Parti Pirate

Espionnage des dirigeants et le peuple dans tout ça?

25/10/2013

obamaMerkel.jpgImaginez la scène: Angela Merkel appelant Barack Obama pour lui dire : « mais pourquoi tu as mis mon téléphone sur écoute? ». La scène est digne d'un mauvais vaudeville. Tant que les Américains et les Anglais surveillaient la population allemande, cela ne posait pas de problème à Angela Merkel. Mais savoir que son intimité personnelle a été violée la choque au point d'appeler son homologue: « entre amis on ne s'espionne pas? ». Cela montre qu'un dirigeant, pourtant ayant vécu en Allemagne de l'Est avec une des polices politiques les plus intrusives, n'a aucune notion de l'impact réel sur la population d'une telle surveillance.

Et pourtant elle a été prévenue. Les révélations Snowden, impressionantes par leur densité, ne sont pas si surprenantes pour certains milieux autorisés.

Et pourtant on lui a donné les bons outils. En juillet 2013, le préposé à la protection des données en Allemagne demandait à Angela Merkel de mettre un arrêt au «Safe Harbor» (l'accord d'échange de données personnelles entre les USA et l'Europe). Le 23 octobre, le parlement Européen recommande aux autorités de suspendre l'accord Swift (d'échange de données financières avec les USA) après avoir eu vent que les Américains se seraient infiltrés dans la base de données. Mais au moins, il semblerait que les gouvernants européens commencent à être agacés par la situation, tout en continuant à développer leurs propres programmes de surveillance.

Et en Suisse?

Apparemment notre président ne fait pas partie des 35 chefs d'État mis sur écoute. Cela n'a pas l'air de le toucher particulièrement.

Et pourtant il a été prévenu. Lorsque l'affaire Snowden éclate, au lieu de s'inquiéter des répercussions des révélations en Suisse, notre président se lance dans une enquête sur les activités criminelles de Snowden en Suisse. Nous étions le seul Parti Pirate de la planète à NE PAS demander l'asile politique pour Snowden, pour justement assurer sa propre protection.

Et pourtant, nous lui avons donné les outils. En juin 2013, j'ai écrit au préposé fédéral pour lui demander de revoir l'exportation de nos données vers les USA. Face au refus, j'ai soumis la même demande à Ueli Maurer.

Nous sommes un des rares partis en Suisse à avoir lancé le référendum contre FATCA. Comme dans l'accord Swift, il y est question d'échange automatique de données personnelles. Mais pouvons-nous faire confiance aujourd'hui aux USA quant à l'utilisation qu'ils vont faire de nos données? Non.

Nous sommes dans l'ère de l'information, du Big Data. En face de nous, un pays nous pille nos données. Ces données valent des milliards. Le manque d'intérêt ou de courage de nos autorités nous montre surtout qu'elles n'ont aucune conscience du monde dans lequel nous entrons.

Vous voulez agir?

Demandez au Préposé fédéral pourquoi il ne remet pas en cause le Safe Harbor avec les USA alors que la confiance est rompue. 

Signez le référendum contre FATCA.

Commentaires

J'observe surtout que la guerre ne se fait plus avec des canons ou des avions. Notre cyberdéfense n'est pas même embryonnaire et nous envisageons de dépenser 4 milliards pour des avions parfaitement inutiles.
www.pierrejenni.ch/blog/35-gripen

Écrit par : Pierre Jenni | 25/10/2013

FATCA négocier quoi quand le texte exprime des prérogatives et de impérities?

Il est hallucinant de constater autour de soi l'épaisseur de l'ignorance des gens, des intellectuels, des techniques, des technologues... Ou alors, se fichent-ils complètement de ce qui sera fait d'eux.

Est-ce dû au fait que notre culture du numérique est encore trop jeune bien qu'elle soit davantage orientée consumérisme que maitrise d'outils conceptualistes? Elle date des années 1995. Jusque là, seules de grandes entreprises transnationales, les universités spécialisées dans les technologies et le Centre National de Recherche Scientifique utilisaient un réseau de communication avec des applications propres à leurs besoins conçus par et pour eux-même. Quoique plutôt mécanique et analogique, à l'époque. Ces même chercheurs étaient tout de même devenus les pères des systèmes grâce au microprocesseur, la solution des langages qui allait permettre une nouvelle vision de réseaux multipliés à l'infini: la toile.

Est-ce la rapidité avec laquelle sont nés les constructions d'interfaces ainsi que les logiciels-outils et d'applications qui fait que nous n'avons pas eu le temps de réaliser ce qu'allait devenir le monde numérique d'aujourd'hui avec les accès inédits?

La rapidité dite virtuelle permet, tel un télescope d'astrophysique, la capture d'images de particules comme celles d'une galaxie. La toile numérique, c'est un univers immatériel, un univers qui nous échappe dont on a plus la mesure du temps, de la distance, des proportions ou seulement des contours. Une lecture qui nous échappe. Des données qui nous échappent...Qui nous échappent encore plus, ce sont les entités qui les utilisent et ce qu'elles pourraient en faire.

Il est regrettable qu'en parallèle de ces fabuleux progrès, nos responsables autoproclamés par leur élection n'ont pas pris la mesure pour prévoir la mise en place d'un nécessaire arsenal de protection en péchant par manque de volonté ou par excès de confiance.
La législation finit par courir derrière sans jamais rattraper le temps perdu.
FATCA est une des illustrations.
Nos élus se précipitent sur des offres de dupes comme FATCA et sont prêts à tendre leur sabre pour se faire décapiter.
Ils veulent nous faire admettre, par leur suffisance, notre soumission à la volonté unilatérale de l'Administration Américaine de pouvoir nous dépouiller de nos droits nationaux et fondamentaux ainsi que de nos biens matériels et patrimoniaux.

Inique la légèreté du comportement fédéral et de l'ensemble de la classe politique face à l'espionnage de masse, à l'infiltration étendue sur tout le territoire, à la violation de nos institutions.
Pourtant, plus près de nous, l'espionnage se fait par moyen d'hommes qui prennent petit à petit les commandes des états cantonaux sans que cela n'inquiète nos autorités. Tant la droite est obnubilé par l'enrichissement rapide et facile avec des lois faites sur mesure et la gauche aveuglée par le miroir moral qu'on a fabriqué pour elle. Pour qu'elle puisse s'y admirer.

Quand on dit que la guerre a commencé pour nous depuis l'an 2000 et qu'elle était en préparation depuis 20 ans déjà, on ne nous croit pas parce qu'il n'y a pas d'avions chasseurs dans le ciel, pas de troupes au sol ni de drones tueurs qui planent au-dessus du parlement. Il a bien fallu la crise financière ET monétaire de 2007 pour que nos édiles s'ébrouent sans ouvrir les yeux pour autant.
On a donc eu, depuis, droit aux sorties de missiles antifraude américains, anti-places financières, anti-secret bancaire. Simplement anti-économique. On aurait dû vite légiférer et tirer les lignes de démarcation. Non! on a trainé des pieds, préférant servir des rhétoriques aberrantes pour rassurer le peuple et le renflouement des banques avec son argent. Garder silence sur ses lacunes et faiblesses, c'était tout là, la grande sagesse des Suisses. Une sagesse qui sera vite démasquée par nos voisins immédiats qui n'ont pas hésité à déployer leurs offensives.

FATCA nous vient comme quelqu'un qui vient frapper à la porte et qui dit "c'est le moment, il faut y aller".

Acceptons nous cette spoliation?
Acceptons nous cette déportation?
Allons nous résister et refuser?

FATCA est juge et partie, une justice supranationale. Notre gouvernement et ses institutions ont donc accepté d'y être subordonnés et vassalisés!

Bien Gentil Alexis, mais il faudra faire la traduction des textes de FATCA en langue du peuple et mettre en exergue les dangers embusqués. Le travail d'information et d'explication est à faire d'urgence!

Comment se fait votre récolte de signatures? Je voudrais participer à la faire.
Contactez-moi par mail.

Écrit par : Beatrix | 26/10/2013

Les commentaires sont fermés.