

Comme homme libre, je n'ai toujours pas compris la démarche de Monsieur Roussel. Et encore moins le fait qu'il ne réagisse pas aux différents commentaires.
En fait, j'ai le sentiment qu'il a acquis les mauvais plis des politiques en lançant des polémiques relativement stériles sans se mouiller pour autant.
Je ne cache pas ma déception car j'estimais que les Pirates apportaient du sang neuf dans le débat politique. Force est de constater qu'il n'en est rien.

Maintenant, puisque la plupart des commentateurs insistent sur l'aspect social et non sur la démarche politique du billet, je ne vais pas esquiver comme M. Roussel.

Il faudra que nous acceptions deux critères fondamentaux pour appréhender l'avenir plus ou moins sereinement.
- En l'intervalle de 300 ans, la population mondiale aura décuplé.
- La plupart des tâches ingrates sont déjà effectuées par des machines.

Ces deux évidences devraient nous inciter à réfléchir sur le modèle de société que nous souhaitons promouvoir.
La gauche propose d'augmenter les impôts pour assister les personnes démunies. La droite veut produire plus alors que les ressources sont limitées.

En revanche, ce qui ne sera jamais limité, c'est l'inventivité, la créativité dont a toujours fait preuve l'humanité. L'histoire est révélatrice des cas innombrables de résilience. Restons positifs, ne nous lamentons pas sur notre sort. L'attitude mentale est déterminante. La lamentation nous submerge. Plus on mange, plus on a faim. Plus on baise, plus on a envie de baiser. Plus on déprime, plus c'est difficile de sortir la tête de l'eau.

En plus des deux postulats que j'ai soulevés, il y en a bien d'autres qui viennent péjorer la situation. Notamment l'espérance de vie. On gagne chaque année une année de plus grâce à la technologie et au fait que nous nous usons moins à la tâche.

Il faudra donc se résigner à partager le temps de travail. Entre les jeunes qui débarquent sur le marché et les vieux qui sont encore opérationnels.
Pour moi, c'est une bonne nouvelle. Travailler moins ne fera de mal à personne. La consommation ne diminuera pas pour autant puisqu'elle sera permise au plus grand nombre.
Mais de grâce, ne me parlez pas de décroissance. On déprime déjà assez sans ça !

Écrit par : Pierre Jenni | 20/07/2013

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