Parti Pirate

les faits divers sont avant tout des tragédies humaines

14/11/2013

Mercredi 13 novembre 2013, le Parlement des Jeunes Genevois organisait un débat entre jeunes et politiciens. Le terrible accident de la rue de Lyon, ayant causé la mort d'une personne et grièvement blessé 4 autres personnes, s'est déroulé sous leurs yeux.

L'ensemble des personnes présentes au Parlement des Jeunes ont souhaité exprimer leur ressenti face à ce drame.

Nous avons écrit le texte suivant:

Nos pensées vont tout d'abord aux victimes et à leurs proches. Aucun mot ne sera jamais suffisamment fort pour décrire leur douleur, ni la soulager. Nous tous, signataires, ne pouvons que dénoncer l'injustice de la vie dont nous avons été brutalement témoins et l'irresponsabilité des auteurs.

Nous tenons à saluer l'intervention des secours et de la police qui, dans une situation si critique, ont su aussi gérer humainement l'ensemble des témoins pour qui la blessure n'est pas moins grande. Les sentiments nous traversant tous sont multiples. La colère, le sentiment d'impuissance, l'idée de vengeance, la fatalité, le dégoût, l'incompréhension sont des sentiments partagés par toutes les victimes, tous les témoins de catastrophes.

Mais cet événement souligne le contraste saisissant d'une jeunesse engagée qui cherche d'un côté à construire la démocratie de demain face à l'inconscience d'autres jeunes qui, au mépris de la vie d'autrui, la détruisent de l'autre côté au volant de leurs puissants bolides. Et pourtant, il a un point commun entre les chauffards, les victimes, les proches et plus largement tous les témoins de cette tragédie: ils seront tous marqués à vie par cet accident.

Nous, jeunes et moins jeunes, présents ce soir sur les lieux alors que nous nous débattions pour faire vivre notre démocratie, nous nous engageons à garder ce drame en mémoire. Il restera pour nous une leçon de vie, de citoyen et de citoyenne. Nous nous trouvons renforcés dans nos convictions qu'une société démocratique active, qui sait tisser des liens entre les individus, est la plus à même à prévenir et gérer de tels évènements.

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Valentin

Gaëtan

Ilias

Alexandre

Victor

Alexis

Jeremy

Segen

Glenn

Alia

Nicolas

Lucie

Actualité espionnage: Le Conseil Fédéral se protège?

27/10/2013

Drôle, le Conseil Fédéral veut s'équiper d'un matériel anti-écoute...

Pour écouter la population suisse, dans le cadre de la LSCPT, il s'équipe auprès d'une société américano-israélienne. Pourtant en ces temps, la confiance envers de telles sociétés est sacrément ébranlée. Pour se protéger à qui fera-t-il appel? Une bonne société suisse obligée de travailler avec des réseaux de téléphone construits avec du matériel (cisco, huawei, alcatel, nokia) troué par conception?

Il devrait plutôt s'occuper de comment renouveler la loi sur la protection des données afin de la rendre efficace et monter le niveau de conscience, d'exigence quant à la nécessaire protection des citoyens!

Espionnage des dirigeants et le peuple dans tout ça?

25/10/2013

obamaMerkel.jpgImaginez la scène: Angela Merkel appelant Barack Obama pour lui dire : « mais pourquoi tu as mis mon téléphone sur écoute? ». La scène est digne d'un mauvais vaudeville. Tant que les Américains et les Anglais surveillaient la population allemande, cela ne posait pas de problème à Angela Merkel. Mais savoir que son intimité personnelle a été violée la choque au point d'appeler son homologue: « entre amis on ne s'espionne pas? ». Cela montre qu'un dirigeant, pourtant ayant vécu en Allemagne de l'Est avec une des polices politiques les plus intrusives, n'a aucune notion de l'impact réel sur la population d'une telle surveillance.

Et pourtant elle a été prévenue. Les révélations Snowden, impressionantes par leur densité, ne sont pas si surprenantes pour certains milieux autorisés.

Et pourtant on lui a donné les bons outils. En juillet 2013, le préposé à la protection des données en Allemagne demandait à Angela Merkel de mettre un arrêt au «Safe Harbor» (l'accord d'échange de données personnelles entre les USA et l'Europe). Le 23 octobre, le parlement Européen recommande aux autorités de suspendre l'accord Swift (d'échange de données financières avec les USA) après avoir eu vent que les Américains se seraient infiltrés dans la base de données. Mais au moins, il semblerait que les gouvernants européens commencent à être agacés par la situation, tout en continuant à développer leurs propres programmes de surveillance.

Et en Suisse?

Apparemment notre président ne fait pas partie des 35 chefs d'État mis sur écoute. Cela n'a pas l'air de le toucher particulièrement.

Et pourtant il a été prévenu. Lorsque l'affaire Snowden éclate, au lieu de s'inquiéter des répercussions des révélations en Suisse, notre président se lance dans une enquête sur les activités criminelles de Snowden en Suisse. Nous étions le seul Parti Pirate de la planète à NE PAS demander l'asile politique pour Snowden, pour justement assurer sa propre protection.

Et pourtant, nous lui avons donné les outils. En juin 2013, j'ai écrit au préposé fédéral pour lui demander de revoir l'exportation de nos données vers les USA. Face au refus, j'ai soumis la même demande à Ueli Maurer.

Nous sommes un des rares partis en Suisse à avoir lancé le référendum contre FATCA. Comme dans l'accord Swift, il y est question d'échange automatique de données personnelles. Mais pouvons-nous faire confiance aujourd'hui aux USA quant à l'utilisation qu'ils vont faire de nos données? Non.

Nous sommes dans l'ère de l'information, du Big Data. En face de nous, un pays nous pille nos données. Ces données valent des milliards. Le manque d'intérêt ou de courage de nos autorités nous montre surtout qu'elles n'ont aucune conscience du monde dans lequel nous entrons.

Vous voulez agir?

Demandez au Préposé fédéral pourquoi il ne remet pas en cause le Safe Harbor avec les USA alors que la confiance est rompue. 

Signez le référendum contre FATCA.