Parti Pirate

Espérance fragile mais vision d'avenir

21/07/2013

Il est trop souvent difficile pour certains d'exprimer leur émotions profondes. Par peur d'être incompris, par peur du regard de l'autre, ces émotions restent enfouies. Si ce petit extrait de la pensée profonde d'une jeune femme, suissesse, vivant à Genève et si proche de nous, a pu déchaîner autant de commentaires si tranchés, à la fois sur ce blog et sur Facebook, c'est bien qu'il met le doigt sur un tabou.

Non cette génération n'a pas souffert de la guerre, ni de privations, non nous ne sommes pas à plaindre et nous réussirons si nous faisons un effort, disent certains. Cela ne nous interdit pas de nous interroger sur notre monde et son futur.

Oui, nous sommes issus d'une génération bercée dans le confort de la société de la consommation, le cerveau inlassablement lavé par la télévision. Une génération dont le modèle familial et de succès est véhiculé par de la publicité et le mirage des crédits à la consommation. Une génération qui vit dans un monde géré par la mécanique froide du business dans lequel l'humain n'est qu'une simple ressource.

La précarisation de l'emploi décrite dans ce témoignage est une démarche cherchant à provoquer une déstructuration du tissu social. Car en isolant l'individu, il est finalement plus facilement géré comme ressource.

La société doit poser un autre regard sur cette génération, se positionner non pas en critique et en donneur de leçon, mais en étant avec eux. L'individu doit être le seul bénéficiaire des structures de notre société. Une société inclusive où les règles sont applicables mais surtout utilisables par tous.

Proposer des moyens utilisables, alignés avec la vision du politique, telle est la démarche aujourd’hui du Parti Pirate.

Ma vision est celle d'une région où chaque fois qu'un individu voudra tenter sa chance, il devra pouvoir le faire, quitte à subir l'échec. L'échec fait partie de notre vie et vouloir à tout prix y renoncer ne fait qu'inhiber les nouvelles volontés.

Ma vision est celle d'une région où les individus sont librement associés à la reconstruction du tissu social, la gestion de notre sécurité, la préservation de l'environnement, le développement de notre culture ou encore la gestion de nos infrastructures.

Cette vision sera accompagnée d'une méthode, éthique, pragmatique, que nous proposons aux citoyens d'appliquer au sein de parlements. La loi, le règlement ne sont pas des outils magiques qui régleront nos problèmes, ils doivent être des cadres que les individus peuvent facilement identifier et utiliser. Ils doivent être conçus pour ne pas être détournés.

Lorsque la vision et les enjeux seront en alignés aux moyens mis à disposition, alors seulement là, les citoyens pourront se les approprier. Et nous pourrons enfin ressentir le frémissement d'une génération qui a envie de construire son futur.

Commentaires

L'industrie des pesticides et celle de l'agro-alimentaires auront un jour prochain raison de la race humaine.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 21/07/2013

@Victor Dumitrescu, hélas ça fait partie du pouvoir mondial pour réduire la démographie.D'ailleurs on trouve d'intéressants articles sur ce sujet et bien d'autres tout aussi révélateurs en tapant sur la barre: Alimentation et pouvoir Mondial.

Écrit par : lovsmeralda | 21/07/2013

«Il est trop souvent difficile pour certains d'exprimer leur émotions profondes. Par peur d'être incompris, par peur du regard de l'autre, ces émotions restent enfouies.»

Ceci est une problématique individuelle. Ce n’est pas une problématique de génération ou de société. Il y a 30 ans il sortait plein de bouquins sur «Exprimez vos émotions»». Les caractères humains sont différents, certains plus introvertis, d’autres plus extravertis. L’éducation joue aussi un rôle dans la confiance en soi et l’aisance à s’exprimer. La peur du jugement des autres ne peut être prise comme un argument. C’est au mieux un constat psychologique,. Elle doit être dépassée par principe. C’est encore une fois une problématique individuelle. Il n’y a pas de recette politique pour dépasser cette peur.

Un groupe participatif serait-il plus favorable qu’un groupe hiérarchique pour dépasser cette peur? D’expérience, j’en doute, ayant longtemps travaillé et animé des groupes non hiérarchiques où l’expression libre de soi était encouragée et accueillie avec bienveillance. Dans chaque type de groupe les schémas relationnels se réinstallent, conséquence entre autre du bagage précédent et des caractères. Il n’y a que dans un groupe thérapeutique que chacun disposera de son temps de parole. On pourrait instaurer le système du «bâton de parole» amérindien ou l’écoute active à l’école primaire, ce serait une bonne chose. Cela atténuerait un peu les dispositions caractérielles des uns et des autres.

En parlant d’émotions non exprimées on reste en tous cas dans le registre privé. On ne peut en faire une lecture politique et trouver une cause sociétale à cela.


«le cerveau inlassablement lavé par la télévision».

On peut éteindre le poste, prendre un livre, ou passer des soirées avec des amis, ou faire du bénévolat à l’hôpital, ou aller à des conférences, etc. La télé n’est pas la seule option. On peut se lever de son canapé.


«Une génération qui vit dans un monde géré par la mécanique froide du business dans lequel l'humain n'est qu'une simple ressource.»

Cela me paraît un brin excessif. L’humain est valorisé dans de nombreux domaines. L'employé a des droits. Cela dit le travail est le travail. On peut aussi être professionnellement indépendant. En sacrifiant dès lors ses vacances et sa vie privée, en général...


«La précarisation de l'emploi décrite dans ce témoignage est une démarche cherchant à provoquer une déstructuration du tissu social. Car en isolant l'individu, il est finalement plus facilement géré comme ressource.»

Ce que j’ai lu est un manque d’espérance pour une jeune femme dont vous dites qu’elle a une fonction et une profession extrêmement respectable. C’est un joli début pour une jeune personne, même si elle n’a pas, selon son texte, de contrat à long terme. A 20 ans j'ai accepté plein de petits bouleaux avant de développer ma propre voie. La situation économique générale est difficile, je trouve que prendre ce qui est possible est signe d’adaptation de l’humain. On voit bien en France qu’il n’y a pas de recette pour sortir de cette période rapidement. Qu’elle donne d’elle à fond, avec enthousiasme, même si temporairement elle est sous-employée par rapport à ses diplômes, et elle aura plus de chance d’être gardée et de voir sa situation s’améliorer. Que vaut-il mieux: déprimer sur des diplômes sous-employés et subir, ou prendre ce qui est possible, y mettre de l’énergie et tenter de progresser à partir de là?

Au XIXe siècle des dizaines de milliers de suisses ont émigré vers l’Australie et les USA pour échapper à la famine. Au XXe siècle des italiens, espagnols, portugais, on émigré vers la Suisse. Aujourd’hui certains partent vers le Brésil. C’est dur, mais c’est l’histoire humaine. On a peut-être oublié l’Histoire, d’où nous venons, la courte durée de la période de plein emploi, l’émergence de nouveaux pays qui prennent leur part à l’industrialisation, etc. Peut-être faut-il aussi privilégier encore plus l’apprentissage sur les diplômes universitaires. Il est évident qu’à un moment il y a plus de diplômes universitaires que de postes disponibles. Faut-il un numérus clausus? Faut-il être prêt à s’expatrier? Créer sa propre affaire? Jouer des coudes? Recalibrer ses ambitions? Changer de voie en attendant des jours meilleurs? La société de liberté laisse un grand choix de possibilités, surtout pour une personne bien formée.

J’imagine qu’à la préhistoire, quand un territoire ne donnait plus à manger, on partait ailleurs. Pas d’Etat pour donner un rêve: seule la survie comptait. Et la survie n’était pas un mot péjoratif. Il y a des milliers d’années, quand le Sahara autrefois verdoyant et humide est devenu un désert, de nombreuses populations ont dû émigrer, vers le Nil, pour survivre. L’histoire de l’humanité est là. Elle continue.


«Mes rêves ? Je n’en ai plus !» (précédent billet)

C’est terrible, ça, terrible. L’Etat n’est pas pourvoyeur de rêves. Mon job d’indépendant a été cassé et ma santé atteinte par deux grosses épreuves. Et bien je me refais des rêves nouveaux, à la mesure de mes possibilités, et je les réalise. Je ne sais pas comment on peut vivre sans rêve. Moi je ne peux pas. Où que je sois, quoique je fasse, j’ai besoin d’un rêve. C’est vital. Et il ne dépend que de moi.


«La société doit poser un autre regard sur cette génération, se positionner non pas en critique et en donneur de leçon, mais en étant avec eux. L'individu doit être le seul bénéficiaire des structures de notre société.»

La société, ce sont d’autres individus qui eux aussi se battent ou se sont battus. Pourquoi ne pas être critique? Etre avec, signifierait-il materner? Un parent lâche bien la main de son enfant pour qu’il marche seul. Et en principe l’enfant devenu grand quitte la famille, n’est plus tenu et se réalise par lui-même. C’est son autonomie, sa fierté, son estime de soi. Ces valeurs me semblent dépasser le cadre générationnel.


«Ma vision est celle d'une région où chaque fois qu'un individu voudra tenter sa chance, il devra pouvoir le faire, quitte à subir l'échec.»

N’est-ce pas déjà le cas? N’est-on pas dans une société à bien des points plus ouvertes qu’aucune autre avant?


«Ma vision est celle d'une région où les individus sont librement associés à la reconstruction du tissu social, la gestion de notre sécurité, la préservation de l'environnement, le développement de notre culture ou encore la gestion de nos infrastructures.»

C’est déjà largement le cas, au travers d’associations, de bénévolat, et l’initiative individuelle est aujourd’hui un moteur puissant avec de nombreux relais possibles.


Peut-être faudrait-il que vous donniez des exemples précis, détaillés, afin d’imaginer concrètement votre projet. Là cela reste dans le général.

Écrit par : hommelibre | 21/07/2013

hommelibre, le cinéma n'est pas dans votre CV! Un remake de "Triomphe de la volonté" doit être en projet, vu l'époque. Postulez dans votre propre rôle auprès du clone de Leni.
Bien à vous
TO-jobcv Intérim

Écrit par : Trio-Octet Inferné | 23/07/2013

On attendra donc patiemment votre méthode pragmatique pour donner corps à votre vision. Si possible avant les élections...

Écrit par : Pierre Jenni | 23/07/2013

Les commentaires sont fermés.