Parti Pirate

3 ans, 10.000 km en Scooter électrique à Genève

06/07/2014

En 2011, j'ai fait l'acquisition d'un scooter électrique: Retour sur 3 ans d'utilisation quotidienne à Genève.

A Genève, en fervent adepte de la mutli-modalité, on doit bien avouer que le scooter est le moyen le plus efficace pour se déplacer dans le canton. Si mes déplacements se limitaient à la Ville c'est le vélo qui gagne, mais dès que l'on prend le canton dans son ensemble, le scooter gagne. Résident en ville de Genève, mais travaillant à Chatelaine et faisant de fréquents déplacements dans le canton, et souvent à l'aéroport, je m'étais embarrassé d'un scooter 125 à essence. Lorsque les premiers scooters électriques vraiment intéressants sont apparus, le constat était sévère: pas une seule borne de recharge dans le quartier de Plainpalais. Depuis, j'ai eu la chance d'obtenir la seule chose qui me bloquait: un endroit où parquer mon scooter avec une prise électrique à proximité. Un autre coup de pouce est apparu en 2009: il était hors de question que mon fils joue au scooter en faisant: broummmm...

J'ai jeté mon dévolu sur un Vectrix li. N'essayez pas d'en acquérir un, la société a fait faillite cette année. Trop en avance peut-être? Bref ce scooter ressemble à un scooter, va aussi vite qu'un scooter (max 110kmh limité par le logiciel) et à une autonomie seulement à moitié de mon ancien scooter (100km au lieu de 200km). Le temps d'attente fut long, mais finalement mon scooter est arrivé. Je devais être un des premiers à avoir ce modèle en Suisse. Dernière pièce du puzzle, je contacte les SIG pour transformer mon abonnement avec la formule SIG vert. Un poil plus cher, mais avec la garantie que l'électricité que je consomme est compensée par de la production d'énergie renouvelable.

Et c'est parti pour les premiers kilomètres.

Les premiers jours sont réjouissants. Plus d'odeur, moins de bruit, plus de vibrations. Je pense que le point le plus satisfaisant a été lorsque je me suis arrêté au feu rouge la première fois. Alors que les autres motos et scooters continuent de faire tourner leur moteur, le mien ne consomme plus rien. Finalement on ne consomme que lorsque l'on roule. La conduite est souple, et pourtant le scooter livre quelques secrets, et notamment une reprise assez impressionnante. Et pourtant cette reprise est limitée par le logiciel. Sans cette limite, un simple coup sur la poignée de vitesse, le scooter partirait en trombe. C'est aussi là que je fais une découverte intéressante. La manette de vitesse tourne aussi dans l'autre sens. Elle sert de frein moteur et permet de recharger (un peu) les batteries. En 3 ans, je n'ai pratiquement jamais utilisé les freins classiques, autant de plaquettes de freins en moins à changer. A l'arrêt, en tournant la manette de vitesse dans l'autre sens, on déclenche une marche arrière, gadget bien utile dés fois. L'absence de vibrations dû au moteur entraina un autre effet secondaire. Je venais de supprimer une des causes de mon mal de dos de l'époque. Bref je devenais un utilisateur de plus en plus convaincu.

Quelques changements d'habitude

La plus grande crainte lorsque l'on passe à un véhicule électrique est la peur de se retrouver sans jus et de préférence au milieu de la campagne. Avec un scooter à essence, vous avez à disposition suffisament de station à essence dans le canton. Une fois par semaine, vous faites le plein. Avec un scooter électrique, je fais le plein tous les soirs en branchant mon scooter. L'opération est simple, le câble est dans le coffre, il suffit de le brancher. Et chaque matin me voilà avec un réservoir plein, disponible pour 100 km de trajet. Amplement suffisant. Mes trajets sont devenus encore plus efficaces. En éliminant le passage hebdomadaire à la station essence, le trajet se résume à une ligne presque droite entre mon point de départ et d'arrivée.

Problèmes rencontrés

Evidemment tout n'est pas rose et même un scooter électrique peut avoir des contraintes. La première est l'absence de bornes de recharge dans le canton. Nous avons un retard chronique en la matière. Il est inconcevable de construire un parking privé sans prise électrique sur chaque place, et pourtant. Et dans les parkings publics ou dans la rue: rien. Même à Thonon, plusieurs places sont disponibles en pleine ville. Est-ce un manque de volonté politique? A ma connaissance, seuls les VertsLib et le Parti Pirate ont inclus l'installation de bornes électriques en ville. Est-ce un problème technique? Peut-être que les technologies de rechargement sans contact, par induction, seront la vraie réponse. Avec un scooter électrique, on fait face à de nouveaux types de défaillance. Si le moteur électrique est pratiquement indestructible, ce sont les batteries et le système électrique qui peuvent poser problème. Alors oui, en 3 ans, je suis resté une fois en rade. Un fusible avait lâché. Un appel au TCS, un scooter (électrique) d'échange pendant le temps de la réparation, et une prise en charge dans la garantie on largement réduit la gêne occasionnée. La batterie a aussi commencé à faire des siennes. Si je pouvais toujours rouler, après quelques tests, le verdict fut sans appel: changement de batteries, inclus dans la garantie aussi à quelques mois près (ouf). Mais la défaillance la plus intéressante fut un simple pneu crevé. Une énorme vis

Commentaires

Vous ne dites pas tout ???

Le prix de cet engin doit également en refroidir plus d'un ??

Concernant Genève et sa horde d'écolos pas foutus de mettre des prises électriques, il n'ont pas le temps, ils passent leur temps à emmerder les voitures, les mêmes qu'ils utilisent pour nous faire des "Cruezis" dans les alpes valaisannes !

Ils auraient aussi pu installer un fusible Stotz !

Bien à vous

Écrit par : Corto | 06/07/2014

Cher Corto,

le prix de ce scooter était aux alentours de 12.000 CHF, soit le prix d'une grosse moto. Mais le prix est un élément sur lequel il est rapidement possible d'avoir du progrès en faisant des économies d'échelles.

Il suffit de regarder vers les villes chinoises qui ont banni les scooters à essence. Les scooters y sont disponibles pour quelques milliers de francs.

Cordialement

Écrit par : Alexis Roussel | 06/07/2014

Avez-vous également considéré le vélo électrique ? Pourrait-il convenir à vos besoins ?

Écrit par : Eoshyn | 06/07/2014

Cher Alexis, je conçois totalement le fait de rouler électrique, mais si c'est suivre l'exemple allemand qui projette de construire des centaines de générateurs au charbon pour pailler le nucléaire et si être écolo consiste à subventionner des installations photovoltaïques d'origine chinoise et également manufacturées avec des centrales au charbon, en sachant qu'il faut deux fois plus, au minimum, d'énergie pour confectionner un panneau voltaïque que ce qu'il va pouvoir produire durant toute sa courte vie, sans parler des batteries pour stocker les électrons avec, cette fois une rentabilité ne dépassant pas 10% de l'énergie pour faire fonctionner de telles installations, non !

Ce dont je vous parle date de mon séjour à l'EPFL et tout ce que je décris est connu depuis des décennies !

Il aurait d'autre source d'énergie, bien plus convaincantes que le voltaïque et la motricité électrique sur batterie, mais c'est un autre débat !

Je suis vraiment désolé, je sais que vous faites de votre mieux et ne doute pas de votre sincérité, mais la consommation kilométrique est une plaie comparable à celles décrites dans la Bible avec les égyptiens.

Les villes sont envahies par le secteur le moins rentable socialement et les artisans, petits commerçants et autres créateurs de services sont évacués vers les zones extérieures aux agglomérations, provoquant inlassablement des besoins de transports individuels, la moyenne de kilomètres parcourus quotidiennement par la population à des fins professionnelles (sans parler du reste) ne cesse d'augmenter de manière très inquiétante, et ça, c'est une politique extrêmement calculée et rentable tant pour les gouvernements que pour certains monopoles !

Prenons un exemple, si 20% des automobilistes passent à l'électrique dans les 10 prochaines années, il faudrait augmenter de 40% la production électrique, une véritable catastrophe en perspective !!

Bien à vous

Écrit par : Corto | 08/07/2014

Alexis, répondez la moindre ???

Je ne suis bien sure, aucunement contre toute volonté de changer, mais les vraies solutions ne semblent pas recherchées par nos politiques !

Tant que ça rempli les caisses et les lobbies, pas de risque !!!

Encore, bien à vous

Écrit par : Corto | 11/07/2014

Corto

en période de vacances, on est pas toujours connecté pour répondre...

Pour votre commentaire, il y a deux attitudes à avoir: croire que rien ne peux changer ou essayer de découvrir de nouvelles options. Mais le défaitisme est la seule chose qui nous perdra tous.

Mon texte avait pour prétention uniquement de faire le point sur un usage bien particulier. Mais celui-ci s'inscrit dans un travail politique au sein de mon parti. La question de l'énergie se conçoit au travers des thématiques de la mobilité, de la production d'énergie, des économies ou bonnes utilisation des énergies ou encore de la construction.
je vous propose de jeter un œil sur le programme du Parti Pirate Genevois. http://ppir.at/programmegeneve Vous y verrez un ensemble de propositions.

Enfin en cadeau bonus, voici une autre personne qui tente de faire bouger les choses, et constate que trop souvent, c'est juste la perception de certaines personnes qui bloque les innovations: http://www.nzz.ch/schweiz/eine-region-unter-strom-1.18340964

Écrit par : Alexis Roussel | 11/07/2014

@Corto: oserais-je croire que vous avez fait une partie de vos études a l'EPFL et que donc une partie de votre grand savoir provient d'une école suisse. Tout n'est donc pas perdu pour ce pays honni et très malfaisant cité dans la plupart de vos commentaire. Vous me rassurez, je commençais a avoir honte d'être Suisse même si je ne suis pas banquier.

Écrit par : grindesel | 11/07/2014

Oui, Grindesel, tous mes doctorants à l'EPFL, suisses ou pas, avaient signés des contrats d'embauches aux USA, parfois 2 ans avant de finir leurs études !

Alors que les banques suisses cachent plus de 140 milles milliards de Francs-suisses, en grande partie, du fric sale !

Écrit par : Corto | 11/07/2014

@Corto: Cela veut simplement dire que les universités, EPF/L/Z et autres écoles suisses sont de grandes qualités, mais arrêtez un peu de généraliser, tous les suisses ne sont pas financiers ou banquiers véreux, la grande majorité gagne sa vie en bossant, que penseriez-vous si à cause de quelques extremistes de droite israéliens qui pratiquent la loi du talion vous étiez jugé comme tous complices. Bonne fin de semaine.

Écrit par : grindesel | 11/07/2014

La loi du talion est celle encore pratiquée par les descendants des babyloniens, en plus de vos lacunes éducationnels ayant fait de vous un aigri comme le sont pleins d'antisémites, votre culture se croise les pieds en pleine course !

Quant aux extrémistes, ne vous en faites pas, ils arrivent en masse en Suisse, les prisons suisses en sont déjà remplies !

Je ne peu que les encourager à venir dans ce pays "élu" par leurs chefs d'états "élus" à vie et pour qui la ville de Genève déroule des tapis rouges à chacune de leurs visites chargées de malles remplies de devises !!

Concernant Israël, elle a accueillie 50'000 chrétiens du Darfour, alors que plus de 400'000 chrétiens ont été victime d'un génocide resté sous silence !

ça vous va comme réponse ?

Écrit par : Corto | 12/07/2014

Non car comme toujours vous ne répondez pas, je vous demandais pourquoi vous généralisiez toujours en parlant des habitants de la suisse qui ne sont pas plus responsables de certains agissements que les israéliens ne le sont des actions des extrémistes de votre pays. Vous vous contentez de traiter de divers noms d'oiseaux ceux qui ne sont pas d'accord avec vous et qui n'acceptent pas vos paroles comme vérité première, c'est bien dommage mais le monde continue de tourner malgré tout.

Écrit par : grindesel | 12/07/2014

Messieurs, Mesdames, cet article ne traite ni de l'immigration, ni de religion. Je vous demanderai de débattre de ces questions ailleurs. Il y a suffisamment d'articles sur ces sujets, même dans ce blog-ci, pour y ajouter vos commentaires.
Meilleures Salutations

Écrit par : Alexis Roussel | 12/07/2014

Je répondrait quant même avec mes excuses envers Alexis, la Suisse vote massivement pour l'extrême droite, l'UDC, cette même UDC manipulée par Novartis et tous les pollueurs les plus cyniques de la planète, sans parler de l'UBS qui investi en Chine dans les industries les plus meurtrières de l'histoire de l'humanité et peut être de la galaxie.

Et cela s'adresse à Alexis : Ne sous inquiétons pas trop pour les taux de CO2 émis en Suisse, mais plutôt de ceux émis en conséquence des investissement à court terme placé par le financiers suisses.

Savez-vous que les banques suisses depuis les 20 dernières années, investissent entre 500 et 1'000 fois plus en Chine qu'en Suisse ?

Rien qu'en Chine, je ne parle pas des investissement en Corée du nord, qui sont plus important que les investissements faits en Suisse, je ne parle pas d'investissements immobiliers, seulement de de développement industriels !

Écrit par : Corto | 13/07/2014

J'arrêterai donc et vous présente mes excuses pour ces écarts de sujets. Bon dimanche

Écrit par : grindesel | 13/07/2014

Cher Alexis, avez-vous vu le modèle BMW électrique équivalent à ce qu'il y a de plus puissant en matière de 2 roues, 0 à 100 km/h en 2,7 seconde ???

C'est là que je rejoindrais le commentaire de Eoshyn, sur le vélo, parce que si produire des véhicules électriques devient synonyme de battre des records de puissance pour se déplacer d'un point à un autre, c'est mal barré !

Écrit par : Corto | 14/07/2014

Corto, comme dit dans l'article, le vélo gagne en milieu urbain, mais pour parcourir le canton et le Grand Genève, le scooter est bien plus adapté. Cela correspond à mes déplacements.

Cordialement

Écrit par : Alexis Roussel | 14/07/2014

Un scooter qui fait du 120 et qui pèse plus de 100 kg pour circuler en ville ?

Le mieux, à mon avis, des véhicules fonctionnant à air comprimé 200 bars 10 litres, autonomie 200 km et vitesse de charge de 3 minutes avec un rendement de 90% !

Tout ça avec des stations collectives de partages en plus des véhicules privés !

Poids à vide 50-60 kg max, démarrage très puissant et retour en freinage beaucoup rentable que l'électrique, seul problème facilement résolu, danger d'explosion de la réserve d'air, mais avec des soupapes, danger maitrisé.

Déjà des bus dans plusieurs pays fonctionnent à l'air comprimé, l'avantage est que l'on peut recharger électriquement pendant les heures de faible consommation, plus qu'avec les batteries et avec dix fois moins de pertes !

Bien à vous

Écrit par : Corto | 15/07/2014

Je vous félicite pour votre critique. c'est un vrai état d'écriture. Développez .

Écrit par : auto ecole 92 | 20/07/2014

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