Parti Pirate

Les banques se meurent: place à l’innovation!

26/03/2014

Publié initialement sur politeia.ch

Suppression de postes, réduction des avoirs sous gestion, la grande vie serait terminée. Dans le Bilan du 3 février 2014[1], Maria Vakaridis nous dresse un constat morbide de la place financière genevoise. «Le Loup de Wall Street, c’est fini!» clame un jeune banquier. La raison de cette perte? Pour certains, la fin du secret bancaire serait la cause de ces malheurs, pour d’autres le manque d’adaptation aux nouvelles réalités, mais surtout il n’existerait pas de porte de sortie. Ce n’est pas une simple remise en cause mais une véritable révolution culturelle que nous devons déclencher si nous voulons conserver les places de travail. L’opportunité se trouve dans l’innovation, mais dans tous les cas cette révolution sera cruelle et fera des victimes.

Défi numéro un: Valoriser les informaticiens, ils constituent la matière grise de la finance d’aujourd’hui! Le monde de la finance est géré par les informaticiens. Un directeur de banque qui refuse de voir cette réalité est irresponsable. Un informaticien a droit de vie ou de mort sur un établissement. Il connaît les petits secrets de tous, connaît toutes les failles et peut couper la banque du monde extérieur d’un simple clic. Puissant mais dénigré et mal payé. Alors non ce n’est pas étonnant que des CD volés se retrouvent entre les mains de différentes administrations fiscales. Dans une finance entièrement virtualisée, l’informaticien n’est pas juste celui qui doit s’occuper des tâches ingrates.

Défi numéro deux: Pratiquer la transparence totale! Le secret bancaire a été construit pour protéger les citoyens d’un Etat corrompu. Il est clair que la lutte pour conserver cette pratique est vouée à l’échec face à l’insistance des Etats et groupes de pression. Et à juste titre! Alors renversons la machine et jouons la carte de la transparence étendue. Ils en demandent? Publions l’ensemble des transactions! Car dans un monde informatisé, le secret n’est plus le garant de la sécurité. Tous les systèmes informatiques les plus sûrs sont construit sur de l’Open Source et des protocoles de transmissions ouverts. Dans une finance entièrement virtualisée, la véritable transparence est celle qui apportera de la sécurité.

Défi numéro trois: Comprendre que l’argent n’est qu’une donnée personnelle! La monnaie est aujourd’hui pratiquement entièrement virtualisée. Finalement cette monnaie n’est qu’une donnée financière personnelle. Et les banquiers ne sont que des gestionnaires de données financières personnelles. C’est alors que l’on comprend que les véritables concurrents des banques ne sont pas les autres banques. Ce sont les gestionnaires de données personnelles. Google, Apple, Facebook… Voilà les vrais concurrents des banques. Le jour où Facebook autorise les transferts d’argent directement entre les utilisateurs, les banques auront du souci à se faire. Alors sautons le pas! Construisons une finance autour des informaticiens, qui soit transparente, résiliente et distribuée. Et pour cela nous devons faire appel à l’innovation. Heureusement celle-ci arrive toujours au bon moment.

Le WIR est issu de la crise de 1929. Il a permis de réinjecter des liquidités dans un monde en crise par son approche décentralisée et communautaire. Le bitcoin est né de la crise de 2008. Il apporte une approche décentralisée et communautaire. Mais surtout il est issu du monde numérique. Les crypto-monnaies sont donc les seules à réellement respecter les règles du réseau: distribution, transparence, accessibilité. De par sa nature, le bitcoin est supérieur lorsqu’il est utilisé dans un contexte numérique. Et pourtant le bitcoin n’est que la première itération de l’échange de valeurs façon numérique. D’autres technologies vont apparaitre rapidement. Notre monde financier doit aujourd’hui se saisir de cette innovation et y participer. La Deutsche Börse a eu le bon réflexe, elle va remplacer son système de gestion des ordres avec un concept basé sur le bitcoin[2]. Ou comment apprendre à maitriser cette technologie. Car le bitcoin est avant tout une technologie, une idée. Et comme avec internet, les courriels, les téléphones portables, les détracteurs seront nombreux, mais ne pourront pas arrêter un outil qui donne à tous la possibilité de devenir sa propre banque. Dans certains pays, seul 3% de la population a un compte bancaire[3]. Si l’industrie financière n’innove pas, la population innovera sans elle.

[1] bilan.ch/argent-finances-les-plus-de-la-redaction/le-naufrage-du-secteur-bancaire-plombe-geneve
[2] citizenkane.fr/bitcoin-deutsche-borse-deutsche-mark-electronique.html
[3] storage.canalblog.com/68/65/396552/28715425.pdf

Commentaires

Ahahah, on voit que dans votre réflexe de plastronnement corporatiste ("nous les IT faisons tourner le monde") vous n'y comprenez rien: l'IT est moins payé car il est un coût, pas un revenu. Un IT démissionne? On le remplace et c'est oublié. Un gérant, trader, vendeur s'en va? S'il était bon, vous avez un problème. Donc, non, les IT ne font pas du tout tourner les banques, ne vous déplaise. Voler un CD peut être fait par un type du nettoyage, les IT n'ont absolument pas le rôle de toute puissance que vous fantasmez. Quant au bitcoin, je me réjouis de voir chaque personne pouvoir émettre sa propre monnaie: je crois que vous feriez mieux de vous occuper de ce que vous connaissez et de laisser ceux qui la comprennent s'occuper de finance. Merci

Écrit par : QueFaire | 27/03/2014

Cher Alexis Roussel, un bon conseil : arrêtez de réfléchir et arrêtez d'inonder le web avec des pensées qui montrent toute l'indigence de votre pensée ...
Faites enfin quelques chose d'utile pour le monde : Indiquez-nous les écoles par lesquelles vous êtes passé (et vos maîtres à penser), histoire de protéger le monde de passer par les mêmes circuits.
Au cas où, vous travaillez où ?

Écrit par : Che | 27/03/2014

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