Parti Pirate

Actualité espionnage: Le Conseil Fédéral se protège?

27/10/2013

Drôle, le Conseil Fédéral veut s'équiper d'un matériel anti-écoute...

Pour écouter la population suisse, dans le cadre de la LSCPT, il s'équipe auprès d'une société américano-israélienne. Pourtant en ces temps, la confiance envers de telles sociétés est sacrément ébranlée. Pour se protéger à qui fera-t-il appel? Une bonne société suisse obligée de travailler avec des réseaux de téléphone construits avec du matériel (cisco, huawei, alcatel, nokia) troué par conception?

Il devrait plutôt s'occuper de comment renouveler la loi sur la protection des données afin de la rendre efficace et monter le niveau de conscience, d'exigence quant à la nécessaire protection des citoyens!

Espionnage des dirigeants et le peuple dans tout ça?

25/10/2013

obamaMerkel.jpgImaginez la scène: Angela Merkel appelant Barack Obama pour lui dire : « mais pourquoi tu as mis mon téléphone sur écoute? ». La scène est digne d'un mauvais vaudeville. Tant que les Américains et les Anglais surveillaient la population allemande, cela ne posait pas de problème à Angela Merkel. Mais savoir que son intimité personnelle a été violée la choque au point d'appeler son homologue: « entre amis on ne s'espionne pas? ». Cela montre qu'un dirigeant, pourtant ayant vécu en Allemagne de l'Est avec une des polices politiques les plus intrusives, n'a aucune notion de l'impact réel sur la population d'une telle surveillance.

Et pourtant elle a été prévenue. Les révélations Snowden, impressionantes par leur densité, ne sont pas si surprenantes pour certains milieux autorisés.

Et pourtant on lui a donné les bons outils. En juillet 2013, le préposé à la protection des données en Allemagne demandait à Angela Merkel de mettre un arrêt au «Safe Harbor» (l'accord d'échange de données personnelles entre les USA et l'Europe). Le 23 octobre, le parlement Européen recommande aux autorités de suspendre l'accord Swift (d'échange de données financières avec les USA) après avoir eu vent que les Américains se seraient infiltrés dans la base de données. Mais au moins, il semblerait que les gouvernants européens commencent à être agacés par la situation, tout en continuant à développer leurs propres programmes de surveillance.

Et en Suisse?

Apparemment notre président ne fait pas partie des 35 chefs d'État mis sur écoute. Cela n'a pas l'air de le toucher particulièrement.

Et pourtant il a été prévenu. Lorsque l'affaire Snowden éclate, au lieu de s'inquiéter des répercussions des révélations en Suisse, notre président se lance dans une enquête sur les activités criminelles de Snowden en Suisse. Nous étions le seul Parti Pirate de la planète à NE PAS demander l'asile politique pour Snowden, pour justement assurer sa propre protection.

Et pourtant, nous lui avons donné les outils. En juin 2013, j'ai écrit au préposé fédéral pour lui demander de revoir l'exportation de nos données vers les USA. Face au refus, j'ai soumis la même demande à Ueli Maurer.

Nous sommes un des rares partis en Suisse à avoir lancé le référendum contre FATCA. Comme dans l'accord Swift, il y est question d'échange automatique de données personnelles. Mais pouvons-nous faire confiance aujourd'hui aux USA quant à l'utilisation qu'ils vont faire de nos données? Non.

Nous sommes dans l'ère de l'information, du Big Data. En face de nous, un pays nous pille nos données. Ces données valent des milliards. Le manque d'intérêt ou de courage de nos autorités nous montre surtout qu'elles n'ont aucune conscience du monde dans lequel nous entrons.

Vous voulez agir?

Demandez au Préposé fédéral pourquoi il ne remet pas en cause le Safe Harbor avec les USA alors que la confiance est rompue. 

Signez le référendum contre FATCA.

1:12 pour rien?

20/10/2013

 "L'initiative 1:12 fait trembler la droite" titre la Tribune. Pourtant cela ne devrait pas. 1200 entreprises concernées? 1200 entreprises qui s'adapteront très bien.

Le salaire le plus élevé versé par une entreprise ne peut être plus de douze fois supérieur au salaire le plus bas versé par la même entreprise. Par salaire, on entend la somme des prestations en espèces et en nature (argent et valeur des prestations en nature ou en services) versées en relation avec une activité lucrative.

Les plus petites compenseront la "perte" de gain des top-managers par des revenus obtenus dans des Conseils d'Administration d'autres entreprises, par exemple.

Les plus grandes entreprises, notamment celles pratiquant l'intégration verticale, disposent généralement d'une entreprise dédiée à la coordination et à la gestion des aspects financiers du groupe. Celle-ci pourra très bien s'organiser afin de limiter le nombre de bas salaires. Besoin d'un assistant? Louez en un dans l'entreprise spécialisée du groupe dans la fourniture de services administratifs...

Celles qui ont des entreprises a l'étranger pourront relocaliser leur top-manager...

Bref rien de bien méchant contre les «abzocker». Bref cette initiative ajoute une contrainte au système sans toucher aux mécanismes des inégalités.

Cette initiative a le mérite de mettre le doigt sur un véritable souci de notre modèle économique mondial: la concentration des richesses au sommet. Nous vivons dans ce qui ressemble de plus en plus à un système de Ponzi mondial, et nous devrons un jour y sortir.

Et il y a bientôt une votation bien plus importante, bien plus subversive que l'initiative 1:12, celle du Revenu de Base qui elle change vraiment la donne. Sauront-nous aborder un véritable choix?

En attendant, quelle que soit l'issue de ce vote, cela ne changera rien à un système qui s'adaptera.


Info drôle: le ratio 1:12 est le ratio traditionnellement utilisé pour les maisons de poupées, ou dans le voyage de Gulliver https://en.wikipedia.org/wiki/1%3A12_scale

Le campus un lieu d'expériences et non de contrôle totalitaire.

18/10/2013

rfodchip.JPGHier j'étais interviewé par le journal de l'UNIL. L'étudiante, passablement agacée par le nouveau système de suivi électronique mis en place sur le campus, me demandait en quoi un tel système pouvait être un problème:

Cela démontre l'absence de prise en compte des usagers du lieu en les obligeant à utiliser un outil qu'ils n'ont pas demandé.

Cela démontre la recherche désespérée de notre société vers un monde de risque zéro et de tolérance zéro. Cette course, perdue d'avance, fait que nous demandons des enfants de plus en plus tôt qu'ils agissent comme des adultes. L'université doit rester un lieu d'expériences individuelles. C'est souvent la première fois qu'on ne vit plus avec ses parents. Mettre un outil de surveillance dans les mains de la direction est la meilleure manière de créer un environnement de suspicion générale.

La liberté de circuler est indispensable à notre liberté de former une opinion.

Les étudiants préparent le monde de demain. Ils doivent pouvoir de tenter les expériences les plus novatrices. Le campus doit être un lieu d'expériences et non de contrôle totalitaire.

Malheureusement la politique d'aujourd'hui, obnubilée par la recherche de solutions miracles immédiates notamment en sécurité, est incapable de voir les conséquences à long terme de tels systèmes.... c'était pourtant ça la politique, construire le monde de demain? Joli exemple...

Nos autorités fédérales ont une guerre numérique de retard

09/10/2013

Il y a 4 mois, je demandais la remise en cause du Safe Harbor auprès du Préposé Fédéral puis au Président de la Confédération. Les réponses (au moins j'ai eu des réponses) étaient négatives.

En même temps, Viviane Reding, Commissaire européenne, lançait une enquête interne pour évaluer le Safe Harbor.

Au cours d'audition au Parlement européen, il a été montré que le Safe Harbor a été largement abusé.

Le Safe Harbor est le cadre juridique permettant l'exportation de vos données personnelles vers les Etats-Unis.

Les autorités fédérales font état d'un attentisme auquel nous sommes que trop habitué... au détriment des citoyens...

Une petite pierre solide de plus

07/10/2013

Pour le Parti Pirate Genevois il s'agissait de la première véritable campagne cantonale. Notre score est encore modeste mais en progression:

En 2011: 0.9%
En 2012: 1.1%
En 2013: 1.6%

Nous avons doublé les votes compacts depuis les élections au national. Didier Bonny et moi avons recueillis plus de 3400 voix au Grand Conseil. Surtout nous avons établi les bases pour la suite: une identité, une vision et surtout un programme cantonal de 94 points que nous allons maintenant faire vivre de manière collaborative et participative. La construction de notre programme se fait de manière ouverte, comme nous envisageons la politique. Ce programme nous allons le porter avec tous les moyens dont nous disposons en dehors du Grand Conseil.

Merci à tous celles et ceux qui nous ont donné leur voix et soutenu notre action.
Merci à toute l'équipe de candidats et de sympathisants qui nous a aidé.

Une nouvelle étape

05/10/2013

Pour le Parti Pirate Suisse une nouvelle étape vient de se dérouler. Pour la première fois nous nous sommes présentés à des élections cantonale avec un programme complet. Ce travail est le fruit d'un travail acharné de l'ensemble des Pirates à travers la Suisse.

La suite? une chose est sûre, les Pirates seront présents sur le canton et en Suisse. Il n'y a pas un jour, pas une seule discussion avec des citoyens qui ne se passe sans que je sois de plus en plus convaincu par l'importance de notre démarche.

Nous serons présents dans un maximum de communes, nous serons présents pour les élections dans le canton de Berne et nous serons présents au élections fédérales.

Nous avons construit les bases de notre action politique: notre vision, notre identité. A nous de vous les présenter.

Nous souhaitons construire une société où chacun à sa place, sans exclusion ni technique, ni sociale, ni raciale,  et où chacun reste maître de son environnement dans le respect de l'autre. La transformation de la société que nous vivons nous présente des opportunités que nous devons saisir.

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