Parti Pirate

Vote électronique: on continue et on ouvre!

23/07/2013

Oui ! On continue le vote électronique.

Pourquoi?

Parce que la fraude avérée avec le vote papier est bien plus importante que le vote électronique. Combien de suffrages papiers ont été victimes de manipulations frauduleuses? 1, 2?

De qui se moque-t-on? Cela se compte par milliers pour Genève au point que la Chancellerie a du mettre en place un logiciel d'analyse et de lutte anti-fraude.
De qui se moque-t-on quand, dans une commune, les votes anticipés sont conservés sans aucune sécurité dans un armoire sous la responsabilité d'un concierge?
De qui se moque-t-on quand un magistrat vote pour l'ensemble de sa famille?
De qui se moque-t-on quand on retrouve des lots de bulletins compacts au fond d'une poubelle?
De qui se moque-t-on quand des élus viennent récolter les bulletins de vote des habitants d’une commune en leur proposant de remplir leurs bulletins de vote?

Le seul constat que l'on peut faire est que le Parti Pirate est le seul à offrir une alternative viable. Les autres demandent un moratoire, mais ils n'ont encore jamais remis en question le système électoral et ni fait de sa fiabilité un cheval de bataille. Parce qu'ils ne veulent pas de l'émancipation du citoyen, mais seulement son vote, l'argent de la rente politique et le pouvoir.

Oui nous devons ouvrir!

Parce que la sécurité aujourd’hui ne se fait que dans l'ouverture et la transparence!
Parce que nous avons des ressources inespérées dans notre population et que notre démocratie n'a pas besoin d'un appel d'offre pour organiser son vote!
Parce que nous pouvons mobiliser des milliers de personnes à travers une communauté de développement de logiciel libre!
Parce que pour obtenir l'adhésion de la population dans un projet il faut qu'elle puisse s'impliquer.

J'appelle aujourd'hui la Chancellerie à un changement de perspective.

Le vote papier vous a poussé à vous méfier des citoyens, pour le vote électronique, impliquez-les! Créez une communauté. Non, cette offre ne se trouvera pas sur votre bureau, elle est simplement disponible dans notre région.

Espérance fragile mais vision d'avenir

21/07/2013

Il est trop souvent difficile pour certains d'exprimer leur émotions profondes. Par peur d'être incompris, par peur du regard de l'autre, ces émotions restent enfouies. Si ce petit extrait de la pensée profonde d'une jeune femme, suissesse, vivant à Genève et si proche de nous, a pu déchaîner autant de commentaires si tranchés, à la fois sur ce blog et sur Facebook, c'est bien qu'il met le doigt sur un tabou.

Non cette génération n'a pas souffert de la guerre, ni de privations, non nous ne sommes pas à plaindre et nous réussirons si nous faisons un effort, disent certains. Cela ne nous interdit pas de nous interroger sur notre monde et son futur.

Oui, nous sommes issus d'une génération bercée dans le confort de la société de la consommation, le cerveau inlassablement lavé par la télévision. Une génération dont le modèle familial et de succès est véhiculé par de la publicité et le mirage des crédits à la consommation. Une génération qui vit dans un monde géré par la mécanique froide du business dans lequel l'humain n'est qu'une simple ressource.

La précarisation de l'emploi décrite dans ce témoignage est une démarche cherchant à provoquer une déstructuration du tissu social. Car en isolant l'individu, il est finalement plus facilement géré comme ressource.

La société doit poser un autre regard sur cette génération, se positionner non pas en critique et en donneur de leçon, mais en étant avec eux. L'individu doit être le seul bénéficiaire des structures de notre société. Une société inclusive où les règles sont applicables mais surtout utilisables par tous.

Proposer des moyens utilisables, alignés avec la vision du politique, telle est la démarche aujourd’hui du Parti Pirate.

Ma vision est celle d'une région où chaque fois qu'un individu voudra tenter sa chance, il devra pouvoir le faire, quitte à subir l'échec. L'échec fait partie de notre vie et vouloir à tout prix y renoncer ne fait qu'inhiber les nouvelles volontés.

Ma vision est celle d'une région où les individus sont librement associés à la reconstruction du tissu social, la gestion de notre sécurité, la préservation de l'environnement, le développement de notre culture ou encore la gestion de nos infrastructures.

Cette vision sera accompagnée d'une méthode, éthique, pragmatique, que nous proposons aux citoyens d'appliquer au sein de parlements. La loi, le règlement ne sont pas des outils magiques qui régleront nos problèmes, ils doivent être des cadres que les individus peuvent facilement identifier et utiliser. Ils doivent être conçus pour ne pas être détournés.

Lorsque la vision et les enjeux seront en alignés aux moyens mis à disposition, alors seulement là, les citoyens pourront se les approprier. Et nous pourrons enfin ressentir le frémissement d'une génération qui a envie de construire son futur.

Espérance Fragile

18/07/2013

crowd.jpgEdit: Voici le texte qu'une connaissance a écrit, mais elle ne souhaitait pas le publier par peur, par honte peut-être? Je vous le livre ici, avec son accord, anonyme. Elle est Suissesse, vit à Genève et vous la connaissez et la respectez sûrement.

Aujourd’hui, je suis révoltée et triste. Révoltée du système dans lequel je vis, appelons le système ou société, peu importe. Aujourd’hui, quand je pense à mon avenir, je pense uniquement au mois prochain. Après ? Je ne sais pas !

Mes rêves ? Je n’en ai plus !

Mes espoirs ? Ils sont peu nombreux. En fait, il y en a plus qu’un seul : ne plus survivre, mais vivre.

En sortant de mes études, mes souhaits, mes rêves, n’étaient ni utopiques, ni gigantesques. Avoir un travail qui me plaise, dans lequel je puisse m’épanouir afin de répondre à une certaine vocation reçue. Profiter de ma jeunesse avec mon mari pour voyager, construire un chez moi qui me plaise. Avoir des enfants, pas tout de suite bien-sûr, mais l’envie de fonder une famille faisait partie de mes projet à long terme. A cela s’ajoutent des envies et projets plus personnels.

Aujourd’hui, cela fait deux ans que j’ai terminé mes études universitaires. Durant ces deux dernières années, j’ai survécu et non vécu. Je suis passée d’incertitudes en précarités : stage mal payé, chômage, fins de mois difficiles, impossibilité de partir en vacances (merci papa et maman de me les payer !).
Aujourd’hui, le projet de fonder une famille semble lointain.
Aujourd’hui, on me propose un emploi précaire d’un an en me demandant d’incarner la jeunesse porteuse d’espoir. Parle-t-on de celle au chômage, sans revenus, au crochet de leurs parents ? Ou de la suivante...
Aujourd’hui, je n’ai plus l’énergie d’avoir des projets personnels, le système m’a cassée. Il a cassé ma génération. Au nom de quoi ? Pour quoi ?

On me demande d’ouvrir une nouvelle voie, un nouveau chemin et ce de manière forcée sans même connaître ma juste rétribution. Jamais auparavant, une génération entière s’est trouvée dans une telle situation : surdiplômée et sans avenir étant obligée d’accepter tout stage et petit boulot. Une chance selon la génération précédente. Une manière de survivre pour notre génération ?

J’entends très fort l’appel de S. Hessel : « engagez-vous ! ». Mais la tâche semble immense et le combat pour faire valoir une digne place dans la société se trouve déséquilibré.
Je pense alors à la philosophe S. Weil qui a travaillé en usine pour comprendre ce que les ouvriers vivaient et dénoncer ces conditions de travail. Après plusieurs semaines de travail, elle réalise qu’elle est tellement épuisée qu’elle n’arrive plus à réfléchir, à penser, à se libérer.
Pour moi, j’ai l’impression que le système m’a tellement comprimée que je n’ai plus la force de me battre. La société m’a telle volée ma jeunesse ? Suis-je appelée à tomber dans la désespérance alors que tout le monde voit en moi l’incarnation d’une jeunesse porteuse d’espoir ? C’est une espérance un peu fragile.

Signé: anonyme

---------------------------------------------

Crédit photo: Apkat

Un porteur de google glass filme une arrestation. Des nouvelles questions?

09/07/2013


Source: http://arstechnica.com/business/2013/07/first-arrest-captured-on-google-glass-points-to-a-little-brother-future/

Un petit avant goût du futur. Aujourd'hui certaines lois répriment le fait de filmer certains types d'évènements.. mais demain seriez vous condamné pour avoir diffusé une vidéo illégale? Si le porteur de Google Glass aurait assisté à un viol, serait-il complice et coupable de production de matériel pornographique?

Toutes les personnes dans la foule qui n'ont rien a voir avec l'incident, accepteraient-elles que leur visage soit reconnu et transféré automatiquement à la police pour rechercher le coupa... pardon le terroriste?

Google a déjà annoncé qu'il bannirait les contenus pornographiques. Mais comment, en supprimant automatiquement les vidéos que vous avez prises en privé?

Voilà quelques questions supplémentaires qui vont se poser à nous tous... très rapidement. Et nous ne pourrons pas y répondre si nous ne remettons pas le contrôle des données dans les mains de l'individu.

 

Note: cette vidéo (qui n'a rien d'exceptionnel) montre les images prises par une google glass. Le porteur dispose d'un écran (non visible) qui lui perésente des informations supplémentaires, les images sont ensuite synchronisées sur Google Drive ou envoyées en direct à une autre personne.

Transports plus rapides: Petit bug dans le texte?

02/07/2013

tpg.jpgOn est nombreux à souhaiter des transports plus rapides, efficaces, qui permettent aux habitants de notre région de circuler en toute fluidité.

Cela est crucial pour notre économie, notre culture, notre société tout simplement. L'initiative des Verts part d'un bon sentiment.

Art. 190, al. 5 (nouveau) Il (L'Etat) aménage le réseau et règle la circulation routière pour donner la priorité aux transports publics.

Mais voilà, il pourrait y avoir un bug. Nous avons déjà un texte qui règle la circulation. Il s'agit de la Loi fédérale sur la circulation routière, qui précise bien dans son article 1: La présente loi régit la circulation sur la voie publique...Donc une partie du texte de l'initiative risque de ne pas être utilisable.

En regardant de plus près , on se rend compte que la législation fédérale et cantonale donnent déjà le cadre suffisant à atteindre les buts de l'initiative. En réalité, cette initiative vient figer un objectif de gouvernement dans la Constitution .

Pour le Parti Pirate, la législation doit fournir un cadre que les acteurs peuvent utiliser pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement. Et cette législation doit être de qualité. Un choix politique tel que celui-ci a seulement besoin d'une décision au autorités politiques, mais peut-être est-ce un aveu d'impuissance face à un exécutif qui a perdu sa vision?

Le membres du Parti Pirate discuterons et prendrons position sur ce texte.

All the posts