Parti Pirate

Sphère privée: la révolution est en marche

19/09/2014

Article initialement paru dans le supplément AGEFI de Septembre.

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Le bitcoin va-t-il révolutionner notre époque et notre société? De quelle manière? Le bitcoin, c'est d'abord une technologie, un système de transfert de valeur entièrement distribuée. Il permet à tout individu
connecté à Internet de transférer de la valeur à tout autre individu sur la planète, sans passer par un intermédiaire centralisé comme une banque. La validité de la transaction est garantie par l'ensemble du réseau de manière entièrement transparente.

La force de la technologie bitcoin, c'est qu'elle est issue du monde numérique et fonctionne selon ses propres règles. Notre relation à l’argent va se modifier. Aujourd'hui, on met de l'argent en dépôt dans une banque qui nous impose ses règles. Avec le bitcoin, l'individu conserve le contrôle de ses valeurs et choisit la «banque» bitcoin qui lui proposera les meilleurs services. À tout moment, il peut changer de banque ou même devenir sa propre banque.

À quel dispositif législatif le bitcoin obéit-il, selon les pays?

En Suisse, le Conseil fédéral a tranché: le bitcoin est une valeur patrimoniale et un moyen de paiement. Toute la loi actuelle s'y applique. C'est l’une des décisions les plus sensées au monde. En Californie, une loi a légalisé le bitcoin dans l'État qui accueille la majorité des start-up du domaine. Quelques rares pays ont expressément interdit le bitcoin par peur de perdre le contrôle. La Chine sans l'interdire complètement, défend à ses banques de fournir des services autour du bitcoin. Au fond, la Chine rend service au bitcoin en laissant le soin aux individus de l'appréhender avant que des services à grande échelle ne puissent se développer. Quant aux banques centrales, elles émettent des avis négatifs.
Mais c’est logique. L’un des buts du bitcoin est justement de transférer la création monétaire vers le réseau distribué. Elles sont donc menacées dans leur raison d'être.

Comment éviter les risques de financement du terrorisme et de blanchiment d’argent?

En appliquant les lois actuelles. Le bitcoin est la monnaie la plus transparente qui soit. L’historique de l’ensemble des transactions effectuées dans le monde est publié dans le blockchain ou livre de comptes. Cette transparence attire de nombreux participants, même si certains développeurs cherchent à compenser cette transparence en créant d'autres monnaies telles que le Darkcoin.

Le Conseil fédéral a-t-il raison d’inviter à la prudence lors de l’utilisation du bitcoin?

Oui. De nouveaux risques ont émergé, et même les personnes les plus calées en informatique doivent faire attention. Si hier, la perte d'un disque dur impliquait qu'il faille re-télécharger sa collection de musique, dorénavant elle peut signifier la perte d’une partie de sa fortune. On voit se développer des solutions très pointues répondant à ces risques qui, dès 2015, devraient permettre d'utiliser le
bitcoin en confiance.

Pourquoi placer sa confiance dans le bitcoin plutôt que dans une monnaie bien établie?

Avec le bitcoin, l'émission est prédéfinie. Personne ne peut faire tourner la planche à billet. En outre le bitcoin est mieux adapté à l'économie numérique, puisqu’il en est issu. Si l'on constate environ 3% de fraude sur les achats en ligne avec Visa, avec le bitcoin, la fraude constatée au moment des transferts d'argent entre le client et le commerçant est de 0%. Certes, le risque existe. Toutefois, il ne se situe pas dans le réseau lui-même, mais au niveau des utilisateurs et de leur manque de maîtrise.

Le bitcoin peut-il pallier le manque ponctuel de liquidités dans les pays en crise?

Lors de la crise chypriote, les autorités ont décidé de saisir l'argent sur les comptes. De nombreuses personnes ont transféré leur fortune en bitcoin pour empêcher cette saisie. Son prix a doublé en l'espace d'un mois, et l'Université de Nicosie a été la première à accepter les paiements des frais
de scolarité en bitcoin. Lorsque les banques ukrainiennes ont décidé de fermer leurs guichets, des manifestants ont arboré des codes QR représentant des adresses bitcoins afin de recevoir des donations. Cette apparition du bitcoin en zone de conflit a été une première. Mais si le système
bancaire peut s'arrêter à cause d'une guerre, on se rend compte qu’Internet est l’un des rares services qui fonctionne en zone de conflit. Le bitcoin reste donc utilisable.

La sphère privée sur Internet est-elle une utopie?

Le big data est à la fois fantastique et terrifiant. Fantastique, car les développements potentiels sont inouïs; et terrifiant car il se réalise sans aucune considération pour les individus. Nous sommes devenus des esclaves numériques. Nos données ne nous appartiennent pas, et les réseaux sociaux, qui nous
connectent à nos amis et à notre famille, ont droit de vie ou de mort sur notre personne numérique puisqu’ils peuvent fermer unilatéralement notre compte, sans recours possible, et sans l'intervention d'un juge. Dans le monde de la finance, le big data permet de définir des corrélations inespérées. Telle compagnie de crédit américaine est capable de prédire un divorce avec une fiabilité de 80%, telle autre détecte, en observant un changement de comportement commercial et financier, qu'une femme est enceinte avant même qu'elle ne s’en rende compte. Le risque que ces informations soient utilisées contre nous pour influencer notre vie n'est pas juste possible, il est déjà réel. Même en Suisse, des agences de notations de l'ensemble des individus agissent dans le cadre d'une loi trop laxiste, et influencent leurs achats sans qu'ils le sachent.

La sphère privée telle que nous la connaissons est morte. D'un monde où l'information ne circule pas, nous sommes passés à un monde transparent. La protection de l'individu doit se reconstruire avec ces nouveaux fondamentaux. Dans ce contexte, le bitcoin est une chance. Sa totale transparence nous épargne la lutte, pourtant noble mais perdue d'avance, pour garder le secret bancaire. La monnaie numérique permet aussi d’augmenter la conscience des individus: nous n'avons plus que quelques données personnelles sur notre téléphone ou ordinateur, mais de vraies valeurs. Et demain, nous aurons
même des contrats et des titres de propriété entièrement numériques. Le bitcoin est l’une des clés pour construire la nouvelle identité numérique de l'individu.

Comment renforcer la protection de notre sphère privée numérique?

Il faut commencer par savoir ce que l'on veut protéger. Dans un monde transparent, ce ne sont pas nos données que nous pouvons protéger mais notre personnalité numérique, qui doit disposer d'une véritable construction juridique. Je milite pour la reconnaissance de l'intégrité numérique. Une fois établie, cette intégrité numérique permettra de développer des infractions particulières en termes de violation de la sphère privée. Conserver des données sur une personne, les augmenter et les revendre,
sans que l'individu ne soit au courant ou n’ait donné son accord est une violation grave de l'intégrité numérique. Le concept d'intégrité numérique pourra aussi s'accompagner de droits qui prennent alors tous leurs sens: le droit à une vie numérique, le droit à un accès au réseau, ou le droit à un réseau qui n'altère pas les informations échangées. Tous ces droits permettront de construire l'identité numérique, et de protéger sa sphère privée.

Comment un État peut-il concilier le paradoxe entre assurer la sécurité de ses citoyens et faire respecter leur sphère privée?

Dans le monde numérique, on voit des États et des partis politiques qui se targuent d'une histoire humaniste, et qui en même temps, mettent en place des outils de surveillance totalitaire. Il y a là un aveuglement fantastique que nous retrouvons en Suisse aussi. On veut donner à la police la possibilité d'utiliser des chevaux de Troie contre les individus, sans s’assurer de leur maîtrise de cet outil et de ses dangers. En Suisse, certains affirment même que la mise en place d'outils de collecte préemptive et massive des communications n'est pas de la surveillance généralisée puisque l'accès aux données doit être autorisé par un juge. Au-delà de l'incompréhension, il y a surtout de la peur face à un monde où les individus peuvent se connecter directement les uns aux autres, et où les intermédiaires voient leur rôle se transformer. L'État y compris. La réponse de l'équilibre entre sécurité et vie privée, tient encore
une fois, dans la définition de l'intégrité numérique. Avant de violer quelque chose, autant savoir ce qui va être violé.

Quelles solutions proposez-vous pour assurer l’avenir de la place financière genevoise? Comment le monde informatique peut-il apporter sa pierre à l’édifice?

La place financière genevoise fait face à plusieurs défis. Le premier est de comprendre que la fortune des clients consiste en l’ensemble de leurs données financières. Les plus grands concurrents des gestionnaires de fortune et des banques sont les gestionnaires de données personnelles. Google, Facebook, Twitter, iTunes gèrent les données personnelles à un niveau d'abstraction qui inclut les données financières. Quel sera l'impact lorsque Facebook, fort de son milliard d'utilisateurs, adoptera
une monnaie au sein de son réseau?

Le deuxième défi est celui de la transparence. En acceptant la transparence totale de nouveaux outils tels que le bitcoin, l'industrie financière pourra prendre les devants à la fois sur les services de protection de la sphère privée pour ses clients, mais aussi pour faire évoluer ses compétences qui devront passer par une revalorisation importante des métiers de l'informatique, où l’école doit prendre les devants.

Le troisième défi est celui des modèles économiques. Les technologies de type bitcoins permettent de développer le marché des micro-paiements. Cependant, fournir de tels services implique de gérer de très petites marges avec des volumes considérables. Autre question: qui aura le contrôle effectif des fonds. Avec des crypto-monnaies, chaque individu fera plus confiance au réseau qui sécurise ses transactions qu’à une banque. Celle-ci devra offrir ses services dans un monde bien plus compétitif.

Mais la place financière suisse a aussi un grand atout. Celui d'avoir une législation conçue avec une grande intelligence, même si une plus grande complexité est apparue ces quinze dernières années. Cette législation est ouverte aux changements. Dorénavant, c'est aux esprits de s'ouvrir.

Commentaires

Purée Alexis, cet article est génial! Enfin du consistant et là j'adhère totalement!!

De haut niveau.

Sérieusement, bravo. Si tu permets je le divulgue à ma façon.

Bon travail,
Pilar

Écrit par : Ackermann | 19/09/2014

Excellent texte, excellente description.

Merci (et merci aussi pour l'ATM à la crêperie ;)

Écrit par : Coeurpur | 20/09/2014

"Le 9 février 2011, le bitcoin atteint la parité avec le dollar. En juin 2011, le taux de change dépasse les 31 USD, et redescend sous les 4 USD en décembre. Le 29 novembre 2013, la valeur d'un bitcoin (BTC) dépasse celle de l'once d'or."

Plus spéculatif tu meurs. Les hackers vont se faire un plaisir d'en profiter. De la monnaie de singe.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bitcoin

Écrit par : Johann | 20/09/2014

nos anciens avaient inventé le bas de laine! et je peux vous affirmer que certains cachèrent de jolies petites fortunes dans des endroits forestiers ou jamais personne n'aurait eut l'idée de chercher.
Avant internet les gens savaient se montrer très discrets ce qui ne nos jours est un leurre puisque tout le monde raconte tout à ses Amis Facebook

Écrit par : lovsmeralda | 20/09/2014

C'est une illusion de penser qu'avant les gens étaient discrets: la seconde guerre mondiale n'aurait pas eu lieu :)

C'était pire, les gens dénonçaient!

Aujourd'hui le défi et de ridiculiser certains dogmes finalement. Surtout concernant les arrogants en tout genre, pauvres ou riches.

L'identité numérique est formidable du fait qu'elle met vraiment tout le monde au même niveau. Les ajustements se feront, même s' il y aura probablement beaucoup de désabusés au bout du compte.

A moins que l'intelligence collective ne prenne le dessus.

Cet article est très bien et empreint de modernité.

Pilar Ackermann

Écrit par : Ackermann | 20/09/2014

@Pilar Ackermann désolée mais les gens vivant à la campagne n'étaient pas aussi pipelettes qu'à la ville ou comme sur internet/Facebook comme aujourd'hui
Et pour preuve de leur discrétion et surtout de leur silence beaucoup ont attendu 2000 et des poussières pour raconter leur drame lié à l'enfance ce qui prouve que vous n'avez jamais connu le célèbre Anschluss qui était un art pratiqué par tous y compris les enfants puisque tout le monde mentait à tout le monde pour sauver la face le plus souvent
Mais surtout pour éviter les coups qui pleuvaient de partout à la moindre plainte exprimée que ce soit à l'école ou à la maison et ce en Suisse Romande pas en Afrique ou au pôle nord

Écrit par : lovsmeralda | 20/09/2014

fr.wikipedia.org/wiki/Anschluss
dictionnaire.reverso.net/allemand-francais/Anschluss‎
dictionnaire.reverso.net/allemand-francais/Anschluss‎
fr.wiktionary.org/wiki/Anschluss

J'ai eu le "privilège" de faire la connaissance d'une vieille personne, une femme (je ne ferai pas de nom car comme vous le dites, je ne connais pas l'"anschluss, a miniscule plutôt, et l'ironie est de mise), dans le canton de Vaud, laquelle grâce aux commérages assidus de la population suisse, a pu s'enrichir en trafiquant avec des juifs et polonais en détresse pendant la guerre et qui cherchaient à fuir. Bénédiction de Berne à l'appui. Elle a vécu paisiblement et sans remords et a engendré des antisémites, racistes en tout genre, parmi ses enfants et petits enfants. Vive la discrétion suisse...

Écrit par : Ackermann | 20/09/2014

Fort heureusement, le numérique met souvent tout en lumière, je répète, et facilite largement les échanges lorsque les esprits sont intelligents.

Les autres échanges demeurent inintéressants pour un progrès bénéfique de notre humanité.

Et pour en revenir au Bitcoin, il représente la possibilité pour chaque individu de tenter de faire part du grand jeu de la finance avec plus de transparence..il faut juste s'instruire en termes de techniques informatiques et il est souhaitable que nos enfants et les générations futures maîtrisent de plus en plus les outils de programmation et cryptage,pour peut-être avoir un jour la possibilité de venir à des échanges équilibrés et respectueux de la planète et dans un esprit solidaire pragmatique et responsable. Les temps changent, et très vite. Le vieux paradigmes corporatifs de gestion des ressources fatiguent malgré eux, du moins c'est à souhaiter.

Écrit par : Ackermann | 20/09/2014

@Ackermann ,le numérique facilite les échanges oui mais et qui sont pour la plupart à sens unique.Et ceux qui ont connu les liens Sociaux indestructibles comme ceux tissés entre l'Armée,les Civiles et les petits Commerçants qui ont été durables depuis la premier guerre et ce jusqu'en 1997 ne peuvent pas vous donner entièrement raison
Des liens si forts que même les gosses très jeunes participaient à l'aide en direct auprès de personnes âgées.
Ce qui prouve bien le décalage actuel entre le monde numérique basé sur la vitesse et surtout l'élitisme et qui malheureusement a tendance et ce de plus en plus à débuter dès le berceau.
Car paraitre ne dure pas longtemps c'est pour cette raison que Loréal et d'autres crèèrent des soins biologiques et ce bien avant la naissance des Verts -Bio-Socialistes/rire
Très bon dimanche pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 21/09/2014

Monsieur ou madame X qui savez si bien parler de grandes valeurs patriotiques, qui êtes vous d'abord? Vous profitez du numérique et des réseaux sociaux pour vous déguisez en lovsmeralda! :)

Pour votre info, je suis pour l'armée (Suisse), surtout que ma fille et mon fils en font partie pour être au service d'une population incluant entre autre lovsmeralda! :) Total respect pour eux. Mais il faut bien dire que l'armée a besoin de progrès et d'adaptation à leur génération afin que leur intelligence ne soit pas bafouée. Un exemple de l'utilité des réseaux sociaux et des moyens de communication: un jour mon fils a reçu sur son tel portable une image bien compromettante de la fille (dans l'armée)d'un colonel de notre armée, une image qui a circuler dans quasiment toutes les casernes comme un virus, je ne parlerai pas des détails. Eh bien voilà, le "pauvre" colonel a dû démissioné sur le champ et la première question que je me suis posée est: qu'elle éducation cette pauvre fille a-t-elle reçue pour se donner ainsi en pâture?? J'ai personnellement beaucoup d'empathie pour cette vitesse d'information et ces victimes du réseaux qui nous montrent enfin les vérités cachées et qui nous donnent la possibilité de mettre à la lumière toute une série de problèmes à régler. Mon fils ne s'est pas moqué de cette fille et de son père, il a trouvé bien triste. C'est un garçon très bien élevé. Quant à ma fille, qui connait la difficulté extrême de s'adapter au monde des "hommes" dans l'armée, à pensé qu'il y avait beaucoup de travail à faire et surtout en termes de faire prendre conscience aux jeunes femmes du respect.

Ma grand mère, qui a vécu trois guerres, grande guerre, guerre civile espagnole et seconde guerre mondiale, disait toujours que le jour ou' les femmes font les même conneries que les hommes, c'est la fin. Les réseaux sociaux sont intéressants dans la mesure ou' ils mettent en exergue ce qui a toujours existé. A une autre époque, les saletés étaient "cachées" comme vous dites si bien! Dans mon village, je connais un bon vieux vaudois, bien attaché àses valeurs d'antan et respecté par le village, qui a abusé de sa fille depuis qu'elle avait 7 ans. Et vous savez comment je l'ai appris? par le réseau social! Une vie détruite et salie et encore obligée de supporter le regard des autres qui savent mais se taisent...En ce qui me concerne la vitesse d'information est tout juste fantastique et je souhaite qu'elle amène les prémisses d'une nouvelle société basée sur le respect.

Vous parlez d'élitisme?? de paraître?? Expliquez vous mieux et à visage ouvert. Certes les lâches ne sont pas confortable avec la vitesse d'information :)

Dois-je comprendre que vous me connaissez et que vous insinuez que j'ai besoin de Loréal pour mon image ? Je choisis aisément de rester "moche" et "vieille" pour des personnes archaïques et arrogantes, qui ne voient que leur espace confiné avec toutes les turpitudes que cela implique :). Et les produits Nestlé ou Loréal ne m'ont jamais intéressé outre mesure...Mauvais dimanche à vous malgré moi, car vous êtes obligé d'utiliser un réseau social et que vous allez devoir peut-être faire l'effort d'utiliser votre intelligence ;)

Écrit par : Ackermann | 21/09/2014

Quelle insolence et donc un impossible dialogue. Pauvre avenir!
Un bon dimanche bien pluvieux et une belle semaine ensoleillée.

Écrit par : Corélande | 21/09/2014

L'avenir est le passé et le présent. Il faut bien répondre aux attaques injustifiées et aux élucubrations de gens qui se cachent derrière le numérique qu'ils critiquent ;)

Enfin, on fait ce qui est en notre pouvoir et c'est valable pour tout un chacun. Personnellement, je n'insulte personne. D'autres ont des moyens plus pervers de dénigrer et sans raison et se cachent!

Le dialogue est possible, surtout au travers de l'Anschluss"!! Parait-il....:(

Écrit par : Ackermann | 21/09/2014

"Et pour en revenir au Bitcoin, il représente la possibilité pour chaque individu de tenter de faire part du grand jeu de la finance avec plus de transparence."

Quelle transparence? Une "monnaie" qui joue au yoyo, c'est-à-dire hautement spéculative, avec un processus de création qui ne correspond à rien de réel, qui n'est basé que sur la fantaisie de son créateur. On est dans un jeu, oui, un jeu de hasard. Où comme au casino ceux qui n'ont pas la possibilité de suivre se feront ratiboiser. "Chaque individu" dites-vous, alors que les trois-quarts de l'humanité voire davantage n'ont pas accès à cette monnaie de singe. Et c'est tant mieux. Quant à la transparence, c'est aussi une illusion: attendez seulement que les hackers s'intéressent véritablement à ce système. N'"investisssent" dans le bitcon que ceux qui ont de l'argent superflu ou qui sont inconscients.

Écrit par : Johann | 21/09/2014

@Johann il est vrai qu'en lisant le nom Acker-mann il y a de quoi se méfier des Hackers

Écrit par : lovsmeralda | 21/09/2014

Pilar Ackermann je vous rassure on ne se connait pas mais étant pluridisciplinaire il est vrai comme tous ceux qui me ressemble que j'ai quelques atouts comme par exemple tout avoir en mémoire non virtuelle ,adresses,numéros de téléphones .années ,lieux ,dates bref ce qui aide à gagner du temps plutôt que polluer l'environnement avec un ordinateur
Vu mon âge ,le numérique ne me passionne guère plus que le premier poste TV que je me suis payé à 22 ans ayant préféré m'atteler à d'autres priorités beaucoup plus importantes
Les enfants des petits commerçants étaient préparés très jeunes pour voler au secours des autres.Comme écouter les gens qui nous confièrent des secrets lesquels ne seront jamais divulgués il va de soi ,foi de Scoute
Et je tiens à vous signaler aussi que je ne vous attaquais c'était une simple mise au point
Quand à une Armée Informatisée ceci ne me regarde en rien car j'ai d'autres chats à fouetter !
Il est vrai aussi qu'en ayant été formés par le Régiment 8 de l'Infanterie on a des réactions qui peuvent surprendre mais grâce à tous ces hommes on aura appris très vite à savoir ce qui est nécessaire pour notre survie de ce qui ne l'est pas et surtout ne pas gober toutes les couleuvres des médias
très belle soirée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 21/09/2014

Très bien, nous avons des points communs: l'esprit de survie, l'âge probablement et le 8, je suis née un 8 :)

C'est déjà pas mal pour communiquer, même au travers du numérique que vous semblez apprécier tout de même! :)

Excellente soirée à vous aussi!

Écrit par : Ackermann | 21/09/2014

Johann, vos questions sont justifiées. Mais elle ne doivent pas être un moyen de ne pas tenter de comprendre le phénomène.

- Transparence: toutes les transactions sont transparentes. Pour preuve, voici le compte de l'association Suisse du Bitcoin https://blockchain.info/address/1FiroDvTrXmU8P8KpPqEVTo5byaVkg9X9o . Chaque transaction y est notée, avec la date, l'heure et l'origine des fonds. Pire! Vous pouvez retracer l'historique de chaque bitcoin utilisé depuis sa fabrication. Essayez de reconstruire l'historique d'un billet de banque en cherchant à quel moment il a changé de main.

- Volatile? oui elle est volatile. Car le marché passe par de gros changements. De nombreux acteurs y sont rentrés, le volume de transaction augmente rapidement, et les investissements aux USA ont déjà dépassé ceux de la bulle internet en 1995. Donc oui le prix bouge. Mais regardez le prix de l'or depuis 10 ans, le bitcoin n'a rien à envier de la volatilité de l'or.

- Un processus de création qui ne correspond a rien de réel: là c'est clairement faux. Chaque nouveau bitcoin est en réalité un paiement effectué a des ordinateurs qui passent leur temps à vérifier que l'ensemble des transactions se sont déroulés correctement. La création du bitcoin se fait contre une preuve de travail, et ce travail est la sécurisation du réseau.

Écrit par : Alexis Roussel | 21/09/2014

@ Lovesmeralda j'abonde dans votre sens, vos commentaires sont toujours empreints de justesse et de vérité.
Belle fin de journée à vous.

@ Pilar Ackermann : ML représente les initiales de mon prénom, je le précise pour éviter d'être accusée de me "cacher" derrière un soi-disant pseudo.

Écrit par : ML | 21/09/2014

Cela ne dit toujours pas qui vous êtes, donc vous êtes "cachés" à plusieur(e)s :)

Et je n'accuse personne, beaucoup de personnes se dévoilent en étant cachées :) ce qui entrave le fair play, en plus de contradictions.

Le but premier de vrais politiciens, c'est de défendre, en informant, les intérêts des citoyens, sociaux, économiques et de sécurité dans un monde en mutation rapide.

Informer sur le Bitcoin en fait partie, en dehors que l'on adopte ou pas.

Écrit par : Ackermann | 21/09/2014

L'Or et l'Argent ont toujours été les meilleurs avant que le système ne s'écroule s'écroule.
Lovsmeralda, vous ne dites pas que les bas de laine c'était de l'Or, de l'Argent et de la monnaie papier, mieux vaut le préciser pour les croyants.
Le Bitcoin est le machin des crapules de tous genres, seuls les initiés le savent: un homme averti en vaut deux.....

http://www.lecontrarien.com/

"Concernant les bitcoins, leur valorisation est égale à la masse monétaire du Guatemala. C’est à la fois peu au niveau mondial mais énorme pour une monnaie purement virtuelle, ne reposant sur rien, et encore moins sur une création de richesse.

Je reste encore et toujours négatif sur le bitcoin. Amusez-vous avec si vous le souhaitez, mais ne le considérez pas comme un produit de placement."

Charles SANNAT

Écrit par : Pierre NOËL | 21/09/2014

Précision, le mot "crapule" ne concerne pas l'auteur du sujet du blog.

Écrit par : Pierre NOËL | 21/09/2014

"une monnaie purement virtuelle, ne reposant sur rien, et encore moins sur une création de richesse" vous parlez du dollar?

Écrit par : Alexis Roussel | 21/09/2014

" Mais elle ne doivent pas être un moyen de ne pas tenter de comprendre le phénomène."

Je crois au contraire l'avoir très bien compris.


"- Transparence: toutes les transactions sont transparentes. Pour preuve, voici le compte de l'association Suisse du Bitcoin https://blockchain.info/address/1FiroDvTrXmU8P8KpPqEVTo5byaVkg9X9o ."

Vous appelez cela de la transparence? J'appelle cela de la dissimulation derrière des codes dont vous ne savez rien.


"Vous pouvez retracer l'historique de chaque bitcoin utilisé depuis sa fabrication."

L'historique des codes, comme c'est intéressant.


"Essayez de reconstruire l'historique d'un billet de banque en cherchant à quel moment il a changé de main."

Bien heureusement! Le droit à l'oubli, vous connaissez? Vous voulez donc que tout ce qu'achète un individu soit traçable, consultable à tout moment... Bienvenue dans le meilleur des mondes de 1984!

"les investissements aux USA ont déjà dépassé ceux de la bulle internet en 1995."

Les requins sont toujours à l'affut pour se faire le maximum de fric. Au détriment de qui?

"Donc oui le prix bouge. Mais regardez le prix de l'or depuis 10 ans, le bitcoin n'a rien à envier de la volatilité de l'or."

Vous plaisantez?
Parce que c'est faux! Entièrement faux. Comparons honnêtement:

Bitcoin:

9 février 2011, 1 USD
juin 2011, 31 USD
décembre 2011, 4 USD
29 novembre 2013, > 1500 USD

En moins de 2 ans la valeur d'un bitcon a été multipliée par plus de 1500 fois.

Kg d'or:

7 février 2011, 42384 CHF
29 juin 2011, 40807 CHF
23 décembre 2011, 48588 CHF
29 novembre 2013, 36428 CHF

Depuis 10 ans, le cours de l'or a été multiplié par 4 au maximum. Si l'on prend un période plus grande la multiplication tombe à un facteur 2. Rien à voir avec une multiplication de plus de 1500 sur moins de 2 ans. Restons sérieux.

"According to Mark T. Williams of Boston University, the volatility of bitcoin is over seven times that of gold and over eight times that of the S&P 500."

http://en.wikipedia.org/wiki/Bitcoin#Price_and_volatility

Citez-moi un seul bien matériel dont la valeur ait été ainsi multipliée en si peu de temps. C'est le paradis pour les spéculateurs.


"- Un processus de création qui ne correspond a rien de réel: là c'est clairement faux. Chaque nouveau bitcoin est en réalité un paiement effectué a des ordinateurs qui passent leur temps à vérifier que l'ensemble des transactions se sont déroulés correctement. La création du bitcoin se fait contre une preuve de travail, et ce travail est la sécurisation du réseau."

Non, vous confondez transaction et travail, transaction et création de richesses. Je peux même envisager d'effectuer des transactions entre moi-même et un double virtuel.

La meilleure preuve que c'est du vent et que cela ne repose sur rien est qu'il est prévu de limiter leur création à 21 millions avec un rythme de production prévu à l'avance.

Quant aux hackers, ils vous saluent bien et vous remercient.

Écrit par : Johann | 21/09/2014

Ah, attention avec les prix en Francs Suisse, le bitcoin est noté en USD, comparons ce qui est comparable:
je regarde cette courbe: https://www.bullionvault.com/gold-price-chart.do

en 2000: le plus bas niveau est à 8200 USD
en 2011: le pic est à 59.000
soit 7x

Donc rien a envier pour une monnaie qui existe depuis quelques années face à l'or qui a une histoire bien plus longue.

Et pour la transparence, il faut savoir. Vous accuser le bitcoin d'être non-transparent, et des que je vous montre le contraire, vous vous réjouissez du fait que les billets sont moins transparent.

Le plus simple, je vous propose de venir faire un tour à la prochaine rencontre de l'association suisse du bitcoin. Vous pourrez assister à de veritables transactions en bitcoin, et poser toutes les questions/critiques que vous souhaitez. Les personnes présentes seront ravies de vous répondre.

Ensuite je serai ravi d'avoir votre retour.

Écrit par : Alexis Roussel | 21/09/2014

"Donc rien a envier pour une monnaie qui existe depuis quelques années face à l'or qui a une histoire bien plus longue."

Là, désolé, mais c'est de la mauvaise foi. D'abord vous prenez les valeurs extrêmes aux dates qui vous arrangent. Pourquoi pas il y a environ 30 ans quand le kg valait autour de 20000 CHF. Ensuite ce qui est comparé ce sont des variations et dans ce cas peu importe la monnaie de référence. Et si je prends les valeurs extrêmes du bitcon, nous avons 0.30 USD comme base. Soit une variation cette fois de plus de 4500 fois et je ne parle même pas des hauts et des bas sur des périodes de quelques mois, voire semaines. Et vous dites rien à envier? C'est tout simplement ridicule. D'autant plus que quand on achète de l'or au kg, on a qqch dans les mains. Et que l'or est une valeur refuge justement parce que c'est un métal, qqch de réel, contrairement au bitcon qui n'est que virtuel. L'or peut éventuellement servir à d'autres usages. Le bitcon ne sert à rien, c'est du vide.

Du moment que tout est crypté, il n'y a pas de transparence dans un premier temps. Sauf pour ceux qui pourraient casser les codes et remonter aux utilisateurs. Du moment que tout est enregistré, stocké, il y a danger. La transparence est un argument que vous utilisez vous. Pas moi.

Désolé, mais je décline votre offre. Aucun intérêt pour les sectes. Car votre monnaie de singe ne pourra jamais intéresser qu'une minorité de fanatiques et de spéculateurs qui ne savent pas quoi faire de leur argent sinon essayer de le multiplier.

Il y a sur ce lien des informations que vous vous gardez bien de faire connaître:

Bitcoin's problems are much worse than you thought

http://www.latimes.com/business/hiltzik/la-fi-mh-bitcoins-problems-20140209-story.html

Écrit par : Johann | 21/09/2014

Et je pense qu'il faut porter ces informations à la connaissance de vos lecteurs:

http://www.antipope.org/charlie/blog-static/2013/12/why-i-want-bitcoin-to-die-in-a.html

En effet, pourquoi ne nous parle-t-on pas des motifs politiques qui se cachent derrière? On nous prend visiblement pour des naïfs.

Écrit par : Johann | 21/09/2014

Et j'ajouterai pour terminer aujourd'hui qu'on ne connaît pas le ou les auteurs du programme permettant la production et l'usage des bitcons, ni ses ou leurs intentions. Transparence? LOL! Il y a encore des bisounours prêts à croire au contes de fée.

Écrit par : Johann | 21/09/2014

Mais selon vous alors, qu'elle est la différence de poids entre le Bitcoin et la création de monnaie virtuelle par les banques depuis que l'informatique est utilisée par les banques. Hackers bien rémunérés à l'appui :)

C'est clair que pour les banques,BNS incluse :) qu'il ne faut pas que le citoyen lambda arrive à créer sa propre monnaie, et j'aime l'image que vous donnez "je peux même envisager d'effectuer des transactions entre moi-même et un double virtuel".

1984 oui, si une mamie comme je le suis arrive avant de trépasser à créer sa propre banque avec un serveur et une bonne dose de marketing charismatique...je ne dirai pas non à un Pilarcoin ;). Du moment ou' je trouve celui qui me fait démarrer avec l'achat de sa production de matière première ou de biens consommables. Par exemple, je trouve un privé qui a une source d'eau potable dans son terrain et lui propose de la mettre en bouteille et le tour est joué! Ou dis-je des bêtises?

Écrit par : Ackermann | 21/09/2014

Désolé de vous décevoir, la majorité des outils que vous utilisez, si ce n'est pour écrire ici, ou utiliser votre téléphone et votre ordinateur ont été développé par des communautés d'informaticiens dont on ne connaît pas forcement ni leur nom, ni leur intentions. On appelle cela le développement opensource.

Écrit par : Alexis Roussel | 21/09/2014

Et opensource devrait bien s'accomoder avec une source d'eau potable! :)

Écrit par : Ackermann | 21/09/2014

Incroyable comme ça "troll" des que quelqu'un aborde un sujet intéressant et expliqué avec intelligence dans son blog.

@ Johann: créez donc votre propre blog, vous pourriez le nommer: bitcoin, pas bon, pas bon, j'aime pas. Donc vous refusez une invitation afin de vous permettre de mieux comprendre le sujet par vous meme, autrement que par les article des autre et wikipedia. (soupir)

Écrit par : Steve Roeck | 22/09/2014

On peu ajouter également d'autres métaux précieux et les diamants, ou les investissements sont garantis, mais comme l'Or et l'Argent, il ne faut pas passer parles banques elles ont les pouvoirs de les chyprioriser au même titre que les comptes bancaires et les épargnes..

Écrit par : Pierre NOËL | 22/09/2014

".....ont les pouvoirs de les "chypriotiser" je pense que c'est le bon terme"

Milles et une excuses.

Écrit par : Pierre NOËL | 22/09/2014

Excellent article, excellente description.

Écrit par : franckfaveur | 27/09/2014

bravo pour votre engagement, de tout cœur avec vous.

Écrit par : amar | 28/09/2014

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